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 Aide : Les bases de la chevaleries

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Guinevere_old
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Date d'inscription : 01/04/2006

MessageSujet: Aide : Les bases de la chevaleries   Dim 23 Avr à 0:21

Voilà, j'entame une petite série d'aide à la compréhension des mœurs chevaleresques....

Les aspirants au titre de chevalier

N'était pas chevalier qui veut! Même si la chevalerie n'a jamais été une institution réservée à l'aristocratie, les infirmes et les déshonorés tels que les brigands étaient vigoureusement éliminés. Par contre, les personnes de petite naissance pouvaient aspirées à la chevalerie même s'il était peu fréquent qu'un paysan soit adoubé. La majorité des chevaliers étaient nobles, damoiseaux ou fils de chevalier.



L'adoubement du chevalier

Tout chevalier avait le droit de sacrer chevalier autant hommes qu'il le désirait. À l'origine, on adoubait le chevalier autant dans une cérémonie solennelle que sur les champs de bataille. Le futur chevalier était parrainé par un riche comte ou même le roi. C'est lors de l'adoubement que l'on remettait au nouveau chevalier l'armure ainsi que les armes qui lui servirait sur les champs de bataille. Un fois armé, il sautait sur son cheval sans l'aide de ses étriers et démontrait ses talents de maniement d'armes sur des mannequins. Il passait alors dans le monde des adultes. L'Église a, par la suite, fait de ce sacrement une cérémonie religieuse. Une veillée de prière précédait la cérémonie de l'adoubement et on baignait l'adoubé. Lors de la cérémonie, le prêtre bénissait les armes du chevalier et par la suite le chevalier lui-même. On ceignait le chevalier de l'épée et celui-ci dégainait trois fois son épée du fourreau. Le chevalier prêtait serment d'utiliser ses armes qu'on lui remettait pour le service de Dieu et la protection des faibles. Puis, l'adoubeur donnait un baiser de la paix suivi la colée à l'adoubé : il frappait de la paume droite le cou du futur chevalier. Ce geste était donné pour éveiller la foi du Christ en lui. Les nobles ajustaient alors ses éperons bénis et sa bannière sur laquelle était inscrite des bénédictions. Ensuite, il montait à cheval et prouvait son habilité de cavalier en renversant à coups de lance des mannequins nommés quintaines. Pendant deux ans, il se devait de courir les tournois afin de répandre le renom de la maison dont il portait les couleurs.



Le code de la chevalerie

Le code de la chevalerie du temps des Croisades se résume en dix commandements, tout comme le décalogue de l'Église. Il a sûrement été le frein aux personnes qui, sans ce code, auraient été sauvages et indisciplinées.

I Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Église et observeras tous ses commandements.
Cette première règle de la chevalerie est la plus importante de toute. Si on n'était pas chrétien, on ne pouvait devenir chevalier. Le chevalier devait croire en Dieu et avoir en lui plein confiance.

II Tu protégeras l'Église.
Cette règle est le cri d'armes du chevalier. Le chevalier devait servir et défendre l'Église.

III Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
Le chevalier devait défendre tous les faibles aussi bien les prêtres que les femmes et les enfants.

IV Tu aimeras le pays où tu es né.
Le chevalier devait aimer et protéger sa patrie.

V Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
Le chevalier devait être une brave personne. Mieux valait être mort que d'être appelé couard.

VI Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
Cette règle invitait les chevaliers à combattre et haïr les païens.

VII Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le seigneur devait protéger son vassal qui lui en échange, était fidèle à son seigneur. Le chevalier devait aider son seigneur lorsqu'il avait besoin d'aide.

VIII Tu ne mentiras point et sera fidèle à la parole donnée.
Le chevalier ne devait en aucun cas mentir et le respect de la parole donnée allait aussi avec la franchise.

IX Tu seras libéral et fera largesse à tous.
Le chevalier devait être courtois et sage pour tous. Il devait être aussi généreux.

X Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.
Le chevalier devait se faire le défenseur du Bien et le combattant du Mal. Satan est l'ennemi du chevalier.




Les vertus de la chevalerie

Loyauté Le chevalier devait toujours être loyal envers ses compagnons d'armes. Que se soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier doit être présent au combat jusqu'à la fin avec ses compagnons, prêt à les aider en tout temps avec vaillance.

