La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 Le chevalier et la terre, retour à Camelot

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MessageSujet: Le chevalier et la terre, retour à Camelot   Lun 21 Jan à 21:01

Le soleil brillait doucement ce jour là. Une petite brise froide témoignait de l'hiver, et quelques morceaux de neiges coulaient dans le ruisseau. La terre était à demi gelée, entre la pluie et la neige. C'était une belle journée.

Le chevalier Lamorak, était appuyé un genou contre le sol. Il était venu d'une tenue blanche, avec une armure légère en dessous, sa fidèle épée à la taille. Il était tout près du ruisseau. Son cheval et ses compagnons étaient non loin de lui et l'observait avec attention.

Lamorak prit un peu de terre dans ses mains, de la boue là ou le sol était encore humide. De l'humus frais qu'il se glissa sur le visage, afin de signifier qu'il était heureux d'être de retour dans cette contrée. Une voix brisa alors la sérénité de ce moment:


-Milles pardons mon Seigneur, mais pourquoi manger vous de la terre? Cela a bon goût?

Le genre de réflexion stupide et ahurissante. Elle avait été soulevée par l'écuyer du chevalier; Erec. Il avait demandé cela naïvement et avec curiosité. Après tout son bon père, le Roi Lak, lui avait confié son fils au bon soin du chevalier Lamorak. Son père lui avait dit d'imiter la conduite du chevalier en tout et pour tout et de bien observer tout ce qu'il faisait, et qu'alors il serait aussi digne et brave que le Seigneur Lamorak. Aussi Erec n'hésitais pas à suivre si brillants conseils.

Lamorak ne soupira pas, il baissa la tête légèrement en signe de désespoir à la bêtise du jeune homme, il avait déjà perdu tous ses soupirs, et plus rien ne l'exaspérait désormais. Il ne répondit pas tout de suite.

Mais pour Meleri c'était tout différent. Ce genre de réflexion l'agacait. Elle poussa un profond soupir et ne s'empêche pas de râler, elle répondit aussitôt avec une voix provocante:


-Il ne mange pas de la terre idiot, ce n'est pas un de ces bestiaux comme tes amis irlandais que tu fréquentes pour t'enivrer! Maître Lamorak ne fait que les réjouissance d'usages que l'on exprime lorsqu'on rentre chez soi!

Elle fit cambrer et hennir sa monture, découragée de tant de bêtises elle fit faire quelques pas à sa bête pour ne pas attendre la réponse du jeune écuyer. Elle fit un mouvement pour ramener sa chevelure sombre, vers elle dans un mouvement charmant et félin avec un regard provocateur à l'écuyer et un petit sourire à Lamorak.

Erec était piqué au vif par la donzelle! Comment un homme aussi respectable que le Seigneur Lamorak pouvait tolérer une détrousseuse de ce genre en leur compagnie! D'abord elle cachait tout sur son passé, et ensuite elle ne cessait pas de l'embêter! Il allait lui répondre lorsque Lamorak prit les devants et l'interrompu.


-Erec ce n'est pas seulement pour exprimer sa joie qu'un homme embrasse et salue la terre. Voit l'humus frais, sauvage ou plus fertile, c'est avant que la saison des semences débutera, que l'on peut à l'odeur découvrir la faveur que Dieu à accorder aux terres et au sol. Un homme qui prétend être un bon seigneur, doit accorder à la terre autant de considération qu'il doit à ses sujets. Car la terre est immuable et sans elle les hommes ne sont rien. Il est important de prévoir si la récolte sera faste ou famélique, car alors le seigneur pourra prendre les dispositions qu'il s'impose lors des saisons suivantes. Pour Dieu, le Roi et la Terre. Voila la devise qu'il convient.

Lamorak ne s'essuya pas la figure, il se releva après avoir déposé l'humus. Lamorak était un noble, mais un noble sans terre, c'est donc avec un peu de nostalgie qu'il effectuait ce geste rituel. Et aussi pour veiller aux intérêts de son suzerain, le roi Arthur. Il imaginait mal le bon roi venir se jeter la figure dans la boue, surtout depuis que la Reine était à la cour! Mais Lamorak était plus sauvage, les intempéries ne le dérangeaient pas. Lamorak avait aussi fait cela parce qu'il était content et heureux de revenir à Camelot, s'y il avait bien un endroit qui pouvait correspondre à chez soi, maintenant c'était bien ici.

