La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 Dîner de Cour

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Morgane
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 8 Juin à 16:33

Morgane avait regardé son frère les yeux brillants, un petit sourire se dessinait sur ses lèvres, SON tournoi allait avoir lieu. Elle allait enfin connaitre la joie qu'on se batte pour elle, assurément le sieur Bedivere avait toutes ses chances dans ce tournoi, de même que Gauvain. Elle espérait qu'Arthur ne combatte pas, pour ne pas se blesser et pour ne pas honorer la Reyne. Pour rien au monde Morgane ne supporterait de voir les couleurs de Guenièvre flotter au bras du vainqueur. La jeune princesse se tourna vers Bedivere

Partez vous confiant pour ce tournoi ? Vous vous mesurerez a de certes forts valeureux chevaliers...
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Sir Bedivere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 8 Juin à 17:50

Bedivere parut deconcerté par la question.

"Et bien....je ne sais pas ma dame,j'ai combattu de nombreux adversaires et comme mon pére avait pour habitude de rire que l'on trouve toujours plus fort que soit.J'espere que pour ce tournoi cela ne ser pas le cas.
Je vous promet de faire de mon mieux pour gagner ce tournoi pour vous,si vous voulez vous pourez verifier vous meme mes capacités."


Il se racla la gorge pour lui parler et se tourna un peu plus vers elle.

"Si le roi ne fait pas de conseil je passerai le temps qui me separe du tournoi à m'entrainer pour vous honorer"
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Morgane
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 8 Juin à 21:07

Morgane rit, décidement il était charmant

Mais ce sont nos deux honneurs qui seront en jeu Wink
Je serais la première a me féliciter de votre résultat quel qu'il soit !
C'est votre bravoure et votre volontée qui vous honorent Embarassed
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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 9 Juin à 22:21

Suite de Terre d'exil, terre d'asile

Après sa rencontre quelque peu électrique et tendue avec Loagan, Lancelot, sur les indications du palfrenier royal, avait pris le chemin de la salle de banquet.
Mais, contrairement à ce qu'il affirmait hautement, Lancelot ne se souvenait pas si bien que ça de la disposition des lieux.
Certes il avait une bonne excuse, les grands héros ont toujours une excuse Razz : à l'époque où il était parti, Camelot était encore en travaux et les magnifiques tentures qui ornaient désormais les murs des couloirs du château n'existaient tout bonnement pas.
Voilà de quoi perturber le meilleur sens de l'orientation...

Ainsi, Lancelot tourna pendant au moins une demi heure dans le château sans trouver le chemin de la salle de banquet. Il passa trois fois devant la salle de la table ronde, deux fois devant la salle du trône, monta et descendit cinq fois les escaliers entre les étages, bref se promena dans presque tout Camelot sans trouver la bonne porte.
Les gardes observaient avec curiosité les déambulations de ce chevalier si bellement vêtu dont le port de tête léonin ne manquait pas de les impressionner au point qu'ils n'osèrent l'aborder.
Finalement, ne parvenant pas à faire fonctionner ses souvenirs, Lancelot décida d'utiliser l'une de ses ressources secondaires dont il ne faisait usage qu'en cas d'extrême urgence : son intelligence.

Il croisa deux serviteurs qui portaient un lourd plat de viande faisanne baignant dans son jus.
Lancelot se dit qu'un tel plat ne devait certes pas être destiné aux halebardiers mais à la table du Roi. Il les suivis donc, discrètement, restant une dizaine de mètres derrière eux et parvint devant l'entrée de la salle de banquet d'où venaient les bruits si caractéristiques d'un festin mediéval
[Hj : genre gros bruit de mastication Razz ]

Lancelot s'arrêta. Une vague de chaleur angoissée lui traversa le ventre.
Le Roi, son Roi et les chevaliers ses compagnons étaient là, derrière cette grande porte ouverte à travers laquelle allaient et venaient les serviteurs.
Tout sûr de lui qu'il fut, Lancelot n'était pas un homme au coeur sec. Ses sentiments pour son Roi et les chevaliers étaient forts, il avait peur de perdre leur amour et leur estime. Ses craintes il savait se les formuler :


*Lancelot : " Six années... Je ne sais même pas qui est encore vivant parmi nous, quels sont les nouveaux chevaliers ? Suis-je seulement encore des leurs ? Et mon Roi... M'aimes-t-il toujours ? M'as-t-il pardonné ?
Allons Lancelot du Lac : du coeur ! Du coeur ! Du coeur ! Un chevalier ne craint point la vérité : il en est le protecteur, allons ! "*

Il serra le poing et entra dans la salle, les deux gardes à l'entrée le laissèrent passer, il avait trop d'allure pour qu'on eut seulement idée de l'en empêcher.

A peine avait il pénétré dans la salle qu'il chercha du regard son Roi qu'il reconnut de suite dès qu'il le vit. Son coeur bondit dans sa poitrine : comme il est doux et émouvant de revoir un visage ami. A cet instant il sentit d'un seul coup oh combien il lui avait manqué.

Il eut l'envie de trembler mais garda empire sur lui-même.
Les yeux fixés sur son Roi, il fit quelques pas jusqu'à se trouver à quelques mètres devant lui.

Il mis le genou à terre et dégaina brusquement son épée. Il la retourna et la plaça la pointe vers le sol. La lumière de l'âtre et des flambeaux se reflétaient sur le métal de la garde retournée et dessinait sur le visage du chevalier une croix de lumière.

[Hj : vous visulaisez bien là, lol Razz ]

D'une voix dont il masqua le tremblement ému par un excès de puissance il dit :

Lancelot :"Sire...Arthur...Mon seigneur... Mon Roi... Mon maître...
M'est-il encore permis de vous appelez ainsi, moi qui vous aie trahi...
Moi qui suit parti pour de lointaines aventures dans de lointains pays sans en recevoir par vous ordre.
J'ai rompu ce serment que j'avais fait de vous servir, j'ai choisi de braver votre sagesse pour suivre la folie de mon coeur.

Croyez sire que devant Dieu je m'en suis repenti et qu'il m'a pardonné.

Mais je suis Lancelot, et à Lancelot la miséricorde de Dieu ne suffit pas !

Il me faut celle d'Arthur !"

Lancelot baissa le front, en totale position d'humilité. Lorsqu'il reparla, cette fois sa voix tremblait :

Lancelot : "Si la place de Lancelot à la table ronde n'a pas disparue, si le Roi et Camelot ont encore besoin de lui alors je demande à redevenir le serviteur du premier prince du monde. A la table ronde, assis à sa droite comme autrefois.
Mais si le roi estime que Lancelot n'y a plus sa place, si le Roi pense que par ses actes Lancelot s'est déchu de l'honneur indispensable pour appartenir à l'ordre des preux, alors je repasserai l'eau et accepterai l'exil ou tout autre châtiment comme juste pénitence...
Mais c'est de la bouche de celui que je considèrerai à jamais comme mon Roi que je le veux entendre..."

Lancelot resta ainsi, tête baissée, attendant que son Roi disposât de lui.
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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Sam 10 Juin à 1:04

Guenièvre écouta attentivement les commentaires que Laureline apportait à ses peintures. Ainsi, elle connaissait deux des personnes présentes ? Elle n’était donc pas lâchée complètement dans la nature, et cela apaisa un peu la conscience de Guenièvre, qui, depuis l’intervention de Morgane, lui sifflait à l’oreille qu’elle n’aurait pas dû forcer l’entrée d’une fille encore si naïve dans la tanière des serpents de Cour.

