La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 *Epousailles orcaniennes*

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Agravain d'Orcanie_old

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Localisation : Dans son lit ... ( le pauvre bougre )
Date d'inscription : 05/03/2007

MessageSujet: *Epousailles orcaniennes*   Ven 28 Sep à 18:47

Sombre prologue ...


Le royaume d’Orcanie, la tyrannie la plus sanguinaire de Bretagne, était désormais pleinement mobilisé en vue de la cérémonie de mariage entre son prochain souverain, le cadet de la famille royale, et sa douce et frêle fiancée, dame Ophélia ...
D’autant plus qu’était attendu à Warminster les souverains de Bretagne et leurs glorieux chevaliers …
La cérémonie serait également un couronnement, celui d’un prince aussi ambitieux que fourbe : Mordred …
Tyran sans scrupules d’un peuple asservis et avilis, monarque « absolu » d’une contrée belliqueuse sans cesse sur le pied de guerre, contré ténébreuse, ( par trop éloignée de Camelot la lumineuse ), ou le mot même de justice est une hérésie …

Pourtant pour le bon peuple d’Orcanie, écrasé de taxes et d’ impôts de toutes sortes, soumis à la brutalité des soudards composant l’armée royale, et aux exigences du terrifiant monseigneur Florin, premier conseiller du Roy, ( qui a juré d’ évangéliser à marche forcée et dans le sang le royaume ); cette cérémonie serait l’occasion pour lui d’oublier et même de se réjouir …
De s’étourdir dans des fêtes de villages ou de rêver en assistant aux festivités grandioses qui seront organisées à Warminster …
Rien de tel qu’un événement de cette importance pour purger le ressentiment latent que pourraient éprouver les sujets d’Orcanie pour leurs princes et souverains …
Car la menace, l’intimidation ou la violence ne suffisait pas toujours, il fallait aussi, parfois, « acheter » les âmes et les esprits, et offrir moult réjouissances aux masses afin de les canaliser au mieux …
Parmi les événements les plus prisés par le peuple de Warminster : les exécutions publiques ( pendaisons, décapitations, garrottages, écartèlements, empalements, crémations, lapidations, crucifixions, etc … ), mais aussi le grand marché aux esclaves qui était en soit un vrai spectacle ( et -il va sans dire- l’un des symboles de la faillite morale du royaume ), marché qui constituait le paradis des nobles et des bourgeois orcaniens …
De toute manière, même le bonheur et la joie ce décrétait en Orcanie : ceux qui ne voudront point se réjouir seront contraint à le faire !! …

Ainsi donc, c’est toute l’Orcanie qui s’apprêtait a fêter ses prochains souverains et a accueillir dignement le Haut roy de Bretagne : Arthur Pendragon …
Tout les dignitaires orcanien se trouvaient déjà au château de Warminster et ceux-ci n’avaient point été avares de leurs deniers afin de financer la prochaine cérémonie, et ainsi se faire remarquer et ... connaître de leur nouveau roy …
Les serfs et autres gueux avaient été, eux, chargés, sous la direction de « maîtres- ouvriers » de différents travaux d’aménagements propres a favoriser l’accueil du cortège royal …
La voie romaine reliant les frontières du royaume à Warminster fût agrandie, consolidée, puis prolongée, et un arc de triomphe édifié à l’entrée du château royal : celui-ci était surmonté d’un dragon doré et d’un aigle orcanien, symbole de l’alliance et de la bonne entente ( ? ) entre le suzerain de Bretagne et son vassal -et parent …
L’escorte d’Arthur devant immanquablement emprunter cette entrée afin d’accéder à la chapelle royale …
De plus moult fanions et oriflammes aux couleurs de la Bretagne avaient été déployés sur les remparts du château de Warminster …
Bien entendu et pour faire bonne mesure, les arbres aux pendus se trouvant aux abords de la voie romaine avaient été débarrassés des corps qui pourrissaient sur leurs branches …
Dès l’entrée du cortège royal sur le territoire orcanien, des cavaliers du maître des lieux se joindront aux troupes d’Arthur : se chargeant ainsi d’ouvrir la route aux invités de Mordred …
A différents endroits de la voie emprunté par Arthur et son escorte, les sujets du royaume seront « invités » a manifester leurs joies en venant acclamer comme il ce doit les royaux personnages, et a répandre force pétales de fleurs sur leur passage …

Oui tout était fin prêt pour le bon déroulement du mariage- sacre du tyran d’Orcanie et … pour faire oublier le fait que les dirigeants des lieux ne prisaient guère, en réalité, leurs illustres invités …
Ceci à grands renforts de démonstrations d’allégeances et d’attachements, est il besoin de le mentionner ? … ^^


*De par la volonté de sa majesté la régente et celle du haut conseil de la couronne …
Il a été arrêté que votre majesté ne pouvait plus assumer le plein exercice de sa noble tâche …
Pour le bien du royaume et du peuple d’Orcanie, nous vous supplions, sir, d’abdiquer et de transmettre vos pouvoirs au prince Mordred, votre frère bien aimé …
Ce choix vous appartient …*



Le matin du mariage royal, le roy ( en titre ) Agravain, empruntait à pas lent, visiblement pensif, les escaliers devant le mener jusqu'à la grand place du château ...
Celui ci, emmitouflé dans un grand manteau pourpre, se remémorait les paroles fatidiques du seigneur Mortimer, premier conseiller de la reine Morgause et "président" du Haut conseil ...
Si Agravain avait blêmit d’indignation sur le moment, de part les méthodes utilisées à son endroit, il s’était, par la suite, sentie comme délivré d’un poids bien trop lourd et oppressant pour sa frêle personne …
De plus, à quoi bon protester, alors que la réalité du pouvoir lui avait toujours échappé et que son frère cadet n’avait guère masqué ses ambitions depuis la disparition de leur père, feu le roy Loth …
Agravain avait donc accepté de s’incliner, encore une fois et comme toujours : mais avait il le choix ? …
Le jeune homme, qui se rendait à la chapelle, descendait les marches presque à reculons ...
Il allait devoir participer à une comédie des apparences des plus abjecte et se maudissait lui même d'y prêter son concours ...
A l’extérieur, les cloches du lieux saint sonnaient à tout rompre, invitant par la même le bon peuple de Warminster à venir assister à la grande cérémonie …
Le fils de Morgause esquissa un léger sourire : de douces effluves, provenant des cuisines toutes proches, venaient embaumer les lieux …
Car, évidemment, un banquet des plus magistral serait donné à l’issue du mariage royal …

Agravain déboucha enfin sur la grand place et , indifférent aux saluts aussi déférents qu’hypocrites des courtisans venus l’accueillir, il suivit les pages qui devaient le mener à la chapelle, encadré par quelques gardes royaux …
La foule qui se massait devant et aux alentours de la petite église était déjà des plus dense : si bien que les soldats avaient bien du mal a la contenir …
Loin d'être incommodés par la fraîcheur de cette matinée d'hiver, les badauds paraissaient au comble de l'excitation ...
On dut repousser la populace à coups de manches de piques pour ramener le calme …
Voyant cela, Agravain s’immobilisa un instant, puis considéra avec peine ( hj : dans les deux sens du terme ) ce triste spectacle …
Il finit par détourner le regard et gravit bien vite les marches de l’édifice, au sommet duquel d’autres dignitaires serviles l’y attendaient …
Agravain pria, d’un geste, ces seigneurs de se redresser et fixa avec une attention particulière son conseiller et favoris sir Antinéous …
Le Roy se tourna ensuite vers le parvis ou les troupes d’élites du royaume défilaient fièrement, martelant le sol pavé de leurs bottes aux rythmes des tambours dont usaient certains de leurs camarades …
L’arrogante Orcanie paradait et entendait démontrer sa force ! …
Et les oriflammes cramoisies claquants au vent renforçaient encore un peu plus le côté martial de cette démonstration …
La garde s’immobilisa, en rangs serrés, face au souverain et aux pontes orcaniens, puis le capitaine Ganelon déclara à pleins poumons :

Longue vie au Roy et à notre sainte Orcanie !!