Erec sauta de cheval, il regarda Lamorak un moment et s'approcha de la boue lui aussi. Discrètement il prit une bourse et la remplit de cette boue. Si le Seigneur Lamorak avait apprécié la terre de cette façon, c'est qu'elle avait une valeur importante! Cela serait utile d'en conserver un peu pensa t'il. Voilà une bonne affaire cette boue!

Lamorak remonta à cheval, Meleri du Val sans retour, revint près de lui. Elle s'apprêta un départ. Mais espiègle elle lui lança d'abord:


-Jolie décoration mon prince, que diront les dames au château si elles vous voient avec cette terre au visage?

Lamorak habitué à ce genre de taquinerie, lui répondit sur la même note sans se démonter:

-Je croyais que les "sorcières" saxonnes appréciaient les vertus d'un bon bain de boue Meleri... tu n'est pas volontaire pour la démonstration?

Lamorak fit cette référance aux saxons, car il avait libéré Meleri d'une bande de guerriers saxons. Était-elle de ce peuple? Son tempérament sauvage l'indiquait parfois. Mais parfois non... peut-être avait elle été esclave seulement. Lamorak n'avait pas une personnalité très inquisitrice, il respectait le silence des passés tourmentés, car lui même en possédait un fameux...

-Oh mais je laisse cela à celle qui tombera éprise de votre terrible regard mon prince, vous pourrez lui démontrer autant d'affection que vous en avez eu pour l'humus de Camelot...la récolte sera peut-être bonne qui sais?

Quel grâce et quelle ironie dans ses paroles. Meleri était très adroite. Lamorak ne répondit pas, car ce genre de joute verbale avec la jeune femme pouvait durer longtemps. Lamorak lui préférait la joute véritable. Elle ne manquait pas d'esprit à ce petit jeu. Elle adorait jouer sur les mots et provoquer de sa malice parfois beaucoup plus cinglante. Lamorak n'était pas aussi joueur. Il fit avancer sa monture pour reprendre la marche vers le château.... Il y avait encore quelques lieux à parcourir. Erec les rejoignit en tenant la bannière du chevalier, le Lion Gallois sur fond rouge.
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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Le chevalier et la terre, retour à Camelot   Lun 21 Jan à 21:40

[MODERATION : Hep hep hep mon petit, minute.
Il te manque un check pour pouvoir jouer.
Tu as fait une longue présentation, il faut donc du temps pour la lire. (c'est la rançon de l'inspiration)
Aucun membre de l'administration n'était vraiment là ce week end, je peux comprendre que tu sois pressé, mais la patience fait partie des vertus chevaleresques, d'autant plus que j'ai des remarques à faire sur ta présentation.
Merci d'attendre, je verrouille le sujet en attendant.]

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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Le chevalier et la terre, retour à Camelot   Lun 28 Jan à 23:11

[MODERATION : Joueur validé, sujet déverrouillé]

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Morgause_old

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MessageSujet: Re: Le chevalier et la terre, retour à Camelot   Jeu 7 Fév à 10:08

Outre les joutes à mort ou les exécutions publiques, la traque à cours des brigands était l'une des activités favorites des soudards d'Orcanie ... ( Car oui, en effet, les soldats de Mordred étaient mis à contribution lors des journées festives que constituait le châtiment des traîtres, malandrins et autres hérétiques ) . Et pour les chevaliers et hommes d'armes le rituel était toujours le même : les rustres s'enivraient et ripaillaient la veille au soir et partaient en chasse le lendemain . La troupe, plus ou moins importante, s'engouffrait dans la profonde forêt qui faisait face au château de Warminster et tentait de débusquer les bandits qui pullulaient en ces lieux ... Ceci fait, assaut était donné mais de manière a faire s'éparpiller la canaille . La troupe se fragmentait alors en plusieurs petits groupes qui s'élançaient à la poursuite des fuyards . Dès lors la chasse à l'homme pouvait débuter, car aucun quartier n'était fait et le groupe ayant occis le plus de coquins possible se trouvait grassement récompensé ... Par Morgause elle même, qui avait instituée cette scandaleuse pratique . Selon elle cette variante des chasses royales avaient le mérite de faire quelques exemples édifiant, tout en entretenant l'agressivité et la combativité des guerriers du royaume .