Quand il vint le tour de Cyrielle d’être désignée par sa suivante, Guenièvre tourna la tête de son coté, et l’observa longuement, un carmin de courroux lui montant aux joues. Si Morgane haïssait déjà Laureline comme étant attachée à son service, la reine exécrait sans doute autant Cyrielle et pour la même raison. Elle ne pouvait supporter l’idée que leur deux dames de compagnie aient été tirées du même milieu, qu’elles se connaissaient déjà… elle ne pouvait supporter l’idée que Morgane l’ait imitée !

Depuis combien de temps duraient ces chamailleries, ces coups de becs hypocrites, ces morsures sous la jupe ? Elle l’ignorait. Morgane et elle s’étaient sûrement toujours détestées… Depuis le premier jour, Guenièvre avait senti un frisson lui ébranler l’échine en croisant le regard flamboyant d’acrimonie de la sœur du Roi. Et depuis ce premier jour, elles se vouaient toutes deux une guerre sans merci. Combien de temps cela durerait encore ? Ca ne semblait ne pas avoir de fin….

Au moment où ces idées noires avaient fini de ronger son esprit, Guenièvre poussa un soupir du fond de sa poitrine, et son époux posa sa main sur la sienne. Elle lui laissa entrevoir des yeux humides de lassitude, quoiqu’en trois coups de cils, elle effaça toute preuve de sa faiblesse.
Arthur étira doucement ses lèvres en un sourire angélique, et Guenièvre baissa les yeux, faisant glisser sa main sur ses genoux.

Etait-ce vraiment le seul homme qui la comprenait et qui l’aimait ?
La reine promena son regard sur l’assistance… tant de monde, et si peu d’amis… Sur qui pouvait-elle compter réellement sinon sur elle-même ?
Non. Il était impensable qu’elle ouvre son cœur à son époux, qu’elle lui offre un amour qu’il froissait parce qu’il le croyait acquis. On ne fait pas la conquête d’une femme en lui offrant son lit. Et puis… c’était trop tard. Le mal était fait.
Mais pourquoi tant deviser ? Morgane lui avait donc bien foutu le bourdon…

Soudain, Arthur se leva et haussa la voix : Guenièvre fut tirée de ses rêveries. Consciente de tous les regards braqués sur elle et son époux, elle se donne l’air le plus amoureux et le plus dévoué à celui-ci, ne le quittant pas des yeux, des yeux qui paraissaient brillants d’amour.

Elle leva son verre comme tout le monde, souriante comme jamais, et alors qu’elle l’approchait de sa bouche, que le liquide fruité lui chatouillait les lèvres, ce fut le branle-bas de combat : les portes s’ouvrirent à la volée, un chevalier interrompit le banquet, fixé sur son époux, et durant une seconde, à cause des yeux fous du nouveau venu, Guenièvre craint pour la vie d’Arthur.

Mais non, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter : le chevalier s’avança, se présentant comme Lancelot, débitant des suites de mots toutes plus emphatiques les unes que les autres, mit un genoux à terre, présenta son épée. Guenièvre l’observait sans ciller. L’homme semblait illuminé du saint-esprit soudain. Il n’y avait donc pas à avoir honte d’avoir été effrayée ; car si ce n’était de la démence, c’était toujours un illuminé.

« A la table ronde, assis à sa droite comme autrefois. »

La reine, oubliant le "table ronde" fronça les sourcils : c’était elle qui était assise à la droite d’Arthur ce soir.
Etait-il si imbu de lui-même qu’il se persuadait de pouvoir prendre son siège ?
Elle leva le menton pour se donner plus de prestance, le regardant de haut. Elle s’était fait son opinion sur cet homme, et pas des meilleurs.

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Dernière édition par le Dim 11 Juin à 13:24, édité 1 fois
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Arthur_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Dim 11 Juin à 11:56

Mais qu'est ce que tout ce charivari?! Qui était ce fou qui s'avançait au beau milieu de la pièce et se donnait en représentation davant le public composé des mailleurs têtes de Camelot?! Mais qui en réalité était bien capable de cela?! Qui sinon celui qui ne craignait ni la honte, ni le déshonneur car persuadé que ces deux-là fuieraient devant son seul nom...
A la manière de tirer son épée, on pouvait juger un homme et mieux encore, Arthur reconnut là son nom avant que le bougre ne l'eut prononcé.
Il baissa sur lui un regard interdit et écoutant le discours du chevalier, il sentit l'émotion d'avoir retrouvé un frère lui serrer la gorge. Se sentant de nouveau le point de mire de tous les regards, il n'en garda pas moins sa droiture et son regard fixe. Son ton se fit dur et monocorde mais malgré tout le trouble qui s'était emparé de lui y transparaissait:


-Lancelot du Lac... Tu réponds donc toujours à ce nom... Six ans que tu as disparu et pourtant j'ignore pourquoi j'étais sûr que Dieu te remettrais sur ma route.
J'ais connu ce feu qui habitait ton coeur et je t'ais admiré pour cela. Que ta passion t'ais aveuglé au point d'abandonner la place qui était la tienne, cela je ne l'entends point. Pis encore, plus qu'à ton Roi, c'est à la Table Ronde et à ses compagnons que tu as failli. Si l'Ordre était entièrement réuni, c'est à son jugement que je confierais ton sort à présent. Hélas! c'est à moi que revient la dure décision de juger si ou non tu as toujours ta place au milieu de chevaliers dont le courage, la foi et la loyauté n'ont jamais été mis en doute...


La Roi marque volontairement un temps d'arrêt. Il voulait signifier à Lancelot l'Orgueilleux qu'il penseait bien lui aussi son acte réprouvable et qu'il comptait bien le lui signifait, devant toute la cour s'il le fallait, après tout, Lancelot avait choisi son heure.
Lorsque plus aucun bruit autour d'eux ne se faisait entendre, Arthur s'en fut de sa place et marcha vers Lancelot qui toujours tête baissée attendait la suite de son jugement. [c'est d'un théâtral! Razz lool!] Se plantant devant lui, il reprit:


-Cependant, je reconnais là tout ton courage d'avoir osé revenir en ces lieux, sachant que ton sort ne t'appartiendrait plus... L'humilité que Dieu t'a donné en cet instant, je ne saurais le balayer de mon propre orgueil. Le lien de fraternité que nous avions noué s'est défait mais ne fut en aucun cas rompu.
Et en mémoire de nos faits passés et de cette promesse, je veux te voir debout devant moi car je ne puis accepté à la Table Ronde un Lancelot qui n'est plus que la moitié de lui-même. J’ose espèrer que cette humilité qui est tienne à présent ne te fera point refuser une place dans notre assemblée, ne fut-elle pas place d’honneur, car à ma droite, c'est désormais ton fils Galahad qui siège, il a su prouver sa valeur et je ne saurais le spolier pour les fautes de son père...


Tout était dit, les reproches comme les honneurs. Lancelot avait quitté la Table Ronde, et peut-être son retour lui donnerait un nouveau souffle. Cette admiration qu'éprouvait Arthur à son égard, il ne pouvait la dissimuler. On ne pouvait décemment pas refuser un Lancelot à ses côtés...