Les soldats entonnèrent ce « slogan » à l’unisson, bientôt imités par les sujets de Warminster présents et les dignitaires du royaume …
Agravain s’inclina très légèrement puis se tourna , l’air absent, vers la statue monumentale qui trônait non loin de la chapelle …
Statue représentant le roy Loth terrassant un dragon …
Le jeune seigneur s’attarda longuement sur l’imposant visage de son défunt père , le contemplant à satiété, puis lentement, douloureusement, reporta son regard las vers l’horizon …
Vers l’arc de triomphe sous lequel devrait apparaître, bientôt, le cortège royal …
Déjà on faisait résonner buccins et trompettes, signe annonciateur de l’arrivée imminente du roy Arthur, du glorieux fils de l'illustre Uther …

Agravain, le regard humide mais résigné, attendait avec grande impatience la fin de cette "comédia" …


Dernière édition par Agravain d'Orcanie le Mer 10 Sep à 22:13, édité 3 fois
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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Sam 10 Nov à 23:18

" La vie n'est qu'une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée ...


Acte I, scène 1 : l'arrivée du tyran


De nouvelles sonneries de trompettes et le roulement ininterrompu d'autres tambours incitèrent la foule a regarder dans la direction de trois cavaliers ...
Ceux ci s'avançaient lentement mais résolument en direction des marches de l'église, défilant entre deux rangées de soldats qui avaient plus que jamais grand peine a canaliser les sujets les plus démonstratifs, voir hystériques de Warminster ...

Le cavalier se trouvant au centre du petit groupe et s'en détachant très légèrement, était de par son apparence, un noble personnage ...
Grand, altier, un air fier et crâne, de beaux habits anthracite, brodés de fils dorés, et recouvert d'une cape pourpre cramoisie du plus bel effet ...
Le grand, le beau, le flamboyant, l'inquiétant ... Prince Mordred portait meilleur qu'a son habitude, mais affichait, et plus que jamais, sa morgue coutumière ...
Ce jour était SON jour, le jour de son couronnement, le jour de son triomphe, son jour de consécration ...
Et le jour de son mariage, accessoirement, car la très belle et ... très pale Ophélia ne faisait point encore partie de ses préoccupations immédiates ...
Présentement Mordred paradait, exultait et appréciait grandement l'accueil qui lui était réservé ...
Car en effet ... la foule l'ovationnait et pour cause ! ( si si ... )
Son frère, le roy actuel, et encore pour quelques heures, était si décrié pour son incapacité, et surtout ...
Morgause, leur mère, était si honnît, que l'accession au trône du fils cadet de Loth était vécut, par le bon peuple, comme un évènement béni des Dieux : de nature a apporter bonheur et prospérité à l'Orcanie ...


Longue vie à Mordred !! ... Vive notre roy !!

Était quelques unes des acclamations que l'on pouvait entendre dans la foule, et qui reflétait parfaitement l'espoir que suscitait l'avènement du sulfureux Prince ...
Pourtant ces si aimables sujets n'en feraient certes pas autant s' ils avaient put se douter des pensées qui traversaient l'esprit de l'éternel "sale gosse" ...


*C'est cela ! c'est cela !! ...
Acclamez moi !! acclamez !! ...
Vous n'êtes bon qu'à ça !*


C'est donc fier comme Artaban et en se hâtant avec mesure, que le vil seigneur trottinait gaiement vers son glorieux destin ...
Un rictus carnassier vissé aux lèvres, savourant a satiété son heure de gloire ...
Deux de ses conseillers l'encadraient : Kadoudal et Talbot ...

Kadoudal, l'homme de confiance de Morgause, désormais l'âme damnée du prochain souverain, l'homme de main parfait : discret, retors et d'une rare violence ...
L'homme des basses oeuvres, capable de tout les crimes, si son maître en met le prix ...
Celui ci lorgnait dorénavant sur la charge de sénéchal comme le loup observe sa proie : avec patience et avidité ...

Talbot, lui, qui fut l'ami de Loth, diplomate de son état, dénotait ...
Ses allures et ses manières de grand seigneur faisaient de lui un homme appréciable ...
Mais sa fidélité au royaume et son loyalisme aveugle envers Mordred lui masquaient la triste réalité ...
Il était donc la face présentable de l'Orcanie et son meilleur représentant ...

Le Prince était désormais au pied des marches menant au parterre qui n'attendait plus que lui ...
Il força alors son destrier a exécuter un tour quasi complet sur lui même, et considéra en jubilant la foule massée devant l'édifice religieux ...
Les sabots de sa monture martelant le sol gelé, faisant ainsi écho aux percutions des tambours ...
Percutions au combien lancinantes, obsédantes ...
Martèlement des sabots qui créa bientôt un épais nuage de poussière qui enveloppa l'orcanien ...
Faisant ainsi ressembler Mordred à l'un des cavaliers de l'apocalypse ...

Le tyran sauta à terre tel un félin, puis gravit sans tarder les quelques degrés le séparant de sa douce fiancée, il écarta sans ménagement un page d'un revers de main et ... embrassa sans retenue Ophélia ...
Pour ensuite lui caresser délicatement l'une de ses joues empourprées ...
Il lança ensuite un regard passionné à sa mère Morgause et un simple signe de tête à Agravain, qui semblait d'ailleurs dans son "monde" ...

Bien sûr, le Prince ne pouvait voir ses seigneurs de guerre et autres guerriers, alignés sagement derrière le mur que constituait les "huiles" d'Orcanie ...
Pourtant s'y trouvaient : le puissant Greldinard et la non moins redoutable guerrière picte Erwana ...

Plus loin encore, se tenait la barde Morrigane, qui semblait assister au spectacle avec la prudence et ... l'ironie qui la caractérisait ...

Parmi les dignitaires présent, Mordred remarqua, également, la discrète princesse Anna, l'une de ses cousines, noyée dans la masse ...
Il lui adressa un sourire forcé ...

Évidemment, le prêtre officiant ce jour, l'évêque de Warminster et futur premier conseiller de Mordred était là ...
Florin, l'attitude suffisante et le regard ombrageux, scrutait tout les protagonistes d'un oeil glacial ...
Le Prince le salua de la tête, les yeux brillants d'admiration ...
L'envoyé du Pape était, il vrai, un personnage fort impressionnant ...

A cet instant, le jeune homme n'eut envie d'adresser la parole, dans l'immédiat, qu'à une seule et unique personne : son inspiratrice, son mentor, son modèle ...
Sa mère ...
Il l'étreignit et lui susurra à l'oreille :


Ce jour ...
Est également le votre ...
Mère !


Puis enfin, Mordred, tout sourire, tourna son regard en direction de l'arc de triomphe ou devrait apparaître le cortège royal ...
Figé dans une posture toute ... "césarienne" et ... la main droite crispée sur la garde de son épée ...




L'endroit ou tu t'arrêtes, peu importe .
Arrête-toi ou tu voudras, pourvu que tu te ménages une bonne sortie ... "


Sénèque .


Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Jeu 11 Sep à 3:29, édité 4 fois
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Morgause_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Sam 8 Déc à 7:28

Acte un, scène deux : le triomphe de Morgause



Arrivée en litière à la chapelle, la Reine d'Orcanie avait prit place sans daigner adresser le moindre regard à la cour .
Une cour qu'elle méprisait au plus haut point, et en premier lieux, les anciens partisans ou proches du défunt roy Loth .
Dignitaires et conseillers que la veuve noire n'avait put ou sut écarter ou éliminer ...
Mordred sur le trône, certaines têtes ne manqueraient pas de tomber, très bientôt .
Même les courtisans serviles et empressés la dégoûtait ...
Seuls ses plus proche conseillers trouvaient grâce à ses yeux : pour leurs utilités et non par bonté d'âme ...

