La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 Héloïse et Abélard

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Arthur_old
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MessageSujet: Héloïse et Abélard   Sam 17 Mar à 17:33

Puisque nous en sommes à parler amour courtois, j'avais envie de vous faire partager une des plus belles histoires qu'il y ait jamais eu, celle d'Héloïse (1101-1162) et d'Abélard (1089-1142). Elle, nièce de chanoine, issue de l'aristocratie, qui avait 15 ans au moment de sa rencontre avec Abélard, poète, philosophe et précepteur par nécessité. Une relation qui a vite dépassé le stade du "maître à élève", ils se sont aimés en secret bien évidemment, mais leur amour fut percé à jour et ils furent contraint d'être séparés.
Ils s'unirent donc devant Dieu en secret toujours et conçurent même un enfant qu'ils nommèrent _en fins lettrés et savants qu'ils étaient_ Astrolabe. Mais leur union ne resta pas longtemps cachée: l'oncle d'Héloïse fit châtrer Abélard qui dut se faire moine et Héloïse devint elle abbesse.
Leur amour ne s'est jamais éteint malgré ces épreuves et ils ont échangés une correspondance des plus passionnées et des plus touchantes, d'une sensualité surprenante.
En voici donc un extrait (sachant que leurs lettres étaient incroyablement longues), le langage n'est pas toujours limpide, mais ça vaut vraiment le coup! Pour résumer, Héloïse exprime ici sa peine à imaginer la mort de son aimé, l'injustice qui leur a été faite par les hommes de leur amour que Dieu pourtant a béni et enfin son incapacité à oublier leur passion charnelle et sa honte de se dire pénitente alors qu'elle n'arrive pas à éprouver de la culpabilité pour ses pêchés passés.
Personnellement, je ne m'en lasse pas! Wink





Héloïse II

Unico suo post Christum, unica sua in Christo



Je m'étonne, mon unique, que, contrairement aux règles de l'usage épistolaire, — bien plus, contre l'ordre naturel lui-même des choses —, tu aies pris sur toi, dans l'en-tête même de la salutation épistolaire, de me placer avant toi, la femme, sans doute, avant l'homme, l'épouse avant le mari, la servante avant le maître, la moniale avant le moine, et, avant le prêtre, la diaconesse, avant l'abbé, l'abbesse. En effet, l'ordre juste et convenable est que ceux qui écrivent à des supérieurs ou à des pairs placent les noms de ceux à qui ils écrivent avant le leur ; si, au contraire, ils écrivent à des inférieurs, ceux qui précèdent par la dignité précèdent dans l'ordre de la rédaction.
Ceci aussi, nous l'avons reçu non sans peu d'étonnement : celles à qui tu aurais dû apporter le remède de la consolation, tu leur as apporté un surcroît de désolation, et les larmes que tu aurais dû apaiser, tu les as fait jaillir. Qui d'entre nous, en effet, pourrait entendre, les yeux secs, ce que tu as placé vers la fin de ta lettre, en disant : « S'il arrive que le Seigneur me livre aux mains de mes ennemis, au point qu'assurément triomphants, ils me mettent à mort », etc. Ô, mon bien-aimé, comment as-tu pensé de telles choses dans ton esprit, comment as-tu supporté de dire de telles choses sur tes lèvres ? Que jamais Dieu n'oublie à ce point ses petites servantes, de les garder en vie après toi ; que jamais il ne nous accorde une vie qui serait plus insupportable que tous les genres de mort ! C'est à toi qu'il convient de célébrer nos obsèques, à toi qu'il convient de recommander nos âmes à Dieu et de lui envoyer en avant celles que tu as rassemblées pour Dieu, afin que tu ne sois plus troublé par aucune inquiétude à leur sujet et que tu nous suives d'autant plus joyeux que tu aurais été désormais plus assuré de notre salut.

Épargne, je t'en prie, seigneur, épargne des paroles de ce genre, par lesquelles tu rends très malheureuses des femmes déjà malheureuses, et ceci même, le fait que nous vivons, quelle qu'en soit la qualité, ne nous l'enlève pas avant la mort. « Á chaque jour suffit son mal », et ce jour-là apportera avec lui, à tous ceux qu'il trouvera, assez d'angoisse, enveloppé de toutes les amertumes. « Pourquoi est-il, en effet, nécessaire, dit Sénèque, d'appeler le malheur », et de perdre la vie avant la mort ?