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Sir Bedivere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Dim 11 Juin à 12:27


Bedivére comme les autres convives sans doute avait arrêté leur conversation pour se retourner vers le nouvel arrivant que Bedivére trouva bien gonflé pour le coup et en plus il va se jeter aux pieds du roi ,il leva un peu plus la tête pour écouter ce que raconté cet invité insolite.
Pourtant la nature et le rang de cette personne lui parurent évidente quand il sortie son épée,elle était vraiment belle et imposante ,il ne pouvait être que chevalier et d’ailleurs quand le nom de lancelot se fit entende il jeta un regard rapide sur Galaad..comment allait réagir .
Bedivére connaissait Galaad et Arthur pour avoir grandi en partie avec eux mais Lancelot ,il n’en connaissait que des récits.il resta silencieux, interdit jetant également un regard aux autres invités pour voir leurs réactions puis se retourna vers cet homme qui voulait retrouver sa place .

Bedivére sentit une petite dose de jalousie monter en lui,il avait passé énormément de temps à trouver sa place de chevalier et s’en montrer digne et lui …Lancelot disparu et ressortant de la brume après des années voulait à nouveau retrouver une place…Si il avait le culot de participer au tournoi Bedivére ne lui ferait pas de cadeaux,cet homme devait lui prouver sa valeur car pour le moment à part cette image d’homme errant et de père indigne,il n’y avait pas d’autres places pour lui.
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Morgane
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Dim 11 Juin à 12:49

Allons bon, Lancelot !

Morgane avait murmuré cette phrase a Cyrielle d'un air méprisant. Elle lui expliqua qu'il était le père de Galaad, qu'il avait disparut depuis des années.

Voyez comme mon frère est faible. Il suffit que cet homme réaparraissent selon son bon vouloir pour qu'Arthur l'accueil a la table ronde. Décidement, quand ce n'est pas sa femme qui le mène a la baguette, ce sont ses chevaliers...comprenez pourquoi il vous faut mener les chevaliers....

Elle lui jeta un regard entendu. D'ici quelques temps, Cyrielle mise au parfum de toutes les intrigues de la cour se révelera sans doute très habile stratège. Depuis des siècles les femmes mènent le monde dans l'ombre, et elle ne laisserai pas Guenièvre le faire a sa place. Elle regarda cette dernière, elle la dévisageait et tourna brusquement la tête lorsque leurs regards se croisèrent...Morgane regarda ensuite Laureline...curieux hasard...Elle se tourna vers Cyrielle

Vous conaissez la suivante de la Reine ?
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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Mar 13 Juin à 17:56

[ C'est à Lancelot de répondre, non?]

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Arthur_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Mar 13 Juin à 20:10

[Himself! Il doit avoir du boulot en ce moment! Wink Parce qu'un Lancelot qui a perdu sa langue?! c'est impossible! lol! Razz]

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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Mer 14 Juin à 1:40

[Hj : lol c'est vrai que j'ai du boulot mais je passe au moins tous les soirs pour voir. Bon et puis y aussi l'effet coupe du monde de foot qui joue... bon bref Embarassed
En fait j'attendais de voir s'il y avait pas d'autres joueurs avant mais si ma reine et mon roi l'exigent alors... gigot gigot ! ]

Lancelot était prêt à tout entendre.
Après avoir longuement réfléchi à sa désertion de la Table Ronde, il avait fini par se juger incapable de savoir ce qui était réellement bon pour lui.
Lancelot avait parfois, rarement il est vrai, de ces éclairs de lucidité sur lui même à propos des quelques rares choses dont il n'était pas capable.
Se juger lui même, voilà une chose à laquelle il n'était pas apte.
C'est pourquoi, bien aidé par les conseils de l'archevêque de Reims, il avait pris la décision d'écouter ce que son coeur lui dictait de faire : revenir devant son Roi pour se soumettre à son jugement.
Rémi, en homme rusé, l'avait convaincu qu'il y avait plus de courage à revenir à Camelot devant celui qu'il avait abandonné, que de continuer à se fuir éternellement en fuyant une patrie qu'il aimait profondément.

Lancelot en entendant le Roi parler ressentit tout à la fois le frisson du justiciable et la joie du condamné gracié.

Il releva la tête et ses yeux croisèrent le regard royal, un beau regard, noble, mais dans lequel la tristesse affleurait.
Lancelot qui connaissait son Roi, sentit que le désespoir avait léché l'âme d'Arthur son ami, mais il ne fit que le sentir et fut incapable de le formuler à sa consience. Lancelot était un homme de sentiments, d'instincts, pas un homme de conception intellectuelle.

Il se leva comme le Roi lui avait commandé. Il ne sourait pas. Il était comme sidéré par l'image de celui qu'il voyait si près, la royauté émanait d'Arthur comme il y avait 6 années et le fascinait comme autrefois. Il retrouvait bien le Roi, son Roi !
Après un long regard, Lancelot, la conscience du monde extérieur commença à lui revenir et il s'apperçut qu'il tenait toujours son épée par la lame, la pointe renversé vers le sol.
Il la leva et serra la garde contre son coeur.
Il dit d'une voix faible que l'émotion avait trop chargé :


Lancelot : "Garde la toujours, comme symbole de notre amitié et de notre lien forgé sous les auspices de Dieu."

[Hj citation arthurienne venant de la bio de Lancelot, je m'auto cite par devers Toto Cool lol ]

Il rengaina son épée.
Un debut de sourire se dessina sur ses lèvres, il dit d'une voix plus forte montrant que son assurance lui revenait :


Lancelot : "Puisque mon Roi a donné ma place à celui qui est mon fils alors c'est que le sang de Lancelot est bien voué à le servir, à servir Arthur et Camelot. Et si la droite d'Arthur est occupée, alors je prendrai sa gauche,[HJ : quel chieur...] ou toute autre place qu'Arthur voudra bien me donner. [Hj : ouf Razz] "

Il avait envie de serrer le Roi dans ses bras, ce roi de dix ans son cadet qui était pour lui comme un frère, mais sans vraiment comprendre pourquoi il se retint.
A la place, une larme vint perler sur son bel oeil noir, larme qu'il effaça furtivement avant de regarder enfin pour la première fois l'assemblée des convives.
Il ne reconnut presqu'aucun visage, seule celui de la soeur du Roi, Morgane, lui était familier. Le vieux merlin n'était pas là, il aurait pourtant aimé voir ce vieux filou qui l'avait toujours soutenu.
Beaucoup de gens, très jeunes, les beaux chevaliers à la mine fière ainsi au milieu de toutes ces belles dames lui firent l'effet de jeunes coqs tombés dans une basse cour par trop vaste pour eux.
[Hj : chic des rivaux Razz]

Il n'eut pas le temps de contempler les dames qu'il ne vit que furtivement à travers ses yeux encore brouillé par les larme. Il remarqua simplement parmi elle une lumière plus rayonnante que les autres et qui, mais il ne le vit pas derrière son brouillard, le toisait d'un air méprisant.

Il se tourna vers Arthur dont il tenait toujours amicalement le bras.


Lancelot :" Mon Roi, puisque je viens d'être admis à la table Ronde, si ma mémoire est bonne la tradition veut que je sois présenté aux braves qui y siègent déjà.
A moins que la tradition n'ai déjà changé..."

Il dit sa dernière phrase sur le ton de la plaisanterie : Lancelot était heureux, on ne peut dire cela autrement.