Pour l'heure, Morgause exultait intérieurement et ne feignait point l'air réjouit et le sourire triomphant qu'elle arborait : ce jour fatidique, avant tout pour son fils, était également l'aboutissement et le résultat logique de sa stratégie .
Oui, pour elle aussi, cette journée avait le goût de la victoire : certes, contrairement à la situation antérieure, la Reine ne pourrait plus gouverner directement, mais au moins, Mordred agirait pleinement dans le sens souhaité ...
Agravain constituait un "poids mort", un obstacle, même passif à la politique d'Orcanie : ce temps était révolu .
Mordred serait un bien meilleur instrument que son autre fils, instrument autonome mais qui servirait davantage ses intérêts .

Morgause n'était pas inquiète : quitter le trône et s'improviser conseillère occulte de son fils ne la dérangeait nullement ...
Se tenir en retrait ne signifiant point forcément perdre de son influence .
En outre ceci a d'utile que se faisant l'on s'expose beaucoup moins ...
Le nouveau roy aurait besoin d'elle, cela allait sans dire : tant sur le plan politique qu'affectif ...

Car ce n'était point la très belle mais fort pâle ( et fragile ), Ophélia, qui serait de taille à lui faire de l'ombre, et ce, pour longtemps ...
Ophélia, Florin ou quiconque ...

Justement, la reine d'Orcanie croisa soudain le doux regard de la belle enfant et lui fit le plus somptueux des sourires, avant de lui glisser :

Ma chère ...
Votre beauté éclipse toutes les gentes dames et damoiselles ici présentes ...
Et doit très certainement éblouir grandement notre bon peuple ! ...


Puis, Mordred vint saluer comme il se devait, les deux femmes de sa jeune existence : celle qui l'enfanta et celle ... qui devra enfanter ses héritiers .
D'abord Ophélia en l'embrassant avec passion, ensuite sa mère, en lui prodiguant affection et reconnaissance : la froide Morgause faillit presque laisser échapper une larme ...
Celle ci considéra son fils avec amour et lui caressa doucement une joue de ses doigts délicats et finement manucurés ...

Je suis si fière de vous, Mordred, si fière ! ...

La Reine suivis des yeux Mordred qui s'éloignait, un tendre sourire aux lèvres, puis tourna son impérieux regard vers l'arche : elle aussi était plus qu'impatiente de voir apparaître le cortège royal ...
Contempler le visage d'Arthur en ces circonstances serait sans doute ... réjouissant .


Dernière édition par Morgause le Sam 13 Sep à 22:19, édité 4 fois
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Anna_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Sam 8 Déc à 22:10

Avte 1 Scene 3

La princesse insupportable



De loin, il fallait le dire que tout était banal, mais de proche, les réactions pouvaient être vivifiantes. Et oui ! Son tyrannique de cousin se mariait. Pathétique pour l'heure, il faut le dire. La jeune femme, assise au beau milieu de dignitaire, du moins ce qui lui en semblait, avait beau vouloir la moitié de sa conscience, mais elle avait la nette impression de spectacle. Bon laissons les commentaires et le roi tranquilles pour le moment. Encore mieux, il ne l'avait pas remarqué. Anna, son esprit vagabondaient, se perdit dans les couleurs du plafond. Pas très intéressant, mais bon… Tout ceci n'était pas la première fois, qu'elle se perdait dans des fausses illusions. Et dires que des enfants de trois ans et demie rêvaient de ce destin. Trouver le princes charmant ou la princesse, pour ensuite devenir Roy à la tête de Royaume fort et indestructible.

Voila la belle mise en scène de Mordred.

Elle aurait tant voulu ne jamais le connaître,lui, Mordred, le fiston chéri, le cousin aux mille prestiges, mais à la fois , selon toujours notre princesse, fou. Oui, il la gênait, ce qu'elle détestait grandement. De un, elle n'avait jamais rien de mandé et de deux sa solitudes de lui manquait (ou plutôt un ami lui manquait). Perdu aux mile de ses songe, et ayant juste un sourire lorsqu'elle se rappela quelques événements cocasse. Au moins, Mordred avait réussi une chose, pour elle. Il lui rendait un sourire grâce a un des ses pages.

Son air distrait, n'en voulait qu'à son humeur. Et si Mordred voulait juste l'aider… alors là, il y aurait une question certes, très douteuse, entre lui et elle. Et Puis non, C'était impossible. Un long soupir de frustration accompagna le sourire que lui lança son si Gentil cousin.

*Que veux-tu de moi, Mordred ?, pensa, futilement, la jeune princesse. *Les Orcades ? Au combien je te les aurais laissé s'il n'y aurait pas de conséquence en bout de lignes.*

A part la rendre nerveuse et agressive, dans quoi, il était le meilleur avec elle, elle avait une part, mais minime de gentillesse avec lui. Ce sourire, auquel, Anna répondit, signifiait quelques choses. Pour elle, mais pour lui non. Tout au fond, elle ne pouvait pas le détester. De cause, car il lui rendait un grand service et que tout de même elle ne pouvait pas y en vouloir en ce jour de fête. Peut-être aussi cette réflexion n'existerait pas, en elle, si elle pouvait avoir sa confiance. Celle du bon Mordred (s'il existe), mais elle n'était pas encore sur de pouvoir lui faire confiance encore. Les deux ensembles s'était trop fragiles.
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Erwana_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Sam 22 Déc à 1:47

Acte 1, Scène 4


Une guerrière présente de corps, mais pas d'esprit


La jeune guerrière s'entraînait lorsqu'un garde lui avait dit que sa présence était requise. Lorsqu,elle lui avait demandé la raison, celui-ci avait répondit que c'était les épousailles du Roi Mordred …
Elle l'avait que trop oublié …
Elle se dépêcha donc d'aller enfiler une tenue convenable pour se présenter là-bas …
Certes elle trouait cela un peu ennuyant, mais elle devait y aller puisque c'était une sorte de marque de respect …

Elle s'y rendit donc, et elle fut diriger par un page qui lui montra où se placer …
Comme d'habitude, les chefs de guerres étaient à l'arrière et on les voyait à peine …
Et pourquoi, parce que c'était des chefs de guerres et qu'on leur portait moins d'importance lorsqu'ils n'étaient pas dans leur domaine …

Donc, pour tout dire, la guerrière s'ennuyait à mourir …
Elle regarda dans la salle les principaux personnages qui constituaient l'Orcanie …

Il y avait le Prince Agravain …
Elle l'avait rencontré une seule fois, mais elle en avait un bon jugement …
Il était gentil et toujours souriant …

Il y avait aussi la Princesse Anna …
Elle, Erwana n'était pas capable de la sentir et la trouvait pathétique de toujours faire cette tête …
À ce qu'on en disait, celle-ci n'était jamais contente de rien et ne faisait que se plaindre …

Puis elle vit Morgause …
Une brave femme …
Certes un peu trop contrôlant, mais quand même une sage femme et surtout, un modèle pour toutes …
La jeune guerrière sourit en pensant qu,elle aurait aimé avec une mère telle que Morgause …

Son sourire se rembrunit lorsqu'elle vit Florin …
Elle ne l'aimait vraiment pas …
Il avait tout ce qui pouvait ne pas plaire …
Surtout son air prétentieux avec lequel il regardait tout le monde …

Son regard se posa ensuite vers les protagonistes de cette soirée : Mordred et Ophélia …
Pour ce qui était d'Ophélia, Erwana ne l'aimait pas beaucoup car celle-ci soutenait qu'un champs de bataille n'était pas la place d'une femme alors que la jeune guerrière soutenait une opinion différente …

Mordred, par exemple, elle lui reprochait seulement d'être trop contrôlé par Florin, mais même lui ne pouvait rien faire …
Ce Roy était un très bon meneur, tyrannique parfois, mais un très bon meneur …
En plus, il avait toujours était bien franc avec la jeune guerrière …
Il n'avait pas de préjugé à ce qu'elle soit dans son armé …
Il lui avait même donné le grade de Capitaine …
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Jeu 10 Jan à 23:07

Acte 1, Scène V

la Danse de l'Oiseau aux Ailes Brisées


Au deuxième rang de la foule, un peu en retrait, Morrigane avait assisté au triomphe du roi, dissimulée sous une ample capuche qui cachait ses tristes cheveux coupés et sa mine narquoise.
Sur son épaule, un corbeau maussade lorgnait la foule d'un air farouche, reflétant dans ses yeux d'ambre les sombres pensées de sa maîtresse.

