La Bretagne au VIe siècle, terre de mythes et de légendes. Arthur règne sur Camelot, entouré de ses Chevaliers...
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Ven 9 Mar à 16:23

Pâle et tremblante, la pauvre martyre entra de peine et de misère dans la plus spacieuse et majestueuse chambre de toute la maisonnée.
Mais elle n'en remarqua rien. Elle n'avait guère le goût de s'attarder à des choses aussi futile.
On l'avait chassé, poursuivit, traqué puis battue!
Elle avait été mal traité! Elle! La belle comtesse! L'éphémère petite nymphe au regard de feu! Elle, si petite, si douce, si délicate, si imprévisible...

Une servante la conduit jusqu'au lit, où elle put s'asseoir, tandis qu'une autre femme s'affairait à allumer un grand feu.
En attendant, on lui recouvrit les épaules d'une large couverture en fourrure de loup.

Une demoiselle au ventre légèrement enflée par une première grossesse entra dans la chambre, portant dans ses bras un bassin remplit d'eau chaude.
Elle adressa un sourire bienveillant à sa nouvelle maîtresse que lui rendit tristement la comtesse.

-Le plus dur est passé désormais, lui dit-elle. [color=Magenta][/color]Maintenant, soyez digne et affronter les prochains périples avec d'avantage de force et de détermination.
Nous vous assisterons, moi et ma mère, tout au long de votre guérison. Je suis Adèla...


Ophélia se contenta de lui sourire et se laissa nettoyer. La gentille Adèla lui nettoya le visage, à l'aide d'un savon fait de lait de chèvre et de fleurs de lavande, qu'elle rendit tout aussi blanc qu'auparavant (si on oubli les eccymoses!).

Puis, on déshabilla la bien-aimée de Mordred et lui lava le corps. Pendant ce temps, la pudique jeune femme trembla, tant de froid que de honte. Elle n'était pas habituée à ce genre de traitement. Mais elle décida de dissimuler ses émotions... en tant que future reine, elle devrait s'y habituer. Et elle le ferait, par amour pour Mordred.
Elle était prête à tout pour que leurs âmes s'embrasent et ne forment qu'une seule entité. Et elle y parviendrait... après une bonne nuit de sommeil.

La mère d'Adèla était une très vieille femme, qui aurait très pu être sa grand-mère. C'était une croyante de l'ancienne religion, qui lui apporta des soins beaucoup plus efficace que ceux d'un médecin.
Elle avait enduit les blessures de ses pieds meurtrient d'un beaume maladorant, mais qui lui avait instantanément fait du bien.

On lui avait ensuite fait enfiler une robe digne de son rang. Il s'agissait d'une robe rouge, au col carré. Une longue traîne s'étendait derrière elle et l'encombrait. Elle était certe habituée à porter de beaux vêtements, mais beaucoup moins extravagant que celui-ci.
La richesse du velours la fit rougir. Et cela ne parrut pas inaperçut et elle se vallut quelques moqueries (toujours polies et courtoises) d'Adèla.

La jeune mère l'aida ensuite à se coiffer. Ensemble, elles lui remontèrent les cheveux en une tresse roulé légèrement au dessus de sa tête. Quelques mèches tombaient ici et là.
Adèla osa même lui mettre quelques rubans...



_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Mordred d'Orcanie



Nombre de messages: 692
Localisation: Warminster en Orcanie
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 10 Mar à 5:27

On frappa à la porte des appartements de la reine Morgause, désormais occupée par Dame Ophélia ...
Une servante vint ouvrir et Mordred fit son apparition, il considéra sa douce amie avec émotion, puis lança, à l'attention des quelques personnes présentes en ces lieux :



Veuillez disposer je vous prie ! ...


Les servantes s'inclinèrent puis s'éclipsèrent prestement ...

Le roi des Orcades contempla ( hj : oui c'est le mot ! Embarassed ) Ophélia en esquissant un tendre sourire ...
La noble mise de la comtesse accentuait et mettait magnifiquement en valeur sa grande beauté ...
Et les quelques bleues ou ecchymoses qui apparaissaient ici ou là sur son jolie visage, ne gâtaient aucunement l'attrait de celui ci ...
Et cette beauté, cette noblesse, cette grandeur naturelle ne pouvait être que le fidèle reflet de l'âme de Dame Ophélia, Mordred n'en doutait pas ...