[Hj : Et oui c théatral, mais c'est ça qui est bon Wink ]
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Sir Tor
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 15 Juin à 21:31

Tor avait été pris en main par une jeune servante à son arrivée au château.
Il était comme un enfant en découvrant ce qui était pour lui une merveille.
Jamais il n’avait pénétré dans un château.
Il tenta bien d’interroger la soubrette, pour savoir au compte de qui elle agissait, peine perdue, celle-ci ne voulut pas le lui révéler. Il devina juste qu’il s’agissait d’une dame, puisque celle-ci utilisa à plusieurs reprises le féminin pour désigner sa maîtresse.
Entièrement lavé et même récuré. Des vêtements neufs l’attendaient dans une chambre.
Une tunique de cuir bordeaux surtout lui fit briller les yeux, mais pas autant que quand il aperçu une épée et son fourreau, flambant neuf. Une belle et solide épée.
Tor fut ému de tant de sollicitude, même s’il ignorait à qui il la devait.
Une fois vêtu et présentable, son cœur se mit à battre si fort qu’il eut l’impression qu’il allait éclater. Il devait se rendre maintenant à la salle des banquets où il y avait un dîné réunissant les proches du roi Arthur.
Il ne connaissait personne, aucun de ces preux chevaliers, lui qui n’avait combattu jusque-là que mannequins ou brigands de grand chemin. Lui qui n’avait que son courage et sa témérité face aux victoires de tous ces héros dont il avait entendu chanter les exploits et dont il rêvait de côtoyer.
Il y était maintenant, et c’est la peur au ventre qu’il se laissa guider par la domestique vers la salle où allait avoir lieu son calvaire.
Car pour lui, se présenter ce soir devant cette foule qu’il imaginait immense, cela représentait une épreuve terrifiante. Il en avait presque les larmes aux yeux. La peur de se rendre ridicule aux yeux de tous et que le roi Arthur regretta de l’avoir prit comme chevalier, lui, si jeune, si pur, si vierge de tout exploit.
Puis il se repris, il leur montrerait qu’il n’était plus un enfant, qu’importe le temps que ça prenne, du il mourir en affrontant les railleries des autres, s’il devait y en avoir.
Quelqu’un veillait sur lui, la maîtresse de cette servante.
Arrivé devant la porte, il distinguait des voix, des rires, de la musique.
Tor respira un grand coup, revérifia sa tenue, respira encore un grand coup et poussa la porte.
La salle était pleine, tout le monde s’arrêta pour fixer cet intrus qui débarquait dans la salle.
Tor respira encore, s’efforçant de porter son regard vers Arthur et lui seul, il se dirigea vers lui d’un pas décidé. À quelques mètres devant lui, il mit le genou à terre, baissa la tête et la main sur le cœur se présenta d’une voix forte.
- Tor Lamorak de Gulis Sir, mon seigneur, à vous ma vie et mon esprit !
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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 2:24

[Hj : dsl je ne résiste pas à celle ci Razz ]

Lancelot se tourna vers le jeune nouvel arrivant et fut surpris de voir qu'un enfant avait parlé si fort.
Il éclata de rire, un rire pas si moqueur, plutot un rire joyeux presque bonhomme.
Il dit à Arthur, mais assez fort pour que tout le monde l'entendît :


Lancelot : "Et bien on dirait que voici le premier chevalier qui se présente. A moins que ce ne soit votre nouveau bouffon qui s'amuse à me faire farce pour fêter mon retour...
Si c'est le cas je l'ai apprécié jeune homme, un nourrisson à la table ronde, les plus grands esprits versés dans les lettres n'eussent pu en inventer une aussi drôle que celle ci...
Quoi que la supercherie a ses limites qui la démasque d'elle même : se faire passer devant les dames lors de la présentation de Lancelot ne relève point de la chevalerie mais de la goujaterie..."

Lancelot sourait toujours, il fut tout de même frappé par la mine fière du jeune homme à son entrée : il se dit que décidément, ce bouffon était bon comédien...

[Hj : Et voilà, g gaffé lol Razz ]
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Sir Tor
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 8:25

Tor s’attendait à une telle attaque, quoique pas si directe. Une boule de colère monta en lui.
Il se releva prestement et fit face à ce chevalier, d’une bonne tête plus grande que lui.
Le fixant droit dans les yeux, un moment, puis tournant le regard vers la porte, il planta à nouveau son regard dans celui du chevalier.

De qui parlez-vous Messire ? Je ne vois ici d’autres bouffons que vous !

Sa propre audace, poussé par la colère le surpris lui-même, mais après tout, tant qu’à se ridiculiser, autant en mourir, ce serait au moins dans l’honneur ! Son impulsivité juvénile faisait, une fois de plus, son oeuvre.
Il ne laissa pas le temps au chevalier de répliquer et poursuivis, la main sur l’épée, prêt à la sortir et à pourfendre ce chevalier, quelqu’il fusse, n'ayant pas retenu le nom de ce dernier mais simplement la raillerie.

-À moins que vous ne parliez de moi ? Peut être estimez-vous notre bon roi Arthur devenu sénile au point de nommer un nourrisson, chevalier, ce qui serait faire insulte à Sa Majesté auquel cas il me doit de laver son honneur que vous piétiner par votre goujaterie et vos propos insultant envers mon seigneur ! Expliquez-vous ou rejoignez-moi dans la cour sur le champ !

La fureur avait fait parler Tor à haute et intelligible voix, alors qu’un silence pesant flottait sur la salle. Ces paroles, il les avait débités sans même s’en rendre compte, comme si un autre avait parlé à sa place, et s’il tremblait quelque peu, il était visible que c’était de colère et du désir d’en découdre avec ce braillard égocentrique et non revêtu de la moindre crainte. Le moment de démontrer à son roi qu’il n’aurait pas affaire à un trouillard et qu’il avait fait le bon choix en le nommant chevalier, lui, Sir Tor Lamorak de Gulis, était enfin arrivé.

Il attendit la réponse, les yeux plongés avec audace et dureté, pour son age, dans ceux du chevalier qui lui faisait face.

[Hj : Et oui, il ne doute de rien le morpion Laughing ]
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Sir Bedivere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 15:18

*Mais qu'est ce que c'est que cette mascarade? scratch *

Toujours assis,silencieux,interdit essayant de comprendre ,ce qui se passait.
Il est vrai que le nouveau venu paraissait bien plus jeune que Galaad,enfin quoi qu'il en soit ,il savait que les chevaliers avait une haute idée d'eux même mais la ....

Il se tourna vers Morgane et lui murmura:


"Dame Morgane,éclairez moi un peu dans cette obscure situation je vous pris. L'ennui est si grand depuis quelques temps que les chevalier sont obligés de se quereller pour des choses aussi frivoles ?...Le voyage en solitaire à la recherche de l'humilité leur ferai du bien autant à l'un qu'a l'autre,le jeune apprendrait la vie et lancelot …il faut croire qu'il ne s'est pas assez exilé .
En esperant que leur languee est autant pendue que leur habiletée à l'épée."


Il lança un regard de reproche aux chevaliers ,bouillant de les voir se battre pour si peu ,donnant une image aussi mediocre et par dessus tout en mettant le roi dans une position délicate.