Mais aujourd'hui était un jour de fête... Et Morrigane se devait d'être ce pourquoi elle était là à présent, oiseau de feu et de couleurs.

Même si on lui avait coupé les ailes, elle pouvait encore voler.

Et par le jeu et la danse, elle allait le leur prouver.

Il y eut soudain un bref instant de flottement qui plana avec hésitation sur l'assistance, un vide soudain sur l'esplanade; des rafales violentes enroulaient des écheveaux glacés sur la pierre et faisait courir ses doigts bleuis sur les visages de l'assistance. La jeune femme sembla se dessiner par magie sous les pans virevoltant de la cape, comme une ombre portée par les vents.

Des murmures parcoururent la foule.

Morrigane s'avança, sa taille menue se devinant dans les mouvements du vêtement, qui dégringola soudain à terre d'un mouvement d'épaules, dévoilant une courte chevelure rousse qu'on avait ornée de longs rubans rouges et or, qui mimaient les interminables tresses coupées que la jeune femme arboraient auparavant.
Ses jupes, son corsage beaucoup trop léger et échancré pour la saison, les bracelets qui tintaient à ses chevilles et ses poignets, tout portait les couleurs de l'Orcanie.

Ses bras se levèrent, comme les ailes d'un oiseau prêt à s'envoler.

Ah, ils croyaient l'avoir domptée? Qu'ils en avalent leurs crucifix, ces chrétiens.

Ses pieds frappèrent le pavé, et la musique sembla soudain prendre forme en elle, tandis qu'elle dansait dans le vent et le froid, sa silhouette auparavant brisée qui s'animait à nouveau, comme une renaissance.

Les yeux clos, elle dansait, virevoltait, dans un perpétuel bouillonnement de jupes, de perles et de tintements, avec rage, avec passion, délivrant enfin sa colère brûlante dans le mouvement effréné de ses pieds, ses mains tendues vers le ciel, ses cheveux, ses hanches qui faisaient tourbillonner ses jupons autour de ses jambes.

Et la musique, la musique bondissait avec elle, la portait sur ses ailes tout comme Morrigane l'emportait dans son sillage, la musique et ses tambourins, ses harpes et ses flûtes, qui semblaient faire danser les oriflammes et les étendards du haut de leurs mâts.

Et sa voix, la chanson d'une voix vibrante s'envola avec elle, un peu rauque, reprenant un air connu de tous et y replaçant les paroles de souhaits de bonheur aux nouveaux époux.
La musique se fit plus lente, plus chaloupée, accompagnée par le lent déhanchement de la jeune femme qui semblait s'immobiliser lentement, à mesure que sa voix s'envolait, de plus en plus forte.

Quelques pas presque vacillants, comme si la saltimbanque s'était épuisée à danser, l'amenèrent devant les souverains.
Elle tournoya sur elle-même un instant, dispersant ses vœux aux quatre vents, puis tomba aux pieds du roi, à genoux, courbant la tête comme un cygne blessé, en hommage soudain silencieux à celui à qui, somme toute, elle devait la vie.

Pantin d'opérette ivre de pouvoir....

Fantoche roi d'un pays d'ombres...

Haïssable tyran qui l'aurait écrasée d'un coup de talon...

Et pourtant son maître, son roi, son suzerain; son protecteur avant tout.

Et la musique décrût jusqu'à un silence passager, avant que d'autres oiseaux bigarrés ne viennent se poser sur l'esplanade, les mains chargées de balles colorées, de massues et de torches.

Morrigane se releva d'un bond, et courut d'un pas léger rejoindre ses compagnons qui, commençant à jongler, lui firent passer quelques balles qui ne tardèrent pas à quitter ses doigts pour passer entre ceux d'un autre, bondissant de l’un à l’autre, de ces êtres multicolores tout droit surgis d’un rêve, aux habits semés de sequins, aux chevelures tressées et aux allures aériennes et étranges.

Leur petit numéro dura un temps, puis la jeune femme fit passer ses balles à un autres et ramassa une brassée de torches sur le sol.
Une par une elle les alluma, puis les lança à l’un de ses compagnons, une par une, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent tous à faire bondir dans l’air des poignées de flammes bleuies qui dansaient et vrombissaient dans les rafales glacées.

L’hiver était loin, aujourd’hui était un jour de fête !

Dans les chants et les rires, ils jonglaient, les oiseaux des routes aux plumages colorés, les errants sans fin qui offraient au tyran d’Orcanie un peu de leur rêve, prêtant leur ailes moirées à la splendeur mégalomane de leur roi.

Aujourd’hui était un jour de fête… Le petit peuple d’Orcanie avait droit à un peu de joie, un peu de chaleur dans leurs sourires et leurs jeux, dans les prodiges de leurs mains et les flammes qui dansaient, virevoltaient, bondissaient dans l’air froid.

Peut être avait-on cru pouvoir couper les ailes de la Morrigane… Mais elle était là, chantant, dansant, jonglant comme jamais, comme consumant son essence à la flamme de ses tours et de ses pirouettes, s’épuisant dans la danse, écorchant sa voix dans ses chansons, vivante, vivante comme jamais, repoussant au loin les heures de souffrances et son envol brisé.
Comme des cigales dans une fourmilière… Ils étaient là, les enfants de la balle, pour la splendeur de l’Orcanie et la joie du public, ils étaient là, et Morrigane la première, renaissant à la lumière après une traversée de l’ombre.
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Nicolas Florin_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mer 16 Jan à 4:45

Acte 1, scène 6,

Son éminence l'inquisiteur




Nicolas Florin, qui se trouvait décidément fort bien à Warminster, tel un poisson ( d'eau trouble ) dans le marigot orcanien, était installé à son bureau, situé dans la sacristie de la chapelle royale ... Celui ci, indifférent aux clameurs provenant de l'extérieur et du tocsin qui ne cessait de résonner, achevait de rédiger une missive . Un profond silence régnait dans cet endroit confiné, ce qui contrastait singulièrement avec l'agitation ambiante ... Silence seulement troublé par le crissement de la plume d'oie de l'évêque sur la feuille de parchemin et par le léger crépitement de la bougie posée sur la table de travail . De temps à autre, Florin, imperturbable, portait son sombre regard sur le crucifix qui pendait face à lui, soupirait, puis reprenait la rédaction de sa lettre . Celle ci devait être envoyée à Rome, et dans les plus bref délais ...


Son éminence l'évêque de Warminster et premier conseiller du roy Mordred d'Orcanie, à sa sainteté le Pape .



Monseigneur, très saint père,

Veuillez recevoir par la présente le rapport de mes activités en Bretagne, en espérant que vos interrogations trouveront ici leurs réponses .

Dès mon arrivée à Camelot je fus sidéré de voir par mes propres yeux l'état de décrépitude morale, avancée, dont lequel semble être tombée la capitale royale : en ce lieux le paganisme et toutes les hérésies imaginables règnent en maîtres .

Les païens ne se cachent point, ils paradent .
Ils ne complotent point, ou pas seulement, ils gouvernent .
Leur présence autour du trône pour être plus discrète que par le passé n'en est pas moins toujours aussi déterminante .
Et influx sur la politique de la couronne .