Cependant, le souverain était actuellement partagé entre différents sentiments contradictoires ...
Celui ci était bien entendu tout simplement heureux et émue de revoir sa chère Ophélia ...
Mais Mordred était également irrité, troublé par la conduite précipitée de celle qu'il aimait ...

Aussi le regard bienveillant et attendri du roi se durcit brutalement et son doux sourire finit par disparaître pour faire place à une moue irrité et désapprobatrice ...

Mordred se planta devant Ophélia, la fixa avec un oeil inquisiteur, rejeta sa cape en arrière, croisa les bras et se décida à parler :



Ophélia ...

Je suis, il va sans dire, plus que ravi de vous revoir et me réjouis de pouvoir contempler votre douce et noble personne ...
Toutefois votre attitude irréfléchie et imprudente m'irrite grandement et me chagrine ...

Aussi je vous serez grée de bien vouloir m'expliquer pourquoi vous n'avez pas jugé bon m'avertir de votre départ de Camelot ! ...

Car à ce moment là, je vous aurais certainement dissuadée de partir aussi tôt et vous aurais expédié une escorte ! ...
Rien de tout ceci ne serait survenu et vous n'auriez point subit ces outrages ! ....

Que ces tristes évènements vous incite à davantage de prudence à l'avenir ! ....


Le roi darda son regard dur dans celui d'Ophélia ...
Puis lui tourna le dos, et se retrouva face à l'âtre incandescent . Mordred posa alors ses mains sur ses hanches tout en baissant les yeux vers les bûches enflammées et ... projeta une bûche dans l'âtre avec son pied, au comble de l'énervement ...

Le roi se retourna pour faire de nouveau face à Ophélia puis croisa son doux regard, ce qui eut le don de l'émouvoir au plus haut point ...
Mordred esquissa alors un douloureux sourire reflet de l'état d'esprit du jeune homme, déchiré entre une joie intense et une sourde colère ...
Il s'agissait d'un véritable combat intérieur entre la fierté et la compassion, la colère et l'amour ...

C'était donc cela, cette "folie" que l'on nomme amour, c'était donc cela : se réjouir puis souffrir ... souffrir ET se réjouir ? ...

Cette lutte entre l'affection intense qu'il portait à Ophélia et le ressentiment qu'il éprouvait le faisait cruellement et terriblement souffrir ...

Le jeune souverain finit par tomber à genoux devant sa bien aimée ...
Il lui saisit les mains, les embrassa tendrement, croisa le magnifique regard d'Ophélia, et lui dit :



Qu'importe tout cela, je suis heureux, tellement heureux ...

Enfin Mordred posa ses lèvres sur celles de sa promise ...


( hj : arf ! Encore un peu plus de mélo ...) Razz

_________________
" Lorsque Mordred fait le mal, il le fait parce qu'il est lui-même malheureux, qu'il se sent ou se croit méprisé ...
Alors il se venge, et, plus encore, éprouve le besoin de s'affirmer ... "




Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Jeu 20 Nov à 6:37, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://orcanie.forumactif.com/portal.htm
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 10 Mar à 17:19

Ophélia, dans son port de reine, oublia toute convenance lorsque son bien-aimé souverain s'agenouilla devant elle en lui baisant les mains.
Elle tomba face à lui, à genoux. Et elle fut gratifié d'un doux baiser.
Tout son corps fut parcourut d'un grand frisson, et son accolade redoubla d'ardeur.
Quelques larmes lui échappèrent, tant elle était heureuse et souffrait à la fois.
Elle aurait désiré que cette étreinte soit éternelle, même si cela n'était guère possible.
Mais elle avait, dans un certain sens, trahit son roi. Trahit son amour.
Elle était venue chez lui, sans y être invité, et s'imposait à lui. Cela n'était guère civilisé.
Et elle lui devait des explications.