[HJ:Et toc il vous met à votre place ça c'est un vrai chevalier Cool ]
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Arthur_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 15:43

Le Lancelot qui se dressa de nouveau sous les yeux d'Arthur, il crut le voir ressurgir des années de son enfance. Cette allure, cette superbe, cette force, cela aurait été une hérésie que de ne point lui accorder son retour parmi les grands et les preux du royaume... Arthur était de ceux qui jugeait plus un homme par ses actes que par son caractère et peut-être son attachement pour l'ancien écuyer le rendait aveugle _nous en avons déjà eu la preuve avec sa propre femme_ néanmoins, il était persuadé au plus profond de lui qu'accorder sa confiance et remettre sa vie entre les mains du seul chevalier qui l'avait jamais abandonné n'était pas chose qu'il aurait à regretter. Ne pas accordé sa clémence à un homme qui pose genoux à terre et lui offre son col, ce n'eut pas été là acte de Roi.

Citation :
Mon Roi, puisque je viens d'être admis à la table Ronde, si ma mémoire est bonne la tradition veut que je sois présenté aux braves qui y siègent déjà.
A moins que la tradition n'ai déjà changé...

-Certes non, mon bon Lancelot, mais ton nom a-t-il seulement besoin d'être évoqué pour que l'on te reconnaisse? _il se retourna vers la table où se tenaient tous les chevaliers de l'Ordre déjà présents à Camelot et dit d'une voix forte_ Mes amis, nous nous réuniront demain en session extraordinaire à l'occasion du renouvèlements des voeux de notre frère Lancelot et pour marquer nos retrouvailles à tous à l'occasion des festivités à venir...

Cette fois, il regarda Lancelot et son visage s'éclaira d'un large sourire:

-Bienvenue chez toi, mon ami!

Sur ce, il lui donna la franche accolade des chevaliers qui scellaient leur fraternité.

Une voix traversa toute la pièce depuis la porte. Desserant son étreinte à Lancelot, Arthur reporta son regard sur le nouveau venu. Il avait déjà reconnu une voix à peine mûre et empreinte de la velleité de la jeunesse.


Citation :
- Tor Lamorak de Gulis Sir, mon seigneur, à vous ma vie et mon esprit !

Le Roi reconnut là son dernier adoubé. Du moins, le dernier qui fut admis à sièger parmi les braves. Il allait l'accueillir avec joie et honneur lorsque la voix de Lancelot s'éleva à ses côtés avant la sienne. Dieu! mais voilà qu'il se remettait à parler à tord et à travers, l'orgueil en avant et la courtoisie loin derrière... Ses mots avait tout de l'affront et Arthur espèrait rattrapper sa bévue avant que Tor ne réponde mais celui-ci fut prompt dans la défense de son honneur et les mots fusèrent entre eux comme des carreaux d'arbalètes. Lorsque Tor se mit à faire glisser sa main vers la garde de son épée c'en fut trop pour le Roi qui se dressa entre eux et tenta de s'imposer en médiateur.

-Messires! Est-ce là vous comportez en chevaliers et gentilhommes que d'échanger les pires bassesses?! Je me félicite d'avoir une autre opinion que celle ci!

Puis il prit chacun à partie. Il lui en coûtait de devoir sermonner ses chevaliers comme des marmots devant toute sa Cour, c'était là un affront. Un affront qu'il leur signifierait avec toute la verve dont il était capable et tant pis si ses mots auraient l'acidité de son amertume:

-Sire Lancelot, je ne penses pas que votre position telle qu'elle est aujourd'hui, vous mette au dessus de la courtoisie et du respect envers vos frères d'armes. L'expérience m'a prouvé que les chevaliers les plus jeunes n'étaient pas les moins braves et les moins humbles... Si vous aviez été là ces dernières années, vous auriez fort certainement pu en attester de vous-même...
Sir Tor, reprenez vos esprits! Tirer l'épée en soir de fête et devant des dames? La raison vous échappe mon ami! Ressaisissez vous pour l'amour du Seigneur!


Arthur observait les deux hommes avec un regard dur. Par le vouvoiement, il leur signifait ainsi sa distance et sa désapprobation.
Plus qu'un conflit entre seigneurs, il venait, et toute la Cour, d'assister au choc de deux générations de chevaliers. La discorde entre les membres de sa Table, c'était une chose qu'il ne saurait tolérer au même titre que de voir sa famille s'entre-déchirer. Mais surtout car c'était prêter le flanc à la décadence...


[Bon sur ce, à lundi! Razz]

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Laureline_old

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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 17:14

La jeune Alagaësia écoutait toujours avec attention les dialogues qui étaient à porté de ses oreilles, observait les mets fumants et les vêtements chics des gens, sans vraiment réaliser que sa vie, désormais serait remplie de situations pareilles. Comme tout était nouveau pour elle, et qu'elle n'avait jamais connu rien de ressemblant, elle ne se lassait pas de découvrir, comme on pourrait le croire.

Puis un chevalier entra, présentant ses hommages au roi. Laureline eut un sourire au coin des lèvres. La dame Morgane s'était trompée, ce n'était point le couple royal le dernier présent au banquet, c'était ce chevalier! Lancelot... Ce nom lui disait quelque chose. Et en effet, elle se rappelait vaguement son père le prononcer, mais ce souvenir étant trop lointain, elle ne se souvenait plus pour quelle raison.

Puis un nouveau comédien entra sur scène. Il était plus jeune que Laureline, mais pas de beaucoup. Il présenta poliment ses salutations au roi en s'appelant chevalier. Chevalier? Après tout pourquoi pas? Il n'existe pas d'age minimum, c'est à qui le mérite. Et Lancelot ouvrit la bouche pour se moquer de lui. Laureline vit que ce n'était point méchant, que ce n'était que plaisanterie, mais l'adolescent chevalier ne le prit pas de cette oreille. Il semblait visiblement furieux. D'un autre point de vue, la suivante de la reine pouvait le comprendre. Après tout, pour une fierté de très jeune adulte, ce ne devait pas être fort agréable de se faire traiter de bouffon devant l'assemblée réunie au complet des fidèles du roi...

Lorsqu'il saisit la garde de son épée, Laureline se tendit. Cet vanne mal lancée allait-elle se transformer en combat corps à corps? Ou plutôt, épée contre épée. De ce côté-là, elle trouvait les pauvres petit paysans plus raisonnables que les chevaliers: eux, ils arrangeaient leurs confict en discutant. N'était-ce point là de la sagesse? Quoi qu'il en soit, Laureline observa la suite avec intérêt... elle trouvait que le roi Arthur avait bien redressé la chose. Mais serait-ce assez pour mettre fin au confict?
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Sir Tor
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 18:33

En un sens, Tor fut heureux que le roi Arthur se mette entre lui et ce chevalier, qu’il sût maintenant être le fameux Lancelot.
Ce Lancelot l’aurait pourfendu, non sans mal*, Tor reconnaissait en lui-même que les forces et l’expérience n’étaient pas égales.
La réprimande de son roi le toucha profondément et il fut chagriné d’avoir heurté celui qu’il avait choisi comme seigneur.
Certes la fougue de sa jeunesse, son impulsivité l’avait encore poussé à commettre une maladresse, mais soit, il se remémora le code des chevaliers de la table ronde, deux d’entre eux en particulier.
Et de nouveau, ignorant maintenant complètement Lancelot, mis un genou à terre, baissa la tête devant son roi et le pria de lui pardonner d’avoir tenu à défendre son honneur.
Il cita deux codes qui lui vinrent de suite à l’esprit :

- Ne pas être prétentieux, mais humble en toute circonstance et
venir en aide aux faibles, aux opprimés et aux démunis, Serment obligeant donc le chevalier aussi à respecter ses pairs sont deux des codes établis par mon seigneur, et que le chevalier ici présent semble avoir omis. Que votre majesté mon roi me pardonne d’en avoir omis un troisième : l'interdiction de lever son épée contre un compagnon d'armes, car ils sont frères, ayant juré serment d'allégeance au même roi et seigneur.
Par votre intervention, vous m'avez permis, mon seigneur, de ne pas violer ce code.
Le fait d'être un chevalier nous oblige à obéir à un code d'honneur précis et assez strict. Le non-respect de ce dernier pouvant entraîner la déchéance de celui qui se rendrait coupable d'un manquement envers le code.
Encore une fois, je prie monseigneur de me pardonner vu mon jeune âge et le fait que j’ai encore beaucoup à apprendre.