Pour preuve le fait que votre serviteur n'ait point été reçu en audience par le Roy, alors qu'à contrario, la grande prêtresse d'Avalon reçoit toujours bon accueil au château .
Ceci est révélateur de l'embarras et de l'ambiguïté du souverain .
On commence également a murmurer que la foi de la Reine elle même, serait bien peu démonstrative .
Quant aux chevaliers du Roy, leurs attachements aux anciennes croyances sont évidentes : les chevaliers sensés défendre la croix et étendre les limites de la chrétienté .
Y compris et avant tout le premier d'entre eux, un certains messire Lancelot Galahad de Bénoïc, petit seigneur armoricain, attaché au service du Roy . Loin de montrer l'exemple à ses pairs, on semble l'absoudre de toutes ses turpitudes . Le Roy, qui lui est très attaché lui voue une confiance aveugle : car c'est bien le mot . Aussi lorsque ce dit messire de Bénoïc s'est il rendu coupable d'une agression particulièrement grave à l'encontre d'une altesse royale, n'y a t-il pas eu de réactions .
Alertée, la Reine s'est tout juste contentée de pousser des cries d'orfraies ou de hausser les épaules : serait ce révélateur de ses propres moeurs et de la "force" de ses convictions chrétiennes ?
Arthur a ici brillé pour son indolence . La princesse Elizabeth aurait elle été tuée que cette affaire n'aurait point eut davantage de retentissement . Ce qui laisse à craindre que ces pratiques ont naturellement cours à Camelot . Et point seulement cela, mais aussi l'adultère, les pratiques sodomites et autres déviances .

Tout cela est la conséquence de la persistance des anciennes croyances et du peu de goût du Roy pour étendre notre foi commune . D'ailleurs comment pourrait il convaincre et entraîner tout un peuple, alors que celui ci est bien incapable de contraindre à la conversion sa propre parente, dame Morgane d'Avalon . Mais, ce Roy, ce chef de guerre , fils bâtard du seigneur Uther, ne tient-il point sa légitimité d'une épée prétendument "sacrée" voir " " magique " " * Florin esquisse un mauvais rictus *, offerte par les prêtresses d'Avalon, par l'entremise d'un prophète dément et sénile ? Arthur est donc l'obligé d'Avalon, sinon son otage : rompre avec les païens lui est impossible . Alors bien sûr celui ci s'est il convertis et a t-il épousé la Reine sous le regard de notre Seigneur . Mais qu'en est il de sa vigueur a évangéliser tout ses sujets et des terres qu'il se refuse a soumettre, à son autorité, puis à notre foi ? Par ailleurs, le Roy ne soutient-il point les seigneurs armoricains, païens pour la plupart, qui en retour reconnaissent son autorité, SON autorité, et non la votre monseigneur .

On raconte que le jeune Arthur combattit les saxons, à la bataille de Badon, avec un écu décoré d'une image de la vierge Marie et qu'il n'aurait du sa victoire qu'à ceci : jolie fable en vérité !
Car ce Roy semble développer sa propre légende, sa propre renommée avec un goût certains, ce qui le rends fort populaire, j'irai même jusqu'a affirmer que ses sujets ... l'idolâtre : tel ... un "Dieu" ?
Ne serait ce point là une dérive qui viendrait rejoindre les croyances dites païennes ? ...

En vérité, je vous le dit ^^ : ce chevalier de Bénoïc est le symbole même de la faillite morale et de la décadence de Camelot, et tends a entraîner ses souverains avec lui, aider en cela par ses congénères dévoyés .

L'infertilité de la Reine, n'est il point un signe divin ?

Qui règne en Bretagne ? Arthur reconnaît il pleinement votre autorité ?

Voilà de graves questions auxquelles je reconnais avec humilité ne point pouvoir répondre .

Déjà les sujets du Roy murmurent, demain, ils protesteront .

Par conséquent, très saint père nous devons exiger d'Arthur qu'il se sépare de ses conseillers païens et rejette le soutien des hérétiques d'Avalon .

Nous devons exiger qu'il consente à ce que la foi de ses chevaliers soit éprouvée .

Nous devons exiger le jugement ou du moins la condamnation symbolique de sir de Bénoïc pour son crime .

Et bien entendu la réaffirmation par Arthur de sa soumission à votre auguste autorité et l'arrêt de tout soutien de Camelot aux seigneurs païens d'Armorique .

Dans le cas contraire nous pourrions envisager d'appliquer un certains nombre de sanctions, à l'encontre de Camelot, qui iraient de l'interdiction pour les évêques bretons de célébrer toutes les cérémonies cultuelles et de séjourner en la cité royale, jusqu'à l'excommunication du Roy, ce qui signifierait que ses vassaux auraient le devoir de se rebeller contre leur suzerain et de le réduire .

Enfin et vous le savez, saint père, j'ai fais le choix de me mettre au service du roy d'Orcanie et je l'assume pleinement . Le seigneur Mordred m'apparaît comme un honnête chrétien, non corrompu par la maladie mortelle qui infecte Camelot . Nous devons le soutenir dans sa volonté d'évangéliser les Orcades et le royaume de Gaurres : je tâcherai, également, de convaincre le roy Arthur de soutenir l'initiative de son vassal d'Orcanie . Ce qui lui permettrait, par la même occasion, d'étendre le domaine royal, et de renforcer son autorité en Bretagne .

Je vous l'assure monseigneur : la mission que vous m'aviez confié sera dûment remplie, très bientôt . Si Dieu le veut .



Nicolas Florin




Pendant que le divin évêque noircissait fébrilement sa missive pour le Pape, son aide, le jeune Amadéo était apparut dans la petite pièce .
Le garçon ( qui est muet ) attendit patiemment que son maître daigne se préoccuper de sa présence ... Lorsque Florin reprit un peu d'encre pour parapher sa lettre, il remarqua la petite silhouette et le gratifia d'un sourire complice .

Oui ! mon jeune ami ! oui, nous y allons !
Un instant je te prie !


Après avoir signé la missive, déposé un peu de "sable", enroulé le parchemin puis enfin apposé son sceau et donc cacheté la lettre, Nicolas tendit le précieux document à Amadéo ...


Va porter ceci à un page du Roy, puis rejoins moi devant le parvis !
Allez, ne tarde point !


Le gamin opina du chef et son maître lui caressa affectueusement la joue avant de le laisser filer . Il le regarda sortir en courant de la sacristie, puis se frotta les yeux en soupirant, avant de se décider a se lever ... Florin pouvait faire son apparition sur le parvis et son arrivée fit sensation ... Simplement vêtu d'une robe de bure sombre, le capuchon rabattu sur la tête, mais paré d'une dignité et d'une grâce peu commune, l'homme de Dieu en imposait assurément .
Celui ci était comme pourvu d'une étrange "aura", et bien peu osait soutenir son regard fixe et hautain : même certains grands d'Orcanie baissèrent les yeux ou s'inclinèrent au passage de l' évêque .
Tous ici avait conscience d'apercevoir enfin celui qui serait très bientôt "l'homme fort" d'Orcanie, puisque pourvu de pouvoirs étendus, tant spirituels que politiques ... Florin s'inclina à son tour, et tour à tour ^^, devant ces majestés et altesses : s'attardant sur son maître, pour qui il commençait a nourrir une réelle affection .
Bien évidemment il grimaça en apercevant l'amazone picte ( Erwana ), puis esquissa un mince rictus à la vue d'une Morrigane sautillante et bondissante .

*mon jolie petit oiseau ... apprivoisé !
je saurai te faire chanter ta sainte leçon, ne t'inquiète point, mon doux merle !*


Puis, tous se tournèrent vers le même point de mire : le convoie royal ... Le regard plus fixe et brillant que jamais, l'évêque officiant sourit, soudain, à pleines dents .

*voyons voir ... si l'homme est fidèle à sa "légende" ...*

Puis, enfin, croisa les bras ...


Dernière édition par Nicolas Florin le Sam 13 Sep à 23:11, édité 2 fois
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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Lun 25 Fév à 3:37

Acte Premier, Scène Sept


La nymphe au regard d'émeraude






Ophélia apparut dans l'embrasure de la chapelle peu de temps avant son fiancé, le terrible Loup d'Orcanie, le tyrannique Mordred Pendragon, neveu du Grand Roy de Bretagne. Celui-ci ne tarda guère à la rejoindre, et fougueux et passionné qu'il était, démontra à son peuple tout l'amour et la dévotion qu'il avait pour sa douce mie. La fragile nymphe des profondeurs océaniques répondit timidement à cette marque de tendresse, par un sourire mal assuré.

