La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 Chambre commune des femmes

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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Chambre commune des femmes   Sam 24 Fév à 19:24

Elyse, l'une des nouvelles suivantes de la Dame Bérénice, pénétra dans la salle des dames, en tenait par la main la belle et pâle Ophélia.
Elle ne semblait guère dans un meilleur état qu'hier (voir sujet dans la chambre de Dame Bérénice). Son précieux regard couleur de la couleur de la pierre d'émeraude demeurait vague et absent, comme si la belle veuve ne venait point de ce monde. Sa chevelure de diablesse tombait en cascade sur ses épaules et dans son dos, encadrant un magnifique visage ovale à la peau aussi blanche que neige.

Élysa sourit timidement à l'assemblée de femme déjà installée pour la soirée qui s'annonçait.
S'avançant vers une chaise, elle trébucha dans le bas de sa jupe et devint d'avantage rouge. Elle se rattrapa de justesse en s'accrochant au bras de la fantomatique fille de comte, sa belle-soeur. Elle la guida jusqu'à un siège, où elle l'aida à s'asseoir.

Ophélia étira en un charmant sourire ses lèvres délicieuses, qui ne demandaient qu'à être embrassées par un prince charmant désireux de la délivrer d'un maléfice. Elle observa les dames une à une, sans qu'un mot n'effleure sa bouche.

Élysa lui donna son travail de point, posé sur une table non loin de la chemin. où brûlait un feu.
Ophélia le prit avec délicatesse, comme s'il s'agissait de quelque chose de terriblement précieux.
Elle continua son oeuvre, qui constituait à broder un mouchoir d'un blanc immaculée. La comtesse d'outre-mer brodait des fleurs, qui devaient former le nom de quelqu'un. Malheureusement, les lettres n'apparaissaient pas encore clairement.
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Sire Lau
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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Dim 25 Fév à 7:42

À la demande de la charmante demoiselle Élyse, le ténébreux Laurent vint en la compagnie des Dames, prêt à intervenir si la Dame Ophélia se décidait à jouer à faire l'oiseau dans les douves qui entouraient le château de Camelot.
Il entra dans la chaude pièce un instant après leur arrivé et toisa le groupe féminin qui le dévisagèrent. Qu'avaient-elles? N'avaient-elles donc jamais vu un homme s'asseoir en leur compagnie?
Puis, son attention se dirigea sur la belle Ophélia, pâle et fragile. Certe, il la trouvait très certainement magnifique, d'avantage que nombre d'autres femmes. Mais comme toutes les autres, il n'en était pas pour le moindre du monde interessé.
Ce qui captait son attention et qui l'avait convaincu à venir ce soir, c'était non seulement par devoir, mais aussi par curiosité.
Laurent était avide de connaître le mal de cette Dame...


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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Dim 25 Fév à 18:15

Élyse remarqua le regard que le chevalier portait à sa soeur bien-aimée. Son coeur, si bon et si dévoué, se ressera. Qu'avait-il à regarder ainsi Ophélia? Il la jugeait comme une folle, alors qu'elle ne l'était pas.
Était-ce souffrir de cette malédiction que de souffrir?
Non, elle ne le permetterait pas! Personne n'avait le droit de juger une personne qui était différente d'eux!
Et pour déstabiliser ces gens, elle leur montrerait le talent de la pâle Ophélia.

- Dame Ophélia, dit-elle avec un sourire qui se voulait le plus charmant du monde. Vous, si talentueuse, ne désireriez-vous pas nous jouer un morceau? J'ai emmené votre harpe...

Ophélia leva son regard de son travail et lui rendit son sourire. Au contraire de celui de la soeur de son défunt époux, cette expression ordinairement si charmante faisait peur à voir.
Elle se leva, doucement, transportée par un songe qui leur était étranger. Elle glissa jusqu'au mur où était appuyé son instrument de prédilection et s'en saisit avec toute la délicatesse du monde. Elle revint ensuite à sa place, où elle accorda sa harpe.

Puis, avec une grâce inée, ses doigts parcourirent les cordes du mystérieux instrument.
Un son libre et naturel plongea l'assistance dans une perplexité non dissimulée. Ceux qui avait déjà entendue les oeuvres de la belle Dame n'étaient pas habitués à ce genre si doux et si... piqué!
Ceux qui ne l'avait jamais entendu devait trouvé la mélodie peu commune.





La flamme de la sagesse.

Dirigeant, pas servant d'un trône.

Loin sous le soleil,

Loin sous la surface consciente dans laquelle il demeure.

N'ayant confiance en rien, guidant l'aveugle.

Contemple le porteur de ténèbres,

Celui qui apporte la lumière.

Avec une couronne de péchés,

Des yeux illuminés.

Dirigeant, pas servant d'un trône.
Seulement là où les ténèbres règnent
Tu as besoin d'une flamme comme guide.
Contemple le détenteur de la flamme,
La flamme de la sagesse.
Dirigeant, pas servant d'un trône.
Loin sous le soleil,
Loin sous la surface consciente dans laquelle il demeure.
N'ayant confiance en rien, guidant l'aveugle.
Contemple le porteur de ténèbres,
Celui qui apporte la lumière.
Dirigeant, pas servant d'un trône.
Avec une couronne de péchés,
Des yeux illuminés.
Détenteur de la lumière dans un monde d'aveugles.
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Sire Lau
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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Lun 26 Fév à 5:48

Sire Laurent écouta, boulversé, la triste voix de la dame. Il fut tout d'abord charmé par sa voix, puis, par ses longs doigts fins qui parcouraient avec aise les cordes de son merveilleux instrument.
Le sens des paroles lui échapèrent cependant, mais il compris non sans difficulté qu'elles étaient lourdes de sens.