Tor avait la voix moins forte, juste une larme vite dissimulée d’avoir offusquer celui pour qui il aurait donné sa vie sans hésiter.
Le roi comprendrait-il que Tor, se présentant pour la première fois à la cour, donc, déjà tendu, ne pouvait se laisser ridiculiser devant tous sous peine de passer pour un poltron ?
Tor l’ignorait, mais s’en remettait totalement à la décision de son seigneur, quitte à être déchu sur le champ. Ce qui l’aurait probablement brisé à vie.
Être chevalier et servir le roi Arthur était, justement, toute sa vie.
En même temps, il était choqué. Était-ce ça le chevalier Lancelot ?
Cet être arrogant et imbu de sa personne qui l’avait fait rêver, lui Tor, fils de Pellinore, depuis sa plus jeune enfance. Lui qui le premier, avait donné envie à Tor d’être chevalier ?
Il avait du mal à le croire et, si cela n’avait été pour le roi, il aurait regretté d’avoir perdu tant de temps à rêver de ressembler à celui qui maintenant venait de le provoquer par ses railleries, il aurait regretté de s’être fait nommer chevalier. Pour ressembler à ça ? Jamais.
Lancelot avait déçu Tor au point que cela lui faisait comme une blessure plus profonde que la lame la mieux aiguisé.
Thor cependant avait bien l’intention de démontrer qu’un chevalier pouvait s’attirer la gloire et les honneurs sans pour autant devenir un paon.
Mais se pouvait-il qu’il ait si mal jugé Lancelot ? Ou est-ce les deux hommes qui étaient à cran dans la situation présente. Tor l’ignorait.
Mais il était pour lui hors de question de présenter des excuses à Lancelot sans en avoir obtenu d'abord, après tout, il était lui, Tor, l'offensé.
Il attendit la réaction de son seigneur.

*[Hj : Il est l'un des plus forts chevaliers de la Table Ronde, n'oublions pas lol.
http://perso.orange.fr/fairyworld/francais/lamorak.htm ]
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Morgane
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Ven 16 Juin à 20:22

Morgane haussa les épaules en signes de réponse..la chevalerie tombait bien bas...d'un air moqueur, elle demanda a Bedivere

Croyez vous que nous puissions commencer a manger, ou un autre des chevaliers de mon frère va t il faire irruption d'ici quelques instants ? Cool Laughing
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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Lun 19 Juin à 17:33

Lancelot avait écouté la réaction de Tor Lamorak sans s'énerver mais sans sourire. Il commençait à trouver que la farce, bien que bonne, durait un peu trop. Ce jeune bouffon était bien audacieux de l'insulter ainsi et de mettre la main à l'épée devant lui, même si cette épée était certainement factice.
Malgré le terrible couroux que le jeune homme avait affiché, il avait donc eu beaucoup de mal à le prendre au sérieux.

Ce ne fut que lorsque le Roi lui signifia dans son sermon que ce jeune blanc bec était bien chevalier qu'il comprit enfin sa méprise.
Il se sentit un peu confu.
[Hj : pas pour longtemps rassurez vous What a Face ]

Pendant que Tor faisait acte de contrition suite aux paroles du roi, le regard de Lancelot se tourna vers la longue tablée, cherchant du soutien.
C'était la première fois depuis qu'il était entré qu'il regardait vraiment la cour et là il fut frappé de stupéfaction.

Il n'y avait là pour lui que des enfants, pas un seul qui fut de sa génération.
Il eu le temps de passer en revue chacun de ceux qui se trouvaient à la table du Roi.
Les jeunes hommes devaient certainement être des chevaliers qu'il avait pris au premier regard pour de jeunes pages en livrée.
Il aperçut Bedivère et Morgane se faire des messes basses.

Sans évidemment en entendre le contenu il pensa :


*Lancelot : " Non mais est-il séant pour dame mûre et soeur de roi de minauder ainsi devant un enfant de 10 ans son cadet qui n'a même pas encore connu son premier poil au menton ?
Enfin... Morgane a toujours eu les jaretières de ses bas-de-chausse en feu, voilà au moins une chose qui n'a point changé ici..."*
[Hj : on s'accroche au repère qu'on peut Rolling Eyes ]

Lancelot n'en revenait pas de ce qu'il voyait. Que les dames fussent jeunes ne le choquait point, c'était habituel dans les cours des rois, mais qu'un tel déséquilibre générationnel existât chez les chevaliers le bouleversait.

Quelle étrangeté... Mais qu'était-il donc arrivé à Arthur pour qu'il s'entourât ainsi exclusivement de jeunes gens à peine pubères ? Où étaient les anciens de la Table ronde, ceux qui avaient l'âge d'Arthur ? Tous morts, tous banis, tous partis comme lui ?
Quelle hémoragie de braves la table ronde avait-elle bien pu connaitre pour qu'on les remplaçât par une telle marmaille ?
Sans s'en apercevoir, Lancelot avait vieilli et raisonnait comme un homme mûr.

Il resta un instant interdit, l'air consterné et stupide, en comtemplant cet aéropage qui avait pour lui plus les allures d'une nurserie que d'une cour royale.
Evidemment, après avoir vu cela, il n'y avait guère à se sentir surpris de voir Arthur faire de plus en plus fort et adouber un enfant encore plus jeune que les autres...

Il ressentit soudain un terrible sentiment de solitude et d'isolement.

Quand Tor eu finit de parler, il vit qu'Arthur le regardait, attendant sa réaction.


Lancelot reprit ses esprits et rassembla ses forces. Il prit une profonde inspiration et déclara de sa voix forte et crâne :

Lancelot : " De toutes les manières, l'épée de Lancelot n'est point faite pour percer la chair des enfants, mais pour la protéger..."

Puis décidant d'être superbe il ajouta :

Lancelot : "Je ne considère point qu'être le bouffon d'un Roi tel qu'Arthur soit une infamie. Si pour prix de mon retour il m'eut imposé comme pénitence de porter à sa cour le costume chamarré à grelots, je l'aurais accepté comme le plus grand des honneurs !
Toutefois... Si pour le Sire Tor Lamorak de Gulis, qui est donc des notres, cela ne l'est point alors... Je consens à comprendre que sa grande jeunesse ai pu l'empêcher de percevoir jusqu'où va la royauté d'Arthur et l'honneur d'être son serviteur.
Que peu importe de quelle place on le sert, du moment qu'on le sert..."