La belle demoiselle portait une robe dont le tissus rouge vin recouvert d'un très fin voile diaphane blanc, aux reflets dorés. De la dentelle avait été cousue à son col carré, qui dévoilait la naissance d'une poitrine jeune et ferme, ainsi qu'au bas de sa tunique et à la terminaison de ses très amples manches, qui tombaient lourdement jusque sur le parvis du lieu Sacré. Ces deux dernières dévoilaient deux avant-bras, dissimulés sous une nouvelle manche (cette fois-ci moulante), qui se terminait en pointe sur sa jointure centrale.
La robe était élégante, bien que fort simple. Elle lui sayait à merveilles, soulignant les traits féminins de son corps.

Ses suivantes avaient déposées sur ses hanches généreuses une mince ceinture d'un métal jaunâtre. Elle ceignait les gracieuses courbes de la dame, puis tombait à l'avant, sur le tissus de sa robe.
Là où se joignait les trois points centraux de la ceinture était accrochés une lune d'ambre, qui scintillait à la vive lumière du soleil.

Ces mêmes femmes s'étaient plut à lui donner un air antique, en peignant sur son divin visage de minces lignes qui tourbillonnaient et qui se joignaient artistiquement. Cette pratique de ce peindre le visage était de moins en moins répandu dans le royaume...

Sa chevelure rousse avait été montée en hauteur sur sa tête. Quelques tresses auxquelles avaient été raccrochés des perles d'ambre tombaient ici et là, et des rubans, toujours dans les tons propre à la noblesse, se mêlaient à la complexité de sa coiffure. Ses joues empourprées par le froid hivernale, lui donnant l'un de ses airs de jeune pucelle.






Ophélia, intimidée par cette assistance nombreuse, riva son regard d'émeraude vers le sol recouvert d'une fine couche de neige blanche... À l'intérieur de ses petits souliers, elle remua ses orteilles. Quel miracle! Elle les sentaient encore...


Lorsqu'elle retrouva tout son courage, D'Aurey releva son regard de nymphe, mais cette fois... elle le porta sur son fiancé.

C'est en voyant son séduisant soupirant qu'elle sentit son coeur fondre. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle, simple fille d'un comte d'une contrée étrangère, veuve et vierge, déclarée atteinte de folie, puis sorcière possédée, allait épouser cet homme, ce prince, duquel elle était tombée sous le charme lors de l'une de ses nombreuses crises... D'un seul regard, il avait fait chavirer son existence. Et ce, à jamais.

Ophélia était une femme fragile, beaucoup trop pour le poids qu'une reine se devait de porter. Mais étrangement, l'oisiveté qui émanait de sa belle personne contrastait avec la détermination qui brillait dans son troublant regard. Il était à la fois si peu agréable à affronter... et à la fois si captivant! Cela intriguait la Cour... ne sachant encore qu'en penser. Cette femme qui usurpait la place de l'héritière légitime de l'Orcanie était-elle une sorcière, pour avoir si facilement charmée le grand (et terrifiant) Mordred?
Tout s'était déroulé si vite... et la noblesse ne savait que croire de cette femme qui devra assister leur nouveau souverain.
Ils avaient peur... voilà! Elle ne ferait probablement pas le poids! Mais sa beauté les sidéraient... Elle semblait être un océan de contraire.


En cette froide journée d'hiver, la comtesse était sereine. Et c'est dans cet esprit de paix qu'elle accueillit l'honneur qu'on lui accordait.
Ophélia Villon d'Aurey allait prendre pour époux le neveu du Grand Roy de Bretagne. Et c'est à ses côtés qu'elle demeurerait, pour toujours. Pour le meilleur et pour le pire.



Ravie et transportée, la belle ne cessait d'observer les alentours, comme une enfant découvrant le monde... un nouvel univers, une place aux côtés de son tendre aimé.
Elle se raccrocha à l'image de sa belle-mère à l'air si satisfait.

- Je vous remercie, Ma Dame. dit elle, naïve. Avec votre chance, peut-être aurai je le privilège de conserver ma beauté avec le temps...


Dernière édition par Ophélia d'Orcanie le Dim 14 Sep à 1:18, édité 1 fois
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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Lun 3 Mar à 17:52

HJ : Nous sommes désormais fins prêts a recevoir les royaux personnages ainsi que Morgane : quand vous voudrez king
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Arthur_old
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 4 Mar à 17:53

[C'est noté! Je prépare une réponse de mon côté que j'espère poster sous peu mais je préfère prévenir que mon planning étant plutôt chargé il ne faudra pas s'attendre à un rythme de postage élevé! C'est à prendre... ou ben... à prendre, c'est comment ça, je peux pas faire mieux! Razz

A Ophélia: est-ce que tu pourrais réduire ton avatar stp pour qu'il ne déforme pas les cadres du forum? Merci!^^]

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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 4 Mar à 18:36

C'est parfait ! Ce topic est fait pour durer Razz

Je précise que les invités ne sont pas tenus de donner un titre à leurs posts ou de les "numéroter" ( acte, scène, etc ... ) Wink

Et oui Ophé, on réduit, très chère, on réduit Smile
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Ophélia d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 1 Avr à 5:04

[ Oulah lah lah! Moi qui me suis absente plus d'un mois...! Toute decue, je constate que l'eau est plutot... stagnante Razz !!
Voila, j'ai change mon avatar! Vous preferez? Il fait bien pour l'epoque? Pas trop venitien a votre gout? ] scratch
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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 1 Avr à 17:38

*Se réveille en sursaut Sleep affraid *

Tutur est là ?! tutur est là !? bounce


*Considère Ophé *

Ah c'est toi ! Smile


Prévenez moi quand nos invités seront arrivés ma mie ... Wink

*Se rendors* Sleep



Et pour l'avatar on en parlera en privé Razz
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Reine Guenièvre_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Dim 27 Avr à 20:47

Acte Premier, Scène Huit


La Royne de Bretagne





Enfin la Reine de Bretagne pointa son minois à la cérémonie du Mariage de la demoiselle Ophélia et du neveu de son époux. Guenièvre avait été à ces épousailles à reculons et s’était longuement préparée. Après tout elle était reine et devait impressionner, c’était aussi son devoir. Être à elle seule une représentation du pouvoir royal, lui donnait une certaine envie d’être présente. L’étiquette lui commandait d’entrer en première. Accompagnée de ces dames d’honneur, elle fit son entrée.

Rayonnante, ses cheveux répartis en deux grappes nattées de part et d’autre de son visage, encadrant ses traits d’icône. Sa carnation blanche était relevée par ses cheveux noirs.


Elle avait revêtu pour ce jour si particulier une robe blanche dont les motifs étaient relevés de fils d’or. Il fallait impressionner, c’était ce genre de sentiment qu’elle avait voulue inspirer avec de genre de vêture. Sa robe de dessous était bleue très pâle et sa ceinture d’orfèvrerie était parsemée de ce qui semblait être des saphirs. Elle avait de plus couvert ses cheveux d’un voile qui tombait au sol, aussi bas que ses manches, et portait un cercle d’or, qui symbolisait sa couronne, pour seul bijou.


Elle avançait ainsi sous les regards, accompagnés de quelques Dames de sa cours, fière et droite, un demi-sourire aux lèvres, le regard droit. De temps à autre elle gratifiait un quidam d’un sourire plein découvrant des dents de perles qu’elle soignait à la cendre. Celui-ci pourrait dire qu’il avait croisé le regard de la reine de Bretagne et cela lui mettait du baume au cœur. Au moins ces gens auraient été heureux de sa royale présence. Pas à pas elle se rapprochait de la place qu’on lui avait désignée, une place d’honneur, à côté de son époux.
Il n’était pas entré ensemble, le roi ne la suivrait pas de loin, elle le savait, le meilleur pour la fin. Ensuite l’ennuyeuse cérémonie pourrait commencer.
Guenièvre n’avait eu aucune envie de venir, car d’une elle n’aimait pas vraiment les mariages, plus long et ennuyeux que trois messes d’affilées, et le trajet ne l’avait guère enchantée, plusieurs jours de voyage, en litière sur des mauvais chemins, longs, ennuyeux, et en supportant les palabres parfois insipides de ses Dames d’honneurs.