Justement suivons l'un des plus loyal homme de main de la diablesse d'Orcanie, suivons "son " poignard et plus fidèle "agent" : Pat Roach .
Un colosse à la barbe rousse, au langage fleurit et aux manières peu policées ... Car ce jour là, le groupe de Roach avait dut s'aventurer sur les vertes plaines de Bretagne après avoir vainement pourchassé une poignée de voleurs en fuite, à la frontière de l'Orcanie ... Aussi Roach était décidé a stopper ses proies avant que celles ci ne puissent se réfugier à Camelot . A la tête de ses hommes, une dizaine de cavaliers, le cornaque, épée en main, haranguait la troupe avant la charge punitrice :

Point de pitié !!
Égorgez moi ces chiens !
Nous pendrons les survivants !!


Les quelques bandits à cheval ou en croupe, bien conscient de jouer ici leur va tout talonnaient leurs montures sans relâche, dans l'espoir de rallier le château royal au plus vite ... Qui voyait la scène à une certaine distance ne pouvait qu'être interloqué par ce nuage de fumée rugissant ( les orcaniens chargeant en meute ) et la poignée de malheureux qui tentaient désespérément de trouver une issue à leur calvaire . Le fer de lance que constituait le groupe de cavaliers talonnait les fugitifs et s'apprêtait a frapper : le "rouleau compresseur" orcanien allait pulvériser ses pauvres victimes .

L'un des fuyards, pris en croupe, chuta et ... fut impitoyablement piétiné par les montures orcaniennes . Un signe de leur chef et les cavaliers, qui arrivaient sur les "talons" de leurs proies, s'écartèrent soudain pour former un V enveloppant autour des brigands ... Pat s'écria :

Une lance !!

L'un de ses hommes s'exécuta aussitôt et après avoir rengainé son épée, Roach se saisit de la pique et ... la projeta avec force sur le fuyard le plus proche : le bougre, frappé à mort, s'écroula au sol . Tandis que ses gens parvenaient eux aussi a occire quelques ruffians, Pat reprit son épée et se rua sur un voleur qui s'était relevé après sa chute de cheval ... Arrivé à sa hauteur il décolla la tête du malandrin : une gerbe de sang éclaboussa cavalier et monture . Et lorsque la nasse se referma enfin, les fugitifs furent châtiés les uns après les autres . Mais ... maintenant à l'arrêt, Pat Roach pesta en pointant du doigt l'horizon :

Là bas !!
Ces deux la essaient de rattraper ce groupe de cavaliers !
Regardez !!


Sans attendre d'ordre les orcaniens se ruèrent à la rencontre du trio que formaient sir Lamorak et ses amis . Qui furent sans doute fort surpris de voir surgir deux individus hirsutes devant eux, implorant leur aide et l'asile de Camelot ... Puis, une nuée de cavaliers maculés de sang . Le sergent Roach rejoignit sans tarder ses comparses, qui avaient formés un cercle autour des voyageurs et des bandits . Pat fut tenté d'ordonner à ses hommes de se saisir des gredins à l'instant, mais finalement, préféra s'adresser à celui qui semblait être un noble seigneur ( Lamorak ) :

Olaa !
Seigneur !
Nous vous prions de vous écartez, afin que nous puissions nous saisir de ces malandrins !!

Au nom de l'Orcanie ! Je vous le demande ! !


Le destrier de Roach martela alors le sol de ses rudes sabots, comme pour appuyer les propos de son maître ... Sa demande, aussi "courtoise" que pressante . Puis l'Orcanien toisa Lamorak, pour le jauger et ... le défier du regard .



http://fr.youtube.com/watch?v=3uBrgUbQs0A Twisted Evil
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