Ophélia repoussa avec regret, mais avec une douceur infinie, Mordred. Son regard d'un vert étrange brillait de cet amour réciproque. Et elle ne parvint pas à le détacher de la personne de son futur époux.
Mue par une nouvelle vague d'affection, elle l'enlaca et le serra tout contre son corps mince (et pourtant... bien munie!
Razz ).

Mon prince, mon bien-aimé... Mon amour, mon ami... Ne m'en veuillez point! Je suis à vous corps et âme, ne vous l'ai-je pas dit? Et cette distance qui nous séparait me faisait tant souffrir.
J'ai pris cette initiative de venir, au risque de vous voir avec votre femme, Élizabeth. De vous voir l'aimer et d'honorer votre devoir conjugual.
Au risque de souffrir. Mais d'avantage moins que de ne pas savoir ce que vous faites... de vous savoir peut-être souffrant. Ou encore heureux.
J'aurais tant voulut partager vos peines et vos joies. Tant voulut être cette princesse que vous avez ou allez prendre comme reine!
Oh! Mordred! Mon cher amour! Ne m'en tenez pas rancune! De grâce!

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Mordred d'Orcanie



Nombre de messages: 692
Localisation: Warminster en Orcanie
Date d'inscription: 09/10/2006

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 10 Mar à 19:45

Mordred sourit en coin et regarda fièrement Ophélia ...
Il se releva et invita la comtesse à le faire ...



Comment pourrais je en vouloir à la future souveraine des Orcades ? ! ...

Le jeune roi observa un moment sa chère amie, pour savourer ce petit instant de grâce : le plaisir de pouvoir "lire" la surprise et la joie sur le fin visage de sa bien aimée ...

Puis il poursuivit :



Ma chère, Elizabeth n'est plus reine, je l'ai répudiée, elle n'avait plus ma confiance ...

Vous savez ce que cela signifie ?! ...

Notre amour va pouvoir se révéler au grand jour et être officialisé ! ...
Vous serez très bientôt reine et mon épouse ! ...

Oublions cet incident et tournons nous vers l'avenir, notre avenir commun ! ...

Et surtout ...


Mordred fit un magnifique sourire à Ophélia, qu'il sentait au combien ému ...

Je vous aime ...
Je vous aime ma tendre amie ....
Plus que tout et ... pour toujours ! ... ( hj : attention, les grands mots ... Razz ) ...


Il l'embrassa fougueusement, puis continua, lui même, troublé ...

Notre union sera bientôt célébré, en ce manoir, puis je devrais vous quitter pour partir à la guerre ...

Mais tout ira bien et vous viendrez le plus tôt possible me rejoindre, aux Orcades ! ...

Pour l'heure je vais hélas devoir vous laisser ...
Reposer vous ! ...

Reprenez des forces ...

Et à tantôt ma douce, tendre et bien aimée ....
Ophélia ! ...


Après un nouveau baiser prolongé ...
Le roi prit la main de son aimée, la pressa, l'embrassa, puis regarda tendrement Ophélia, et s'éloigna d'elle à regret, en relâchant sa main, tout doucement, la mort dans l'âme ...

Et après un ultime signe de la main, un dernier regard langoureux ( Razz ), Mordred disparut comme il était arrivé ...

Et les servantes reparurent peu à peu ...



(hj : sacré momo ! ) ...

_________________
" Lorsque Mordred fait le mal, il le fait parce qu'il est lui-même malheureux, qu'il se sent ou se croit méprisé ...
Alors il se venge, et, plus encore, éprouve le besoin de s'affirmer ... "




Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Jeu 20 Nov à 6:43, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://orcanie.forumactif.com/portal.htm
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 10 Mar à 21:02

Ophélia rendit un baiser similaire à Mordred. Elle ne savait plus s'exprimer. Les mots lui manquaient tant l'amour la transportait, tant cette joie d'enfin appartenir à celui qui lui était destiné la comblait! Elle était près de l'extase et remercia de tout coeur son miséricordieux Dieu d'avoir écouter et excaucer ses prières!

Mais l'annonce d'une éventuelle guerre la sidéra. Son expression enjouée se fondit lentement pour devenir celle d'une triste surprise, d'une déception et d'une peur non contenue.