De plus cette situation la ramenait à la sienne, peu enviable, deux ans de mariage, pas l’ombre d’un héritier en vue. Elle savait quelle pression pesait sur ses épaules, elle savait qu’elle devait donner un fils au roi.
Mais elle avait beaucoup de mal à partager la couche de son époux. Elle savait qu’on pouvait la taxer de stérilité. Et cela ne confortait pas sa place ni celle de sa famille. Parfois elle se disait qu’il fallait qu’elle fasse des efforts, après tout Arthur n’était pas méchant, il ne l’avait jamais maltraité, mais ses passions étaient plus fortes et Arthur ne faisait pas parti de ses passions. Et ses efforts se soldaient par des échecs, elle trouvait une excuse et rien ne se faisait. Alors pas d’héritier, et pas d’enfants non plus. De plus la jeune femme avait une peur panique des affres de l’accouchement, elle savait que de nombreuses femmes y laissaient leurs vies, et elle ne voulait pas à dix-neuf printemps trépasser d’une si sotte manière. Et il lui semblait qu’Arthur non plus, la peur de la perdre semblait plus forte qu’un fils. Et elle en profitait pour faire tarder ce moment.

Elle en était là de ses noires pensées lorsque ses yeux rencontrèrent la fameuse mariée. Vraiment cela tombait à pic. Mais on disait qu’ils s’aimaient. C’était tout le mal qu’elle leur souhaitait. Côte à côte ils étaient bien mal assortis, elle savait la futur épousée jolie un peu folle. Mais tout s’effaçait car elle était resplendissante tant la joie l’auréolait en ce jour.

Dame Ophélia, rayonnante au côté d’un mari imprévisible. La jeune Reine sourit à la jeune mariée elle lui glisserait un mot gentil habile et bien choisit après la cérémonie, pour le moment, elle attendait avec impatience, pour une fois que son époux la rejoigne, pour qu’elle ne se sente plus de glace dans une assistance dans laquelle elle se sentait si étrangère. Elle prit place toujours assez stoïque lançant quelques regards, impassible, droite, hautaine et fière. Ses dames prirent place derrière elle, et la Reine, posa ses mains croisées devant elle regardant droit devant elle, comme une vierge blanche, immaculée, aussi inaccessible que désirable.
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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Lun 9 Juin à 12:39

[ Bon allez cassez vous de là, Momo ne joue plus, donc y a plus de mariage! ! ]

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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mer 18 Juin à 20:39

*sort de son lit, hagard*

Mais nan ! Mad


Jouez, jouez que diable ! Twisted Evil

*se repieute et prends un calmant* Sleep

Si tutur veut bien poster Very Happy
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Julien
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Jeu 19 Juin à 3:51

[Il faudrait d'abord savoir si ton retour est ferme et définitif... Ensuite, vu que tout ceci date un peu, je ne sais pas trop si cette affaire sera menée à bien ou pas. C'est à voir.]

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Arthur_old
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Ven 20 Juin à 0:00

[Je sais, je sais que c'est à moi! Razz Mais voyez, j'ai mis tous vos posts précédents sous Word pour y répondre tranquille et quand j'ai vu que ça faisait déjà 16 pages (Verdana 10), j'ai eu la nausée et j'ai fermé.
Maintenant à chaque fois que je le vois, j'ai encore la nausée alors je pèse ce qui presse, ce qui presse moins et ce topic finit toujours au fond du panier... Voilà ce qu'il en est en toute honnêteté! lol!
Ne vous méprenez pas, j'ai bien tout lu et c'est bien 16 pages de très bonne qualité de jeu, mais j'aurais juste aimé (et mon emploi du temps aussi) qu'il y en ait moitié moins! Razz
Bref, ne vous en faites pas, je vais répondre bien évidemment mais ça m'embête un peu que la notion de plaisir en soit totalement occultée, après tout pourquoi faire du rp si ça a le goût d'une vieille ostie éventée?!
Ma réponse arrive donc... Wink Ceci dit, je doute qu'à ce rythme nous ayons fini en Orcanie dans l'année 2026, je propose donc qu'on ne s'étale pas pour avoir un rendement efficace! Razz]

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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Ven 20 Juin à 19:36

Je pense pouvoir poster au moins une fois par mois, c'est pourquoi j'ai répondu présent au dernier recensement ...

Et c'est quand tu veux tutur Wink

Désolé que la cuisine orcanienne te soit aussi indigeste Razz

Entre temps Morgause réagira peut être à l'arrivée de Guenièvre queen
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Agravain d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Ven 1 Aoû à 1:13

( summers hj ) : Vacances ! j'oublie tout, il n'y a rien à faire du tout sunny


Sleep
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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Dim 24 Aoû à 9:03

Acte II, scène I :

L'accueil des royaux personnages





Tout se déroulait, à cette heure, pour le mieux ...

L'Orcanie, le turbulent vassal de la grande Bretagne, tout en faisant le meilleur accueil à son suzerain, affichait sa puissance, en plein expansion ... Le luxe qui fut étalé à cette occasion rappelait les richesses que pouvait receler ce royaume ... Comme un aperçu des possibilités financières du futur souverain ... Le roy Loth avait unifié les différentes seigneuries d' Orcanie afin de forger un véritable royaume, son successeur ferait fructifier ces acquis ... Arthur devait être conscient que l'Orcanie serait d'autant plus loyal que son autonomie ( ou souveraineté ) très relative, était respectée ... C'était l'un des prétextes dont comptait bien user Mordred à l'avenir, pour déstabiliser le trône du haut roy ...

Pour l'heure donc, c'était jour de fête et de concorde même ... La maison d'Orcanie devait afficher une image idyllique d'unité et de fraternité ... Une image avenante et chaleureuse à l'encontre des altesses bretonnes ... Les royaux fiancés se devaient, eux, de rayonner et d'éblouir leurs invités ... La belle Ophélia et son prince adoré filaient, encore, le parfait amour ... Tant la passion fiévreuse et irréfléchie qui les avaient saisis à Camelot n'était point encore retombée ... Deux têtes folles unit pour le meilleur et surtout pour le pire, voilà ce que disait la rumeur publique ( et souterraine ) à Warminster ... L'affection entre les deux jeunes gens était bien réelle, même si le sens orcanien de la dramaturgie amplifiait cette réalité ... Peut être, dans l'esprit de Morgause, s'agissait-il, subtilement, de mettre cette harmonie en valeur, de l'exposer plus de raison afin ... que le couple royal souffre de la comparaison ... Couple qui semblait dissimuler ses "tiraillements" derrière une attitude compassée et formelle au possible ...

D'ailleurs ... N'était il pas curieux, voir incongru, que la haute reyne s'avance, seule, vers ses hôtes orcaniens ? ... N'était ce point révélateur du mode de fonctionnement de ce couple ( encore "infertile" ) ? ... Soit Guenièvre menait la danse ( et portait les braies ), ce qui remettait en cause l'autorité du brave Arthur, soit ce dernier ne pouvait supporter d'avoir son épouse à ses côtés ... Toujours sous son nez, dirons nous un peu trivialement, ( le haut roy était il un ... "ours" ^^ ), ce qui, pouvait, en dire long sur le degré d'entente régnant entre les nobles souverains ...

Toujours est il que ...

La divine reyne fit sa glorieuse apparition, entourée et suivie par toute une troupe de suivantes et autres petits pages ... Parée de ses meilleurs atours ( symboles de son rang et ... de sa vanité ? ), belle, tout simplement belle, resplendissante et digne comme une déesse grecque, Guenièvre s'avançait ! Mordred, qui se tenait en haut des marches de l'édifice, et qui nourrissait les pires préjugés à son endroit ... En était quelque peu troublé . Il esquissa un léger sourire ironique, comme épaté, malgré lui, par tant de prestance ... Mais il ne fallait pas paraître sur la "défensive", surtout un jour tel que celui ci ! Le prince décida donc, subitement, d'aller à la rencontre de sa tante, par alliance ... Il descendit à grandes enjambées les quelques marches qui le séparait de la reyne, son large sourire s'agrandissant à mesure qu'il approchait de celle ci ... Puis arrivé à sa hauteur, devant elle, alors qu'il la dominait de sa taille de "géant", Mordred mis un genoux à terre ...