Son attention se porta ensuite sur le précieux regard de la Dame. Il en fut saisit, puis touché. Il y lisit non pas de la folie, mais une profonde douleur, que nul n'était parvenu à éteindre. Saisit de compassion, il lui prit l'envie d'être celui qui y parviendrait et qui redonnerait un véritable sourire à ce visage si parfait.

Il en était certain désormais. Cette femme n'était pas une femme ordinaire. Chez les chrétiens, on l'aurait qualifié d' ''ange'' descendu du ''ciel'', pourtant toute la douleur du monde et l'exprimant avec amour et mystère au peuple.

Lorsqu'elle eut terminé, il prit la parole.

Je vous félicite, Dame Ophélia. Vous m'avez envouté! Je vois que vous avez recouvrez un peu plus de lucidité depuis hier au soir et aurait aimé vous demandez un service...
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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Lun 26 Fév à 14:17

Élyse gouta une bien amère victoire. Depuis que la belle Ophélia était entrée dans sa vie, elle était devenue son modèle. De quelques années son ainé, elle l'avait toujours secrètement admirée.
Et d'avantage encore de demeurer fidèle à son mariage on consumé, à son ami bien-aimé.

L'attention dont l'entourait le chevalier l'ébranla et elle commenca à ce moment à regretter de lui avoir demandé de venir.

Puis... une idée horrible lui traversa l'esprit. Tout ce que touchait Ophélia tombait littéralement sous son charme. Était-elle une sorcière? Usait-elle de charme impie? Était-elle l'une de ses fausses chrétiennes? Une hérétique!


Ophélia cligna des yeux, ne sachant pas à quoi rimait le jeu de Sire Laurent. Poursuivant son rôle, elle lui sourit comme une enfant sourrirait.

Bien sûr messire! Demandez...
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Sire Lau
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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Lun 26 Fév à 19:00

Sire Laurent parrut satisfait de la réponse de sa Dame.

- Vous souvenez-vous de Sire Lancelot? C'est ce brave chevalier qui vous a porté secours hier au soir, alors que vous étiez en détresse...
Cet homme a maintenant besoin que vous lui veniez en aide. Après votre départ, Sire Lancelot a été accusé d'avoir voulut profiter du corps de son Altesse des Orcades... la princesse Élizabeht, la fiancée du prince Mordred.
Cependant...

Il baissa le ton, afin de ne pas être entendu et se pencha près d'Ophélia

(voir mp)



Puis, il remit une distance convenable entre eux.

- Lui viendrez-vous en aide? Lui qui jamais n'a commis de crime contre la couronne?
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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Lun 26 Fév à 19:12

À l'évocation du nom du prince Mordred et de ses fiancailles avec une princesse. Ophélia blêmit d'avantage. Elle sentit tout son être s'écroulé et le monde lui parut à nouveau irréel.
Transportée par cette nouvelle flamme, la folie commençait à peine à se déloger de son esprit épuisé.
Mordred était donc un félon! Vil traître! Il était fiancé... à une princesse... Et il lui avait laissé croire...
À quelle souffrance! S'en était trop! Qu'avait-elle donc fait aux souverains des cieux pour qu'Il la méprise ainsi, en la privant de l'amour qu'elle convoitait tant! Tout d'abord son époux, qu'elle avait à peine connu... et maintenant... le neveu du roi!

Elle écouta d'une oreille distraite les propos de Sire Laurent, bien qu'en comprenant le sens. Cette seule chose hantait ses pensées: Vengeance! Vengeance! Et il résonnait, tel un cri, en son fort interrieur.
La douce et pâle Ophélia, ce fantôme, cette illusion était désormais débordante de rage. Elle ne s'en cacha pas. Son être ne résonnerait qu'avec celui de la terre... et tout le monde entendrait ses propos! Qu'il la craigne, cette folle! Qu'il la méprise ou qu'il l'admire!
Elle se vengerait... elle se vangerait de son amour à nouveau perdu.
Mordred allait payer...

- Je suis outré d'entendre de tels propos messire!
Si Sire Lancelot dit vrai, cette princesse ne vaut guère mieux que les vers qui rongent le corps des cadavres.
Dans le cas contraire, je suis profondément blessé que celui à qui je dois ma vie, soit un homme de si peu de manières et de si petitesse d'esprit.
J'accepte de témoigner en sa faveur.
Que mes paroles soient Vérité. Que Dieu nous viennent en aide.
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Sire Lau
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MessageSujet: Re: Chambre commune des femmes   Mar 27 Fév à 4:46

Sire Laurent avait bien remarqué les réactions de la belle et ne s'en offusqua guère. Il fit mine de ne pas avoir vu (ah! comme il était bon dans ce jeu) et sourit à Ophélia.

En ces termes, nous sommes d'accord. J'en suis heureux, belle dame.
Me laisserez-vous vous louanger, désormais?
Car votre grâce et votre bon sens me sidère.
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