Aussitôt gagnée, aussitôt perdue. De tristes jours allaient s'abbatre à nouveau sur elle et sur le peuple qu'avait concquit Mordred en répudiant la princesse Élizabeth.
Que deviendrait-elle si elle perdait son fiancé? Non, cela ne pouvait être possible... Elle n'allait pas épouser celui qu'elle chérissait pour le perdre l'instant d'après...

Elle regarda partir Mordred, toujours avec cette même expression et se demanda comment est-ce qu'il parvenait à demeurer aussi enfiévré alors que la mort rôdait au dessus de sa tête, prête à fauchée son âme au moindre faux mouvement!

Les servantes trouvèrent la pâle Ophélia assise sur les dalles encore gelées de la chambre. Paniquée, Adèla l'aida à s'asseoir sur un long siège coussiné et la serra tout contre elle, avec une toute nouvelle affection presque maternelle.

Ophélia se laissa prendre dans cette accolade et se permit quelques sanglots.

- Allons, ma Dame. Une Reine doit faire face à ce genre d'éventualité. J'ai servis la reine-mère et sa fille, la princesse Élizabeth.
Vous n'avez rien à craindre. Notre roi est un brave et j'ai vu ses chevaliers s'acharner au combat, lors ds pratiques. Il sera bien entouré et n'aura peut-être pas à se battre.
Si vous le désirez, je puis aller chercher ma mère. Elle se fera un plaisir de lire votre avenir... Elle possède ce don... Il lui vient de sa mère à elle. Et ma grand-mère avant elle...


[color=White]Op

[/color]

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Dim 11 Mar à 0:50

Ophélia dévisagea un long moment Adèla, qui tenait entre ses mains son ventre enflée.

- Pour qui me prenez-vous, ma chère amie? Je suis chrétienne... je ne ferai jamais appel à vos sorcelleries! Il m'est préférable de subir mille morts plutôt que de...

[color=Pink]- Mais, ma Dame, n'avez-vous pas déjà subit milles morts? Vos souffrances, nous le ressentons, nous femmes dont l'ancien sang coule dans nos veines.

[color=White]Adèla s'approcha de sa future reine, un sourire dément brillant sur ses lèvres. Elle s'agenouilla devant sa maîtresse et posa ses mains sur le ventre de la belle rouquine et ferma les yeux.

[color=Pink]- La vie, le sang. Une très grande souffrance vous déchirant l'être... une nouvelle fois. Vous pleurer, vous supplier, vous appeler à l'aide, mais personne ne vous entends...
Je vous vois en la seule compagnie de la solitude... dans un endroit clos. Une croix... Et encore du sang... Du sang, du sang, tout autour de vous. Vous baigner dans le sang...
Vous vous accrochez à la croix... puis hurler une dernière fois.

[color=White]Adèla, toujours à genoux, ouvrit ses yeux et plongea son regard d'un brun noisette dans celui d'écume de sa douce princesse.

[color=Pink]-
[/color][color=Pink]Vous engendrerez un héritier à votre royaume, ma Dame. Mais à ce moment, vous serez seule, démunie de tout aide. Il faudra vous préparer...

[color=White]Ophélia blemit d'avantage et prit dans ses mains, celles d'Adèla. Elle la releva et posa son regard affolé sur le ventre de sa servante. Ainsi, à son tour, elle tomberait enceinte... en elle allait germer le fruit du péché... elle allait porter en son ventre la réunion de leur amour.
Elle n'avait jamais pensé à cela. Elle n'était même pas certaine de la façon dont on faisait des enfants.
Elle en avait entendu parler, mais n'avais jamais rien vu de tel.
ELle n'avait même jamais songé qu'un jour, elle partagerait la couche de Mordred. Cela la fit rougir et elle en fut tellement confuse qu'elle en oublia la prédiction d'Adèla.
Cette dernière esquissa un sourire attendrit. Cette jeune veuve était donc encore pucelle! Quel ironisme... si belle, si pure... et cet immonde Mordred allait la lui voler.
Il allait tuer tout ce qu'il y avait de beau en la personne de la nouvelle reine.
[/color][/color][/color][/color][/color][/color]

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 24 Mar à 19:02

Dame Ophélia pénétra dans sa chambre, les larmes aux yeux. Quelques unes glissaient paresseusement le long de ses joues livides.