Prouesse Le chevalier devait être preux et posséder une grande vigueur musculaire. La force de l'âme était aussi très importante afin de combattre les redoutables adversaires qu'il rencontrerait lors de ses quêtes. Il devait les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.

Sagesse et Mesure Le chevalier devait être sage et sensé afin d'empêcher la chevalerie de basculé dans la sauvagerie et le désordre. Le chevalier devait avoir le contrôle sur sa colère, sa haine. Il devait rester maître de lui-même en tout temps. Les échecs étaient donc de mise pour le chevalier afin d'exercer l'agilité intellectuelle et la réflexion calme.

Largesse et Courtoisie Un noble chevalier devait partager autant de richesses qu'il possédait avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu'il se rendait à la cour, il devait faire preuve de courtoisie. Il s'efforçait de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il devait aussi la servir fidèlement. La noblesse purifiait en quelque sorte l'âme du chevalier qui dut occire pendant ses quêtes.

Justice Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice par l'épée peut être horrible alors l'humilité et la pitié doit tempérer la justice du chevalier.

Défense Un chevalier se doit de défendre son seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il doit toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qui il croit fermement et loyalement.

Courage Un chevalier se doit de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices. Il doit être à la recherche de l'ultime vérité et de la justice adoucie par la pitié.

Foi Un noble chevalier doit avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l'espoir.

Humilité Le chevalier ne doit pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il doit raconter les exploits des autres avant les siennes afin de leur donner le renom dont il mérite.

Franchise Le chevalier devait parler le plus sincèrement possible.

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Dernière édition par le Mar 25 Avr à 3:20, édité 2 fois
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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: Aide : Les bases de la chevaleries   Mar 25 Avr à 3:19

La formation des chevaliers :

Le jeune enfant appelé à devenir chevalier était généralement placé, pour son éducation, chez son seigneur. Dès son arrivée, on lui faisait rencontrer le cheval à l'écurie, à la forge, à la sellerie, où on lui montrait comment nourrir, soigner et harnacher ce qui serait l'outil le plus précieux de son métier.
Adolescent, il servait d'écuyer aux chevaliers, le mot écuyer venant d' "écu" qui désignait le bouclier. Afin que les chevaliers arrivent en pleine forme sur le champ de bataille, l'écuyer était chargé de transporter son équipement , notamment le bouclier qui était très lourd. En pleine bataille il relevait les chevaliers désarçonnés ou leur amenait une nouvelle monture.

Former un guerrier, rompu à l'exercice de l'escrime à cheval, demandait des années. On leur donnait les chevaux les plus rétifs qu'ils devaient dompter sous l'œil des moniteurs. Ils en sortaient couverts de plaies et de bosses, et beaucoup y laissaient leur vie ou devenaient estropiés. Vers 18 - 20 ans, la cérémonie de l'adoubement consacrait l'état de chevalier. Lors de cette cérémonie, il recevait le destrier, les éperons, l'épée et le manteau, ainsi qu'un geste symbolique, un coup sur la nuque du plat de la main (la colée), plus tard transformé en léger coup du plat de l'épée sur l'épaule.


Le dur entraînement du chevalier

Le chevalier, sans son cheval, n'était rien. Aussi l'apprenti chevalier pratiquait-il souvent les tournois ou la chasse pour apprendre à maîtriser l'art de l'équitation.
On apprenait aux écuyer l'endurance (rester des heures en selle), la ruse, à garder son sang-froid, le courage (tuer un ours à l'épée).

La gymnastique du chevalier :

Sauter, avec son armure, sur le dos d'un cheval sans s'aider des étriers.

Grimper avec son armure sur un cheval au galop en attrapant la main tendue par le cavalier.

Grimper avec son armure tout en haut d'une échelle... par le dessous de celle-ci.

Sauter, en armure, sur un cheval au galop et se retrouver assis en face du cavalier.

Escalader un rocher seulement à l'aide des mains et des pieds (ai-je précisé qu'il était en armure? mdr)


La quintaine était un gros mannequin de paille ou de bois monté sut un pivot qui servait à l'entrainement du chevalier. Lorsque ce dernier frappait maladroitement dessus, la quintaine tournait et lui donnait un grand coup dans le dos.


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