Tu demandes, mon unique, dans le cas où, par quelque accident, tu finirais ta vie loin de nous, que nous fassions ramener ton corps dans notre cimetière pour que ton souvenir toujours présent t'obtienne assurément une plus riche moisson de nos prières. Mais vraiment, comment peux-tu soupçonner que ton souvenir puisse jamais glisser loin de nous, ou quel temps conviendra-t-il alors pour la prière lorsqu'un trouble extrême n'autorisera plus aucun repos, quand notre âme aura perdu le sentiment de la raison et notre langue l'usage de la parole, quand notre cœur affolé, plus irrité, pour ainsi dire, contre Dieu lui-même, que résigné, l'apaisera moins par les prières qu'il ne l'irritera par ses plaintes ? Pleurer, voilà ce qui restera seulement alors à des malheureuses ; il ne leur sera pas possible de prier, et il faudra nous hâter de te suivre plutôt que de t'enterrer, dans l'idée que nous sommes nous-mêmes bonnes à partager ta sépulture plutôt que d'y pourvoir. Alors qu'en toi nous aurions perdu notre propre vie, toi nous quittant, nous ne pourrons plus vivre en aucune façon. Mais plaise au ciel que nous ne puissions pas même vivre jusque là ! Le propos de ta mort est déjà pour nous une sorte de mort ; que sera donc la réalité elle-même de cette mort si elle nous trouve ? Que jamais Dieu ne permette que, restant en vie, nous acquittions ce devoir envers toi, à savoir que nous venions à ton secours par ce service que nous attendons entièrement de toi ; fasse le ciel que ce soit à nous de te précéder dans la mort, non de te suivre !

C'est pourquoi, je t'en supplie, épargne nous ; épargne au moins, mon unique, celle qui est tienne, en t'abstenant assurément de telles paroles par lesquelles tu transperces nos âmes comme par les épées de la mort, de telle manière que l'agonie, qui vient avant la mort, est plus pénible que la mort elle-même. Un cœur brisé par le chagrin n'est pas apaisé ; un esprit envahi de troubles ne peut être sincèrement libre pour Dieu. Je t'en supplie, n'empêche pas ce service divin auquel tu nous as particulièrement consacrées. Tout événement inévitable qui, lorsqu'il arrive, doit apporter avec lui une immense douleur, il faut souhaiter qu'il vienne soudainement, pour qu'il ne tourmente pas longtemps à l'avance d'une crainte inutile celui à qui on ne saurait porter secours d'aucune providence. Et en considérant bien cela, un poète prie Dieu en ces termes :

« Qu'advienne soudainement tout ce que tu prépares, que l'esprit des hommes
ne voie pas le destin futur ; qu'il soit permis d'espérer à celui qui a peur. »

Mais quoi, toi perdu, que me reste-t-il à espérer ? Ou quelle raison me reste-t-il de demeurer dans ce pèlerinage, où je n'aurais aucune consolation si ce n'est toi, et aucune autre consolation en toi si ce n'est le fait même que tu vis, puisque tous les autres plaisirs venant de toi m'ont été interdits, moi à qui il n'est même pas autorisé de jouir de ta présence pour que je puisse quelquefois être rendue à moi-même ? Ô ! — s'il était permis de dire cela — Dieu cruel pour moi en toutes choses ! Ô clémence inclémente ! Ô fortune infortunée ! Elle qui a déjà épuisé contre moi tous ses efforts et ses traits au point qu'elle n'en a plus pour se déchaîner contre les autres ! Elle a vidé sur moi un plein carquois, si bien que les autres redoutent désormais en vain ses batailles ; et s'il lui restait encore quelque trait, elle ne trouverait pas en moi une place pour me blesser. Parmi tant de blessures, elle craint une seule chose : que je ne mette un terme à mes tourments par la mort ; alors qu'elle ne cesse de me tuer, elle redoute cependant la mort qu'elle hâte elle-même.