Adèla, assise près du feu, attendait avec patience le retour de sa maîtresse bien-aimée. Elle ranimait les flammes grâces à quelques bûches, qu'elle posait occasionnellement.
En voyant sa souveraine triste et appitoyée, elle se leva de son coussin, en tenant son gros ventre entre ses petites mains rougeâtres.
Elle alla à sa rencontre, se posant mille et une questions.

N'en pouvant plus, la princesse se jeta dans les bras de son inférieure et laissa libre court à son chagrin.

- Pourquoi? Pourquoi s'acharne t'Il donc sur moi? Dites-le moi, Adèla, vous, priante de l'ancienne religion! Vous qui pouvez percer les brumes des mystères, vous qui pouvez me révéler la vérité! Dites-moi! Dites-moi! Pourquoi donc me punit-Il des péchés que je n'ai pas commis? Quel crime ai-je fait pour qu'il me méprise à ce point?

Adèla, sidérée par cette confession, tenta rapidement de se reprendre. Elle se remémora des dires de sa mère: leur religion se mourait, peu à peu, au fur à et mesure que la chrétienté prenait de l'empereur. Et avec l'arrivé de l'évêque en ces lieux, venu pour imposer les lois de ses croyances, tout allait de pis en pis.
La servante se devait donc d'agir, le plus rapidement possible et avec le plus d'impact possible. Elle devait convaincre la jeune reine d'adhérer à ses principes, à ses idées, à sa philosophie.
Avec une souveraine de l'ancienne religion, qui saurait imposer ses désirs au roi, peut-être parviendraient-elles à redonner un souffle de vie aux Dieux celtes?

La mère repoussa gentimment la princesse, et prit son joli visage entre ses mains. Plongeant son regard d'un brun si foncé qu'on l'aurait cru noir dans celui de la pâle comtesse effondrée, elle tenta de dominer son esprit, ses pensées et de la guider sur le droit chemin.
Une reine répondant aux anciens principes seraient d'avantages plus forte qu'une chrétienne élevée comme une femme faible et dominée...

- Ophélia, ma souveraine au tendre coeur. Cessez de pleurer. Il n'est pas digne pour une reine tel que vous, de votre importance et de votre beauté, d'afficher ouvertement votre rancune.
Car je sens dans votre ton une grande souffrance, mais également une grande colère envers ce Dieu chrétien qui vous a tourné le dos.
Il vous a abandonné, ma Dame. Et il se moque de votre impuissance.
Vous n'avez commis aucun tord, si ce n'est qu'au yeux des chrétiens, vous avez usurpé les titres de votre rivale.
Selon leurs lois, ce devait être la princesse Élizabeth qui devait reigner. Mais la puissance et la force de votre amour pour le roi vous ont menés sur le trône, alors que votre destiné était, selon votre Dieu, de vous cloîtrer dans un couvent... après la mort de votre premier époux...
Mais nous en reparlerons, ma Dame, car il est grand temps de vous coucher. Les rêves portent conseil et dès demain, vous m'en parlerez... Tenez, prenez cela, buvez...

Adèla lui tendit une petite fiole, qu'Ophélia observa avec peur.

- Il ne faut pas craindre... il s'agit d'un mélange d'herbes... il vous plongera dans un profond sommeil, remplit de rêves et de révélations... Prenez...

Adèla ouvrit la bouteille et sans qu'Ophélia ne put la contredire, elle lui fit avaler d'un trait. Elle demeura debout, un long moment, sans qu'aucun effet ne se produisit. Puis, sentant la fatigue venir, elle alla s'allonger sur son lit.
À peine sa tête avait-elle touchée son oreiller qu'elle était inconsciente.