Majesté ...

Il abaissa la tête, gravement, et le cercle doré autour de son crâne fut alors exposé au soleil : il miroita avec intensité ... Telle une sainte auréole ... Le prince releva la tête, affichant de nouveau un visage des plus ravi ... Il se saisit de la main droite de Guenièvre et l'effleura de ses fines lèvres ... Puis, tout en se redressant, s'empara des deux mains de la jeune femme ... Mordred toisait sa reyne avec affection ...

Ma tante ...

Le regard de l'orcanien se mit alors a briller, et avec hardiesse, mais sans aucune brusquerie, celui ci embrassa Guenièvre sur les deux joues ... Ses mains étaient toujours dans celles de la reyne et le prince resserra son "étreinte" ... Comme ému par sa propre audace, il rougit abondamment, un rictus figé sur les lèvres ... Avant de s'incliner .

Soyez la bienvenue, à Warminster !

Mordred relâcha avec délicatesse les blanches mains de la reyne, puis lui proposa son bras ... L'invitant ainsi a avancer avec lui ...

Je vous en prie ...

Le prochain souverain d'Orcanie, et futur tyran sanguinaire, reporta son attention vers sa douce fiancée, qui se tenait un peu plus haut ... C'était le but principal de l'ascension : la présentation à la haute reyne de Bretagne, de la demoiselle Ophélia ... Agravain, le roy encore en "exercice", se chargerait d'accueillir leur oncle Arthur ...

Et cette ascension se fit au son des trompettes, au rythme des tambours, sous les vivats d'une foule de plus en plus compacte et enthousiaste .


Vive la Reyne !


Orcanie !!


Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Jeu 11 Sep à 3:53, édité 1 fois
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Morgane_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 9 Sep à 0:34

Le retour de la tante prodigue !



Voilà bien des mois que Morgane n’avait plus donné signe de vie à Warminster. Ni autre part d’ailleurs. Etait-ce bon où mauvais pour ses chers condisciples. Elle se riait déjà de voir la tête que ferait son adorable neveu quand il apprendrait son retour entre les murs du royaume de Bretagne. Pour l’heure, elle se préparait encore, ses serviteurs tremblant autour d’elle tant sa nervosité de retrouver le royaume se faisait sentir.

Quelques heures plus tard, l’ « empoisonneuse », franchissait le seuil du royaume devancée et succédée par la suite royale de son cher demi-frère. Elle avait accepté l'invitation de ce dernier à rejoindre sa cour mais grimaçait chaque fois que ses pas frôlaient ceux de cette chère Guenièvre. L'envie de faire trébucher cette royale cruche lui démangeait les membres. Mais il ne serait pas bon de provoquer un drame devant son adorable demi-frère. Aussi concentra-t-elle son esprit sur les futures retrouvailles à Warminster. L'endroit lui faisait tout de meme froid dans le dos. Il est vrai que pour une prêcheuse de l'ancienne religion, se retrouver face à une église n'était pas très glorieux.

Allait-elle reconnaître du beau monde ? Pourrait-elle s’amuser ? Telles étaient les questions que se posait, tout en marchant, Morgane de Pendragon.

La prêtresse d’Avalon parvint enfin devant les imposantes portes de la chapelle. Sa longue robe pourpre flottait devant elle et émit un léger frottement contre les dalles du sol lorsqu’elle s’arrêta. Passant sa main dans ses cheveux, elle toussota légèrement, faisant signe au serviteur d’annoncer son arrivée :

« Morgane de Pendragon, duchesse de Tintagel ! »

La « duchesse » tapota sur l’épaule du valet qui sursauta :

« Et grande prêtresse d’Avalon ! »

Morgane se mit à sourire du sursaut de ce frêle laquais. Même après de longs mois d’absence sa renommée avait encore son poids sur les petites gens du royaume. Maintenant, elle attendait sagement que les grandes portes s’ouvrent et lui offrent une entrée sinueuse comme elle aimait les faire.

Mais soudainement, elle s'arrêta net. Une église. Elle allait rentrer dans une église ! Sacredieu ! Elle, une prêcheuse de l'ancienne religion allait devoir rentrer dans un lieu qu'elle excécrait par dessus tout ! Prenant une grande inspiration, elle suivit des yeux, depuis le battement des portes qui s'ouvrirent lourdement devant elle et elle s'avança jusqu'au parvis. Devant, un homme semblait attendre quelque chose. Elle s'arrêta. Ce serait peut-être un prétexte pour retarder son entrée dans ce lieu maudit.
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Agravain d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Mar 9 Sep à 2:28

Agravain tressailli en apercevant la haute reyne ... Cela faisait déjà plusieurs années qu'il ne l'avait plus vu ... Du temps ou il tentait de devenir chevalier et ... échoua assez piteusement ... Loth avait, en effet, souhaité ( à toute force ) faire de son fils le plus malingre, un combattant émérite ... Alors que celui ci se destinait à la prêtrise : pour le "doulx" Prince l'échec fut autant cuisant que ... libérateur . Agravain pu ainsi quitter Camelot diminué mais délesté d'un sacré poids ... Mais après quelques mois d'études au sein d'un cloître perdu dans les plaines verdoyantes d'Orcanie, la triste réalité se rappela à son bon souvenir : on lui apprenait que son père le roy Loth avait trépassé et ... que sa couronne lui revenait ! Le choc fut rude et ... le ( petit ^^ ) prince, devenu souverain, ne supporta point la pression exercée sur ses frêles épaules ... Déjà mentalement fragile, le pauvre Agravain faillit sombrer dans la démence ... Incapacité qui convenait parfaitement à sa mère Morgause, trop contente de devoir gouverner à sa place, et en son nom ... Seulement, à la longue, tout ceci ne fut plus du goût des grands barons d'Orcanie et ... du très ambitieux prince Mordred . Celui ci exigea le trône et " l'optima mater" ne pu qu'accepter ... Si la veuve noire souhaitait que son rejeton préféré devienne son plus bel instrument, il lui fallait la couronne : rien de moins ! Morgause finit par céder, persuadée de conserver une place prépondérante à Warminster mais certes moins en vu, et donc, ce faisant, moins exposée ... Agravain pouvait donc souffler et ... espérer exercer, un jour, la vocation qui lui tenait tant à coeur ... Toutefois il lui faudrait se remettre de ses récentes émotions ... Mais quoi de mieux qu'un cloître épargné par les intrigues de cour pour ce faire ? ...

Pour l'heure ... Le prochain ex roy d'Orcanie, se réjouissait de revoir la divine reyne de Bretagne, sa chère tante par alliance, dame Guenièvre de Carmélide ... Et était fort satisfait de l'accueil empressé et courtois que lui fit son terrible frère Mordred ... Cependant, Agravain se demandait ce qui retardait autant son oncle le haut roy ... Peut être souhaitait il laisser la préséance à son épouse ? ... Certainement même, Arthur n'était il point le souverain-chevalier par excellence et l'humble "serviteur" de sa belle amie ? ...

Toutefois le prince lettré n'eut guère le temps de méditer sur ce "mystère", puisqu'il vit à ce moment même, sa tante Morgane s'avancer dans sa direction ... "Fou" de joie à l'idée de serrer sa parente dans ses membres peu développés, Agravain alla à sa rencontre, contourna le garde vers qui se dirigeait la prêtresse et ... l'accueillit à bras ouverts :


Ma tante !!

Bienvenue !!

Quelle joie, vraiment, quelle joie !!


Et il la pressa contre son coeur ^^ ... Comme lorsque, enfant, le jeune prince venait se réfugier auprès de Morgane, alors que ses parents le délaissaient et que ses frères ne cessaient de se railler de lui ...

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Mordred d'Orcanie_old

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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   Sam 5 Sep à 0:05

Oeuvre inachevée...
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MessageSujet: Re: *Epousailles orcaniennes*   

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*Epousailles orcaniennes*
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