Ô misérable des misérables ! malheureuse des malheureuses ! Élevée en toi au-dessus de toutes les femmes, j'ai obtenu la plus haute distinction ; précipitée de cet endroit, j'ai souffert jusqu'au bout une chute d'autant plus pénible en toi et en moi également ! En effet, plus haute est la distinction de celui qui monte, plus pénible est la chute de celui qui tombe. Laquelle parmi les femmes nobles, puissantes, la Fortune a-t-elle jamais pu placer devant moi ou rendre égale à moi ? Laquelle renversa-t-elle et a-t-elle pu achever de douleur à ce point à la fin ? De quelle gloire elle m'a accompagnée en toi ! quelle ruine elle m'a apportée en toi ! Combien impétueuse pour moi elle s'est montrée dans un sens et dans l'autre, au point de n'avoir eu aucune mesure dans les biens comme dans les maux ! Pour me rendre la plus malheureuse de toutes, elle m'avait rendue auparavant plus heureuse que toutes : ainsi, au moment d'évaluer tout ce que j'aurais perdu, les gémissements me consumeraient d'autant plus grands qu'auraient été grandes les pertes qui m'auraient écrasée, ainsi la douleur des biens perdus succéderait d'autant plus grande qu'aurait été grand l'amour des biens acquis qui avait précédé, et ainsi l'extrême tristesse du chagrin mettrait un terme aux joies d'une extrême volupté.

[...]

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Dernière édition par le Sam 17 Mar à 17:45, édité 2 fois
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Arthur_old
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MessageSujet: Re: Héloïse et Abélard   Sam 17 Mar à 17:39

Et plaise au ciel que j'aie la force de faire une pénitence digne de ce péché en particulier, afin que, du moins par la longueur de ma contrition et de ma pénitence, je puisse, en quelque sorte, donner une compensation en retour à cette souffrance qui fut la tienne de la blessure qui t'a été infligée ; et ce que tu as souffert un moment dans ton corps, puissé-je, moi, pendant toute ma vie — comme il est juste —, le supporter dans la contrition de mon âme et, de cette façon, te donner satisfaction au moins à toi, si je ne le peux à Dieu. Car s'il me faut vraiment reconnaître la faiblesse de mon très misérable cœur, je ne trouve pas par quelle pénitence je pourrais apaiser Dieu, lui que j'accuse toujours d'une extrême cruauté pour cette injustice ; et, rebelle à sa volonté, je l'offense par mon indignation plus que je ne l'apaise par la satisfaction de ma pénitence. Comment peut-on aussi parler de pénitence pour les péchés, aussi grande soit l'affliction du corps, si l'âme conserve encore la volonté elle-même de pécher et brûle des désirs d'autrefois ? Il est certes facile pour quiconque de s'accuser soi-même en confessant ses péchés ou même de frapper son corps dans une réparation extérieure ; mais il est très difficile de repousser son âme loin des désirs des plus grandes voluptés. Voilà pourquoi, même le saint homme Job, alors qu'il avait d'abord dit avec raison : « Je lancerai ma parole contre moi-même », — c'est-à-dire : je délierai ma langue et j'ouvrirai ma bouche par la confession en accusation de mes péchés —, aussitôt ajouta : « Je parlerai dans l'amertume de mon âme » ; et en expliquant cette parole, saint Grégoire dit :

« Il y en a qui confessent leurs fautes à haute voix, mais qui pourtant ne savent pas gémir dans leur confession et qui disent en riant des choses dont ils devraient pleurer. Aussi… celui qui dit détester ses fautes, il lui reste, c'est nécessaire, à les dire dans l'amertume de son âme pour que cette amertume elle-même punisse tout ce que la langue accuse selon le jugement de l'esprit. »

[...]

Mais ces plaisirs des amants auxquels nous nous sommes livrés ensemble m'ont été à ce point doux qu'ils ne sauraient ni me déplaire ni disparaître avec peine de ma mémoire. De quelque côté que je me tourne, ils s'imposent toujours à mes yeux avec les désirs qui les accompagnent, et ils n'épargnent même pas mon sommeil de leurs images trompeuses. Au milieu des solennités mêmes de la messe, lorsque la prière doit être plus pure, les représentations obscènes de ces voluptés s'emparent totalement de ma très pauvre âme, au point que je suis plus occupée de leurs turpitudes que de la prière ; alors que je devrais gémir des fautes que j'ai commises, je soupire plutôt après les plaisirs perdus. Et non seulement les actes que nous avons faits mais aussi les lieux et les moments où nous les avons faits ensemble sont à ce point gravés dans notre cœur avec toi, que je les refais tous avec toi dans ces circonstances mêmes et que, même dans mon sommeil, je ne peux m'en reposer. Souvent aussi, les pensées de mon cœur se laissent prendre aux mouvements mêmes de mon corps, et elles ne se gardent pas des mots qui m'échappent. Ô que je suis vraiment malheureuse et tout à fait digne de cette plainte d'une âme gémissante : « Homme infortuné que je suis ! qui me délivrera de ce corps de mort ? » Plaise au ciel que je puisse aussi ajouter en toute vérité ce qui suit : « La grâce de Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur. »