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 24 Mar à 22:16

Dame Ophélia se réveilla au petit matin, alors que les cloches de la chapelle tintaient au loin et que le chant des oiseaux résonnaient dans la campagne matinale.
Encore sous l'emprise de Morphée, la souveraine des Orcades écarta les lourdes couvertures de fourrure de sur son corps ferme, aux courbes envoutantes, dissimulées sous une longue chemise en lin d'un blanc immaculé.
Elle n'avait pas eu conscience de s'être couché hier au soir. D'ailleurs, elle ne se souvenait pas de s'être rendu dans sa chambre...
Le poids du fardeau qu'elle devait porter sur ses épaules pesa d'avantages, lorsque le douloureux souvenir des regards se posant sur elle, alors que le roi lui portait un toast.
Les gens de la noblesse environnante voir même peut-être le peuple la détestaient... ils la méprisaient! La diablesse! La fille de satan! La catin!

Ophélia, s'asseyant, retomba dans son lit et cacha son visage sous les draps. Qu'il la méprise, ces sots! Ils ne savaient ce qu'ils perdaient!
En attendant, la future reine grvait! Elle demeurerait dans son lit, toute la journée! Et elle rêvasserait!
En passant à son Mordred, son bien-aimé, son essentiel, son prince, celle qu'elle aimait, vénérait, un sourire apparut sur ses lèvres qui avaient pris une moue boudeuse.
Elle s'imagina dans ses bras, dans ce lit, sous sa protection. Ses yeux clos étaient baisés par les lèvres brûlantes du ténébreux roi...

La comtesse se remémora le baiser qu'il lui avait offert hier avant son coucher et elle en fut tout ému. Elle revit la cruelle douleur qui avait peint ses traits amoureux... et elle se demanda... Quand? Quand allait-elle le revoir? Quand viendrait-il la rejoindre? Maintenant? Demain? Dans une semaine? Dans un mois? Dans un an?
Quand la prendrait-il pour épouse? En cet instant, et pour les jours à venir, elle se languissait d'être la risé de la noblesse d'Orcanie.

Adèla pénétra dans les appartements de la reine et fut surprise de la trouver encore au lit. En s'inclinant dans une profonde révérence, empreinte de respect, quelques autres femmes pénétrèrent dans la chambre.
L'une d'entre elle portait une bassine d'eau chaude, les autres divers parfums et toilettes.

( à suivre)

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Macha Ma
Invité



MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 31 Mar à 20:38

[=> Manoir de Mordred : Festivités]


Macha avait été plus que surprise par la réaction plutôt imprévisible de la future souveraine, lors des dernières festivités. Dame Ophélia s’était presque enfuie de la salle commune, soudain en proie à de violentes émotions malgré ses efforts pour les retenir. L’armoricaine n’avait pas vraiment saisi la situation, et elle avait tout d’abord cru que cela avait à voir avec ce ténébreux écossais à qui il fallait arracher les mots de la bouche pour qu’il parle. Enfin, le bilan des festivités qu’était en train de dresser Macha était plutôt mitigé : elle avait fait indirectement nombre de rencontres, et avec des personnages plus ou moins importants. Néanmoins aucun d’entre eux n’avait réellement attiré son attention… Sauf peut-être la barde qu’elle avait trouvé sensationnelle et qui l’avait bercé de sa musique et son chant presque divins, lui évitant de piquer du nez dans son verre d’hydromel.

Oh oui, les festivités avaient été assez longues… et à la fois si courtes ! Du moins la dernière heure, où elle avait été successivement présentée à Dame Ophélia et avait conversé un peu avec le prince Mordred. Donc, Macha ne savait que penser du départ soudain de celle qui deviendrait très certainement la future reine d’Orcanie. La comtesse d’Aurey était d’une beauté foudroyante, cela tout le monde s’accordait à le dire… mais trop irrésistible ? En effet, Macha avait pu se renseigner un peu sur l’opinion générale des gens du manoir, et l’impression retenue n’était pas des meilleures : elle était souvent la cible de moqueries et des insultes, et les allusions salaces allaient bon train chez les soldats. Cela étonna vivement la jeune armoricaine : et pourtant, elle avait vu Ophélia se comporter avec tant de dignité ! De retenue ! De bienveillance ! Non vraiment, Macha pensait que la jalousie des femmes issues de la noblesse environnante était la principale raison à leurs commérages. Elle n’allait pour le moment pas voir plus loin, et n’avait pas eu le temps de réfléchir à la question « Ophélia ».