Mais il ne s'arrêta pas là, il dit d'une voix beaucoup plus faible mais audible :

Lancelot : "Acceptez donc les excuses d'un homme d'expérience dont la faute est d'en savoir trop long sur la grandeur de son prince..."

Puis il ajouta plus fort avec un peu de fiel, mais plus à l'attention de son roi que de tout autre :

Lancelot : "Mais afin que cela ne se reproduise point, puisque me voici maintenant au fait des noveletés de la Table Ronde, j'agirai avec plus de prudence :
Désormais, je ferai le salut des Chevaliers d'Arthur à chaque nourrisson de Camelot en train de têter sa matronne que je croiserai...
Ainsi ne risquerai-je plus de froisser les preux de ce royaume qui portent des langes..."

Et il fit à Sire Tor Lamorak le noble et caractéristique salut des chevalier d'Arthur.
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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Lun 19 Juin à 18:45

[BRAVO! Que je suis pressée d'être à jeudi ^^ ! ]

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A passé le flambeau
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Sir Tor
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Lun 19 Juin à 20:45

Sire Tor Lamorak se releva. Sa colère était passée aussi rapidement qu’elle était venue, sous les remontrances de son roi.
Se tournant vers Lancelot, il découvrit un visage interdit, l'air consterné.
Tor regarda enfin et pour la première fois, autour de lui, suivant le regard du chevalier.
Il croisa des visages parfois amusés, parfois affligés. Mais la majorité n’était pas beaucoup plus âgée que lui.
Il crut comprendre en regardant à nouveau Lancelot de face.
C’était un homme qui aurait pu avoir l’age d’être son père. Un homme fier et qui pouvait se le permettre, vu ses exploits passés.
Tor eut un peu honte de s’être ainsi emporté. À une autre occasion, la raillerie serait passée, mais pas à sa première présentation devant la cour.
Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher, après tout cela, d’admirer Lancelot.
Puis il vit que Lancelot allait parler. Tor baissa la tête et écouta attentivement.


" De toutes les manières, l'épée de Lancelot n'est point faite pour percer la chair des enfants, mais pour la protéger..."

Ce coup-ci, il n’en prit point ombrage, car les termes avaient été différents. Un enfant ? Oui, il l’était encore, par rapport à Lancelot, lequel poursuivit.

"Je ne considère point qu'être le bouffon d'un Roi tel qu'Arthur soit une infamie. Si pour prix de mon retour il m'eut imposé comme pénitence de porter à sa cour le costume chamarré à grelots, je l'aurais accepté comme le plus grand des honneurs !
Toutefois... Si pour le Sire Tor Lamorak de Gulis, qui est donc des nôtres, cela ne l'est point alors... Je consens à comprendre que sa grande jeunesse ai pu l'empêcher de percevoir jusqu'où va la royauté d'Arthur et l'honneur d'être son serviteur.
Que peu importe de quelle place on le sert, du moment qu'on le sert.


Lancelot présenta ses excuses au roi, à son tour.
Puis, il ajouta :

"Mais afin que cela ne se reproduise point, puisque me voici maintenant au fait des novelletés de la Table Ronde, j'agirai avec plus de prudence :
Désormais, je ferai le salut des Chevaliers d'Arthur à chaque nourrisson de Camelot en train de téter sa matrone que je croiserai...
Ainsi ne risquerai-je plus de froisser les preux de ce royaume qui portent des langes..."


Ce coup-ci, Tor ne put s’empêcher d’éclater de rire. Il s’en excusa auprès d’Arthur, puis cessa aussitôt et redevint très sérieux lorsque Lancelot lui fit le noble salut des chevaliers d'Arthur.
Salut auquel il répondit, avant de parler à son tour:

-Sir Lancelot, après ce que je viens d’entendre, concernant votre royauté envers notre roi, et bien que n’ayant jamais douté de celle ci, permettez-moi de vous présentez mes excuses pour mon impulsivité.

Il réalisa qu’il avait de l’admiration dans les yeux, en fixant Lancelot, il s’en voulut un peu, mais ne pus lutter contre ça. Il l’avait admiré depuis sa plus tendre enfance et ne pouvait effacer ce fait d’un seul coup.
Il avait certes entendu parler des autres chevaliers, mais pour lui, Lancelot était le plus grand, avec Sir Bedivere peut-être.
Tor poursuivit, non sans humour maintenant :

-Je vous propose de prendre un de ces nourrissons de Camelot, lors de votre prochaine campagne, ainsi aurez-vous peut-être l’occasion de tester que la loyauté et l'honneur d'être le serviteur de notre seigneur, ne dépend pas des années. Je vous promets de laisser mes langes au château. Pour le reste, ne vous inquiétez pas, si je devais mourir, j’en serais le seul responsable, je le dis devant tous, mais quel honneur de mourir pour notre roi, à vos côtés !

Sur ce, Tor lui adressa un grand sourire, aucunement moqueur, mais chaleureux.
Sûr que ce n’était pas du sang, qui coulait dans les veines des chevaliers, mais du feu.
C’était un revirement total envers Lancelot, mais à cela, les chevaliers devraient s’habituer, Tor était fougueux, mais aucunement rancunier, sachant faire preuve d’humilité lorsqu’il le fallait. Prêt à mourir pour le roi, mais aussi à faire respecter son honneur propre.
Au risque de se la voir refusée, Tor tendit sa main à Lancelot.

[Hj : bon c'est quand qu'on mange ? ça me donne faim les émotions moi Laughing ]
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Arthur_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Mer 21 Juin à 1:36

[Le roi arrive! Le roi est là! Le roi s'excuse!! lol!]

C'est avec soulagement qu'Arthur vit ses paroles accueillies avec déférence par ses chevaliers. Prêts à croiser le fer! Non mais dans quelle foire de village se croyaient-ils donc! Tous les regards étaient dirigés vers eux, un prolongement des hostilités aurait été pour Arthur une cuisante humiliation qu'il n'aurait pas pardonné de sitot...
Tor en signe d'humilité et contrition cita une partie des codes des chevaliers et le coeur du Roi en fut touché. Cet Ordre à laquelle grandeur consacrait-il toute sa vie et son énergie, il ne pouvait le voir bafoué, souillé, par ses propres chevaliers qui plus est. Les mots venus de la bouche du plus jeune d'entre eux scellait sa foi en leur loyauté et leur indéfectibilité. Non la chevalerie de Bretagne ne courait pas vers sa décadence, elle était encore grande et si Dieu voulait qu'Arthur parte avant son heure, il saurait qu'elle ne s'éteindrait jamais...
Alors que l'émotion l'étraignait, Arthur posa une main paternelle sur l'épaule du jeune Tor:


-Sire Lamorak, votre sagesse vous honore et vous êtes promis à un brillant avenir, nous le savons tous, nous n'en doutons point.

Là dessus il désigna l'ensemble de la tablée présente. Il ne doutait pas que ses autres chevaliers pensent comme lui, restait à convaincre Lancelot. Peu importe, le temps et les épreuves lui en donneraient l'occasion de s'en rendre compte par lui même.
Puis il reprit:


-Pour ma part, l'incident est oublié... Vous êtes liés par les armes et par le coeur à présent, mes amis, rien ne vaut qu'on mette cette union en péril et surtout pas par orgueil, qui est péché mortel.