Or, dans tous les états de ma vie — Dieu le sait ! — , c'est toi que je crains plus encore d'offenser que Dieu, c'est à toi que je désire plaire plus qu'à lui-même. C'est ton ordre qui m'a entraînée à prendre l'habit religieux, et non l'amour de Dieu. Vois quelle vie malheureuse et plus misérable que toutes je mène, si je supporte tant de choses ici-bas en vain, pour n'en recevoir aucune récompense dans la vie future. Longtemps ma dissimulation t'a trompé, comme aussi beaucoup d'autres, au point que tu as pris mon hypocrisie pour de la piété : et voilà pourquoi, en te recommandant surtout à nos prières, tu me demandes à moi ce que j'attends de toi. Je t'en prie, ne présume pas tant de moi, afin de ne pas cesser de m'aider par ta prière. Ne me juge pas en bonne santé, afin de ne pas m'enlever le bienfait d'un médicament. Ne crois pas que je ne manque de rien, afin de ne pas tarder à m'aider dans le besoin. Ne pense pas que je suis forte, afin que je ne m'écroule pas avant que tu ne me soutiennes chancelante.

[...]

Téméraire est le jugement de l'homme dans ce qui est seulement réservé à l'examen de Dieu. D'où il est aussi écrit : « Ne loue pas l'homme pendant sa vie », pour ne pas louer assurément un homme au moment où, en le louant, tu ne peux plus le louer. Ta louange envers moi est d'autant plus dangereuse pour moi qu'elle m'est plus agréable ; je suis d'autant plus séduite par elle et je m'en réjouis d'autant plus que je m'applique à te plaire en toutes choses. Je t'en prie, aie à mon sujet plus de crainte que de confiance, pour que je sois toujours secourue par ta sollicitude. Mais surtout maintenant, il faut que tu aies peur, au moment où plus aucun remède ne me reste en toi pour mon incontinence.

Je ne veux pas que tu dises en m'exhortant à la vertu et au combat : « La vertu s'accomplit dans la faiblesse » et « Il ne sera pas couronné celui qui n'aura pas combattu loyalement ». Je ne cherche pas la couronne de la victoire ; ce m'est assez d'éviter le danger. On évite plus sûrement le danger que l'on fait la guerre. Dans quelque coin du ciel que Dieu me donnera une place, il fera assez pour moi ; là personne ne jalousera un autre, alors que suffira à chacun ce qu'il aura.

[...]

[La lettre continue ensuite par des citations de prophètes que je vous épargnerez et qui n'apporte pas grand chose que de montrer la grande culture de notre auteur(e)]

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Lancelot du Lac_old
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MessageSujet: Re: Héloïse et Abélard   Dim 18 Mar à 2:11

[HR : si tu me permets un petit flood d'approbation ma chère Toto, mais je suis entièrement d'accord avec toi et depuis fort longtemps en plus.

J'ai lu cette histoire il y a longtemps et j'ai été très impressionné. Impressionné par Héloïse parce que j'ai découvert à l'occasion de cette lecture qu'une femme pouvait aimer à la manière d'un homme, enfin disons à la manière dont moi je conçois l'amour masculin.
(Je pourrais développer mais j'ai pas envie : on ne livre pas ses secrets à tout le monde. Razz )

Donc Oui ce fut une révolution mentale pour moi, révolution de la manière dont je pensais les femmes.

Donc oui, je vous le recommande. Lisez les, relisez les ces lettres et merci Toto Wink (sinon jolie bannière, j'y suis donc elle est bien Cool ]

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Guinevere_old
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MessageSujet: Re: Héloïse et Abélard   Dim 18 Mar à 13:41

Là t'en as trop dit ou pas assez Lex...
Et à moi, tu pourras me le dire ton secret, à moi? Après tout, on est de la même famille Razz
Jvoudrais savoir comment aime un homme... allez... stp Sad





C'est sûr qu'Heloïse devait avoir un sacré caractère king Etre opposée tout d'abord au mariage que désire Pierre après la naissance de leur fils, faut être sûre de soi, au moyen-âge Razz

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Chacal d'Orcanie_old



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MessageSujet: Re: Héloïse et Abélard   Sam 19 Déc à 19:18

Dans la réaliter il y a un collège qui s'appelle le collège Pierre-Abélard
qui se trouve a Vallet en Loir-Atlantique.
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