D’ailleurs, celle-ci l’attendait, à cet instant ! Affolée, Macha se leva précipitamment de son confortable lit aux coussins moelleux et doux. En chemise, elle courut jusqu’à une petite table de bois où elle avait déposé sa tenue du jour suivant. Heureusement qu’elle avait tout prévu la veille, sans quoi elle serait vraiment en retard ! Et la ponctualité était un de ses principes essentiels : la jeune fille mettrait donc un point d’honneur à arriver à l’heure dans les appartements de dame Ophélia, même si elle devait courir à en perdre haleine à travers le château pour se faire. Grelottante, la jeune fille semblait flotter dans sa vilaine chemise de toile, et elle enfila bien vite une cotte légère de couleur blanche, puis une jolie robe lavande et sans manches. Les manches très longues et étroites de sa robe de dessous étaient bien entendu trop grandes, et elle songea à demander à Teresia, la chaleureuse cuisinière qui l’avait prise en affection, de coudre un ourlet dès que son entrevue avec Ophélia serait terminée. Après avoir passé en guise de ceinture une lanière de cuir brun autour de sa taille fine, Macha s’empressa de démêler sa longue chevelure noire. Au bout d’une dizaine de minutes, la petite armoricaine se ruait vers la porte de sa chambre et s’élançait vers les appartements de dame Ophélia, laissant une douce odeur de menthe derrière elle.

Arrivée devant l’entrée de la chambre de la reine Morgause, qui l’avait davantage terrifiée que son fils – ce qui n’était pas peu dire -, Macha prit le temps de ranger quelques mèches sombres et bouclées derrière ses délicates petites oreilles à l’affût du moindre bruit et respira longuement avant de frapper. Prise au dépourvu par le temps, la jeune fille avait divisé ses cheveux en deux tresses qui lui descendaient jusqu’à la taille, nouées par deux cordelettes de chanvre beige. On lui ouvrit rapidement, et une servante apparut dans l’encadrement de la porte, l’air interrogateur. Elle devait savoir qui elle était puisqu’elle hocha furtivement la tête et Macha n’eut même pas à se présenter : elle entra et se retrouva sans qu’elle ne pût réagir dans la chambre de dame Ophélia, des flacons d’huile parfumée dans les mains. Macha jeta un bref coup d’œil sur le lit à moitié défait et son regard clair se plissa légèrement en apercevant une chevelure flamboyante sur l’oreiller… Ophélia d’Aurey, en personne ! Et au lit ! La jeune fille reprit rapidement contenance et afficha un air impassible mais dénué de froideur : elle se tenait très certainement devant sa future maîtresse. Et Macha se devait de montrer tout le sérieux dont elle pouvait faire preuve.

L’armoricaine s’avança pour se démarquer des autres servantes, et sa révérence fut un peu plus profonde et longue, comme pour signifier qu’elle était en quelque sorte différente. La gorge sèche, Macha laissait errer son regard gris sur le sol de pierre, espérant qu’Ophélia la reconnaîtrait.
Revenir en haut Aller en bas
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Mar 3 Avr à 1:22

Ophélia se leva péniblement de son lit, lorsqu’elle sentit venir sa suite. Se mettant sur ses deux pieds, elle s’étira, tandis qu’un faible rayon de ce soleil hivernal vint caresser amoureusement la peau si blanche de la future souveraine et sa longue chevelure rousse, tombant en une cascade de feu jusqu’à brûler ses reins.
La gracieuse créature ne portait qu’une chemise longue d’un tissu si fin, qu’il était possible de percevoir l’ombre de ses courbes féminines.
La belle demeura un long moment les yeux fermés, à se délecter de la caresse de la lumière sur sa peau. Qu'elle aimait le soleil! Sa chaleur... sa douceur... sa main amie, qui lui prodiguait tant de bien!

