La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
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 Guenievre

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Guinevere_old
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Nombre de messages : 699
Date d'inscription : 01/04/2006

MessageSujet: Guenievre   Lun 3 Avr à 21:14

Nom : Guenièvre, "le blanc fantôme".

Classe sociale : Reine de Bretagne, épouse du Roi Arthur.

Âge : 19 ans, presque 20.

Histoire : Toute jeune fille, Guenièvre était le joyau de la famille. Surprotégée par son père, le chevalier Leodagand, elle n'a jamais connu tout ce qui avait attrait de près ou de loin au mal ou à la turpitude. Nul besoin de dire qu'aucun homme ne l'approchait à moins de cinquante mètres : Léodagand veillait personnellement à la garder chaste pour son époux et son époux seul. Et en cela, il ne faisait nul confiance aux hormones masculines, ne seraient-ce que celles d'un simple écuyer.
Guenièvre passa donc une enfance des plus heureuses. Sans histoire, sans tracas qui ne sortent de ceux de la vie quotidienne d'une jeune fille.

Jusqu'a il y a peu, elle n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler un chevalier, hormis ceux qu'elle entrevoyait aux banquets, cachée dans la cuisine à jouer les serveuses, ou bien du haut des tourelles, à voir partir son père et ses compagnons au loin.
Et bien, lorsqu'elle eut 16ans, elle fut servie. Pour on-ne-sait quelle raison, plusieurs chevaliers firent le siège de son château. Un siège aussi terrible et violent qu'il fut court. Cependant, loin d'avoir peur, Guenièvre ne quittait pas un seul instant de ses yeux grands ouverts la scène de bataille, là-haut, du donjon.

Elle remarqua d'amblée un jeune homme fougueux, qui repoussait d'arrache-pied les assiégeants, il était seul, et leur allié.
Derrière sa fenêtre, la jeune fille surexcitée applaudissait à chacun de ses exploits, sautillant comme un pinson tandis qu'on agonisait en bas : c'était la première fois qu'elle admirait un fait d'arme.
Par de là, le jeune homme devint plus grand qu'un géant et plus terrible que la Mort, les flammes et les hommes se couchaient à son passage, formant une haie d'honneur au sauveur de la Carmélide. Car oui, il lui sembla qu'il la sauva à lui seul.

Les yeux de Guenièvre étaient embués, émue à ce point de la magnificence d’un être tel qu’elle ne l’aurait jamais soupçonné.

Le soir même, la paix rétablie, on fit une grande fête au château, et, fait important, Guenièvre y fut conviée. On lui apprit que le jeune homme se nommait Arthur, et que les assiégeants étaient des chevaliers rebelles qui lui avaient refusé obéissance. Ils avaient attaqué le domaine de son père, un des premiers à prêter allégeance au jeune homme. A présent, Arthur les avait fait tous ployer. Guenièvre ne chercha pas à comprendre pourquoi son père devait lui obéir, car cela lui parut une évidence : elle l'avait vu au combat, aussi beau qu'un roi barbare.

Elle le chercha des yeux dans la foule et le vit à l'écart avec son père. N'hésitant pas un instant, elle partit les rejoindre, guillerette.
Là, que ne fut sa surprise de voir comme il semblait si jeune ! Tout ce décor de guerre disparu, ce n'était plus qu'un gamin des plus banals. Ses blessures au visage furent bien la seule consolation de son admiratrice : c'était bien le même vaillant. Pas de doute, c'était le même. Il la dévisageait d'une étrange manière, qui la déconcerta quelque peu... Certainement que Léodagand remarqua leurs béats et silencieux échanges, car il ordonna à sa fille de soigner les blessures d'Arthur, un sourire amusé aux lèvres. Honneur qu'elle accepta et dont elle s'acquitta avec entrain.

Malheureusement, sa première déception ne fit que s'accroître : Arthur ne pipait mot, et rougissait dès qu'elle approchait le tissus humide de son front. Lorsqu'elle eut fini, il ne lui avait pas encore adressé la parole. Déçue, Guenièvre lui lança un regard encourageant, auquel il ne répondit point, les lèvres hésitantes. Il était nettement moins beau et nettement moins terrible que quelques heures auparavant. La jeune fille fronça les sourcils et s'éloigna, cela n'allait pas lui gâcher la fête. Elle dansa avec tous, rit avec chacun, feint ignorer qu'Arthur l'observait sans oser l'approcher.

Tous les chevaliers restèrent quelques temps encore, plusieurs semaines, peut-être pour mettre à l’épreuve l’hospitalité légendaire de son père, qui sait ? Toutefois celui-ci ne faillit pas à sa réputation, partant bien souvent faire le tour du domaine en compagnie du sauveur mi preux mi pleutre.

Un jour qui ne fut sans doute pas si beau que cela, il vint lui annoncer de but en blanc : "Guenièvre, tu seras l'épouse d'Arthur, roi de Bretagne, d'ici deux ans".
Que cet enfant fut roi de Bretagne ne la choqua pas tant que ça. La nouvelle de devenir épouse fut bien plus foudroyante. Mais cette éducation maternelle consciencieuse ne l’avait-elle pas préparée depuis sa plus tendre enfance à ce statut ?
Le Blanc Fantôme accusa le coup la tête haute, et partit dans sa chambre, n’acceptant que la présence de sa jeune servante.