Son regard s'arrêta cette fois sur Lancelot en personne. Il savait par expérience que c'était là son talon d'Achille et il le condamnait. Mais dans le même temps, toutes les vertus dont été doté Lancelot étaient bien trop pour un simple mortel sans qu'il ne lui fallut un défaut de taille pour le rendre plus humain, ni plus ni moins que fils d'Adam...
Arthur crut d'ailleurs un instant que Lancelot allait poursuivre aveuglement dans la voie sans issue de la vantardise, mais les excuses qu'avec effort sa bouche prononça, lui fit espérer que le chevalier avait mûri et qu'il saurait désormais ravaler sa fierté exacerbée. Il allait le féliciter de nouveau pour son humilité vertueuse lorsque Lancelot dit les mots de trop...


Citation :
"Mais afin que cela ne se reproduise point, puisque me voici maintenant au fait des noveletés de la Table Ronde, j'agirai avec plus de prudence :
Désormais, je ferai le salut des Chevaliers d'Arthur à chaque nourrisson de Camelot en train de têter sa matronne que je croiserai...
Ainsi ne risquerai-je plus de froisser les preux de ce royaume qui portent des langes..."


Ce fut à Arthur de retenir dans sa gorge son honneur qui criait là à l'outrage. Bien sûr, il n'était pas flagrant mais sournois et incidieux, c'en fut pire. Le chevalier avait fait mouche. Il remettait en doute la solidité de la Table Ronde, son efficacité, pis encore sa légitimité avançant le jeune âge de ses membres. Face au si estimé Lancelot, le Roi se serait cru devant son père qui aurait désapprouvé ses choix et un instant, son regard se fit moins sûr, attristé même aurait-on pu dire, tandis que sa machoire se serrait sous sa barbe. Mais toute sa contenance lui revint en entendant Tor répondre avec une certaine légèreté à ces propos qui venaient de le frapper, lui, comme une gifle. Ah! Les nourissons savaient encore fort bien répondre aux provocations, et par la voie de la simplicité encore... Arthur fut fier de constater que le tout jeune adoubé savait défendre l'honneur et sa foi en son Ordre avec force et panache.


Le Roi regarda la main tendue qu'offrait Tor à Lancelot et esquissa un sourire. Se tournant vers celui-ci il rappella, en reprenant son ton d'ami plus que de souverain:

-N'étais-je pas un jeune jouvenceau lorsque tu m'as tendu ta main dans cette forêt il y a 10 ans? Ne craint pas de faire de même avec celui-ci, ni même avec aucun de ceux qui sont atablés, car je n'avez pas plus de mérite et de bravoure que n'importe lequel d'entre eux.

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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 22 Juin à 2:46

[HJ : Arthur mon grand Roi, dans la forêt je t'ai tendu mon cou et tu m'as tendu ta main Razz ]

Lancelot avait toujours son air hautain accroché au visage, air qui ne le quittait que rarement d'ailleurs. Il écouta les paroles de Tor puis celle d'Arthur sans bouger, dans une fixité de sphynx presque irréelle.
Il fut un peu vexé qu'Arthur comparât sa bravoure à celles des autres, car à ses yeux le courage de Lancelot ne souffrait de comparaison avec celui de quiconque sur cette terre. Selon lui, au jeu de la bravoure, seuls les archanges de Dieu pouvaient soutenir la comparaison avec lui.
A tel point qu'il n'était pas rare de le voir figurer en guerrier celeste de Dieu dans ces vers qu'il composait parfois sur lui même. Mais bien entendu Lancelot se considérait plus grand que les archanges, car Lancelot était mortel, lui.
[Hj : et oui c plus fort encore, doute de rien pépère Cool ]

Il commença :

Lancelot : "La bravoure... Il est vrai qu'il n'y a pas d'âge pour la rencontrer et il n'existe qu'une seule façon de la reconnaitre...
Arthur tu as raison ! J'était moi même fort jeune lorsque je me présentais au roi Uther et que j'en vins à occire ton oncle qui voulait me ros..."

Lancelot ne termina pas sa phrase car il se rendit compte qu'il était encore en train de parler à tort et à travers.
En effet rappeler l'épisode de la mort de son parent à Arthur dans le camp du Roi Uther n'était pas très à propos, surtout alors que son retour en grâce était à peine acquis.
[Hj je vous renvois à la bio de Lancelot pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle]
Une bévue c'était assez pour la soirée, inutile d'en ajouter une seconde...

De toutes façons il avait dit ce qu'il avait à dire, tout ce qu'il aurait pu ajouter sur le sujet de la jeunesse ou tout autre eut été une offense à Arthur et cela il ne le voulait point.
Tout en gardant son air fier, il sourit à Tor et lui dit avec sa voix la plus noble :


Lancelot : " Mourir aux côtés de Lancelot est un honneur plus grand encore que de mourir par lui... Mais comme tu sembles t'en souvenir si bien Arthur, je ne refuse jamais à quiconque la chance de prouver sa valeur."

Et il tendit à son tour sa main à Sire Tor Lamorak de Gulis, [Hj arf qu'est ce que c'est que ce nom à charnière] une main franche d'un homme très sûr de sa supériorité.

Lancelot : "Ainsi à la prochaine bataille vous pourrez tenir l'arrière garde de Lancelot."

Ayant lacher la main de Tor, il ajouta d'une voix railleuse qui respirait la franche bonne humeur :

Lancelot : "Et n'omettez point d'emmener vos armes... Une bonne maille vous sera plus utile que vos maillots et troquer votre hochet pour une véritable épée... "

Lancelot se mit à rire, d'un beau rire de chevalier, très content de sa plaisanterie et visiblement très détendu, espérant qu'on le suive sur le chemin, pacifique cette fois, de l'hilarité.

[Hj : incorrigible ce Lancelot Razz]
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Sir Tor
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MessageSujet: Re: Dîner de Cour   Jeu 22 Juin à 11:56

Lancelot lui avait serré la main, tout allait pour le mieux, puis ce dernier rajouta à son encontre :

"Et n'omettez point d'emmener vos armes... Une bonne maille vous sera plus utile que vos maillots et troquer votre hochet pour une véritable épée... "

Ils se mirent à rire tous les deux. La pression était tombée comme s’il ne fut s’agit que d’une bonne blague, que tout cette scène n’avait été qu’une comédie.

-Tenir l'arrière garde de Lancelot ? J’en serai honoré Messire !

Tor souriait encore lorsque son regard se posa, derrière Lancelot, sur une dame les observant. À peine plus âgée que lui. L’élégance, la finesse et la beauté de l'habit de la Dame.
Ses grands yeux bleus tandis et ses cheveux blond foncés mi long tombant en cascades sur ses épaules le fascinèrent.
Tor fut troublé par tant de charmes. Elle lui sembla être un halo de lumière dans cette salle bondée, mais le regard de la dame croisa celui de sire Bedivere, ils s’échangèrent un sourire avant que la troublante ne pose à nouveau son regard sur Lancelot, puis sur lui.
Tor lui adressa un sourire discret et aimable.

« Bon tu ne crois pas que c’est assez d’histoires pour ce soir ? »
Se dit-il à lui-même en cherchant une place où s’attabler, façons de cacher cette timidité soudaine qui s’empara de lui.


[Hj Pas vraiment choisis ce nom à charnière Laughing ]
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Dîner de Cour
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