Etre reine ! Etre reine de qui, de quoi ? Devoir supporter ce poltron qui accepta avec empressement la main que lui offrait son père ! Mais ne l’avait-elle vu vaillant ? Il était Roi de Bretagne après tout. Rien que pour ça, elle lui devait le respect...

Et ces deux années, où elle fut d’autant plus surveillée qu’elle était promise, furent consacrée à s’en persuader. Elle le respectait, mais il y a une chose qu’elle ne pouvait faire, c’était l’aimer.

Un beau jour, on vint la poudrer, la draper, la coiffer, milliers d’abeilles butinant autour d’elle, la préparant pour la procession qui devait la mener à Camelot. Elle n’avait pas revu Arthur depuis le siège. Avait-il changé ? Comment était-ce, là bas ?



Cela fait à présent presque deux ans qu’elle vit en tant que Reine de Bretagne à Camelot. Elle se souvient encore parfaitement de son arrivée au château, presque féerique : le rêve de toute jeune fille. Quelle demoiselle ne serait pas enchantée, émerveillée, par ces hauts murs blancs ? Quelle demoiselle ne pleurerait de joie à l’accueil tonitruant des habitants ? Quelle demoiselle ne sentirait son cœur bondir dans son sein par son entrée triomphante sous une pluie de pétales de rose ? Guenièvre fut cette demoiselle, et ce fut sûrement son plus beau moment passé à Camelot. La vue même d’Arthur, mûri, joyeux, qui lui tint la main pour descendre de sa haquenée ne lui procura que bonheur.

Les épousailles ? Royaux. Splendides. Il n’empêche que Guenièvre aurait bien voulu ne pas en être l’actrice principale. De ce souvenir, il ne lui en reste plus que l’amertume. On peut simuler l’amour, mais on ne peut le forcer. Arthur devait l’aimer, sûrement, et il lui offrit les plus beaux des cadeaux, croyant peut-être la combler… Elle ne l’était pas. Elle n’était simplement pas prête, toute jeune fille, à faire des concessions alors qu’elle n’avait pas encore vécu.

Alors elle apprit à être reine, et elle l’est, désormais. Mais elle est aussi une mauvaise épouse, quoique ce n'est qu’en pensées ou en galanteries… pour l’instant.

Psychologie : Si Léodagand la nomma « Blanc Fantôme » ce dû être pour sa peau, car Guenièvre n’a rien de pur. Son éducation stricte a sûrement renforcé considérablement cette envie de vivre. Car enfin, ce penchant pour l’adultère résulte simplement d’un amour de la vie et d’une envie de profiter d’elle au maximum, ce qu’elle ne peut faire au grand jour, étouffée et réprimée par ce mariage.
Aussi en veut-elle particulièrement à Arthur, époux absent et simplement époux, qui pourtant lui prodigue plus de soins qu’un mari n’a le devoir de le faire à sa femme dans les mœurs du moyen-âge. « Suit la, elle te fuit, fuit la, elle te suit ». Guenièvre, enfant, rêvait (que pouvait-elle faire d’autre ?) d’un homme viril, hardi, élégant, la perfection même. Ce rabaissement continuel d’Arthur pour sa personne, causé sans doute par l’amour qu’il lui porte, la tend donc plutôt à le mépriser, dans ces moments il lui semble en effet faible et lâche.
Et si sûrement la jeune femme n’est pas encore passée à l’acte adultère même, c’est peut-être qu’elle n’a pas trouvé cette perfection fantasmée.
Guenièvre a un grand sens pratique, et est généreuse de nature : ces deux traits en font une reine juste, et fière. Car fière, elle a appris à l’être durant ces deux ans de règne, elle a appris à se montrer digne de son rang et à ne pas dévoiler ses sentiments à tout vent.
En effet, l'orgueil n'a rien de naturel chez elle, Guenièvre est jeune, pétillante, versatile, mais elle n'a rien d'orgueilleux ou d'insoumis de nature. Ce respect qu'elle doit forcer aux autres, par une morgue de reine, elle a dû l'apprendre, et en joue parfois.
Car oui, enfin, elle en joue : un de ses traits qu’elle ignore peut-être, c’est qu’elle est le machiavélisme dans sa plus pure forme. Elle a une capacité d’analyse qui échappe à beaucoup de monde et à elle même en particulier, mais son peu d’expérience dû à son jeune âge étouffe quelque peu ce qui aurait pu devenir un énorme atout ou un danger.

Physique : la petite touffe brune qui la caractérisait petite a disparu. Guenièvre n’est plus une touffe, c’est la fierté de Camelot. Le port altier, la taille fine qu’elle n’hésite pas à souligner encore plus, une cascade de cheveux noirs aux reflets roux qui accentue son teint de lait. Elégante, elle a le visage harmonieux et de grands yeux noirs, lui donnant un air naturellement bienveillant. Ses pommettes rosissent facilement, ce pourquoi elle apprécie particulièrement se poudrer. Peut-être son cou est-il trop grand, mais la perfection n'est-elle pas la définition même du commun? Ce trait l'allonge encore, et lui donne un air des plus gracieux. De plus, ses cheveux épais qu'elle aime à laisser libres couvrent ses épaules et adoucissent cette caractérisitique.
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