Adèla, le ventre gros, ne put s'empêcher d'esquiver un sourire satisfait en voyant sa maîtresse bien-aimée, cette brebis égarée, qu'elle comptait bien récupérer et placer sous la protection des anciens Dieux, qui se mouraient d'avantages à chaque jour...
En apercevant la demoiselle Maeve, Adèla s'inclina du mieux qu'elle put, en posant une main à l'endroit où séjournait son enfant.
Puis, percevant l'état de demi-transe de sa Dame, elle toussota.
Ophélia rouvrit ses yeux d'émeraudes. L'intensité de ce dernier plongea dans l'être de Macha. Et comme si elle pouvait lire dans son âme, la comtesse d’Aurey baissa les yeux. Elle était habituée d’intimider ces gens, de se faire croire sorcière, alors qu’elle ne l’était point.
Ses joues, pourtant si blanche, s’empourprèrent. Elle avait oublié… Oublié la discrète Maeve… Et elle avait été prise sur le fait! Était-il pardonnable pour une reine de s’être ainsi conduit en paresseuse? Pécheresse! Pécheresse! Pécheresse! Résonnait une voix dans sa tête…
Elle l’écarta d’un revers de la main, comme on chasse une mouche. Ses délicats doigts fouettèrent avec trop de délicatesse l’air tiède qui dominait la grandiose pièce, richement décorée.
- Veuillez m’excuser, demoiselle Macha, de l’état dans lequel vous me trouvez ce matin. J’en suis profondément navrée…

Et comme pour appuyer ses dires, elle rougit d’avantage.

- Peut-être devriez-vous m’attendre un court instant dans le couloir. Ma servante, Adèla, vous prêtera compagnie… Je… Je dois faire ma toilette et… Pardonnez-moi encore! Je vous rejoint! Peut-être pourrions-nous aller marcher à l’extérieur? Cette journée me semble magnifique! Allez chercher quelque chose de plus chaud pour vous couvrir et nous irons profiter toutes deux de ce temps merveilleux!
Moranne... allez prévenir mon fiancé, je vous pris.

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Nicolas Florin



Nombre de messages: 54
Localisation: Cachots : à "travailler" ses clients ...
Date d'inscription: 26/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Mar 3 Avr à 18:05

Sans qu'une parole de plus ne fut prononcé, sans qu'un geste de plus ne pu déplacer l'air, une jeune femme pénétra, terrifiée, dans les appartements de sa dame.
Il s'agissait de la petite Càmélià, la suivante de Dame Ophélia.

Elle s'inclina respectueusement devant celle qui lui enseignait à devenir une dame. Aussi blanche que la mort, elle prit la parole, d'une voix tremblante et peu rassurée.

- Ma Dame, un homme de son Éminence l'évêque Nicolas Florin demande à vous voir! Il ajoute que cela est d'une importance capitale... Désirez-vous que je le fasse venir ou doit-il attendre?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://orcanie.forumactif.com/portal.htm
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Mar 3 Avr à 18:17

Tout d'abord surprise de voir sa protégée ainsi effrayée, elle fut prise d'un grand élan de compassion. Mais ce sentiment fut vite transformé pour devenir

Que lui voulait donc l'évêque? Avait-elle commis un si grave péché, qu'elle ne connaissait pas encore? Peut-être l'avait-il observé hier au soir? Peut-être Adèla lui avait-elle rapportée ses dires? Peut-être avait-il enquêté sur son sort, sur ce qu'elle était à Camelot? Dans tout ces cas, elle était perdue.
On mutilerait son corps... et on la ferait brûler! Elle allait mourir... sur le bûcher... méprisée... et Mordred ne pourrait rien faire pour la sauver!

Non! Elle ne voulait pas voir l'évêque! Elle ne voulait pas communiquer avec l'un de ses sbires!
Et à voir l'expression de Càmélià...


Adèla, toujours aussi sage et ayant toujours une présence d'esprit plus élevée que celle de sa maîtresse prit la parole à sa place.

- Quel effronté! Réveiller de si bon matin la souveraine de ces terres!

Ophélia jeta un regard mi-amusé. mi-je-vous-remercie-de-votre-soutien, à sa servante.

- Dites-lui, annonca t'elle, la peur nouant son ventre, que la reine se prépare et le reçevera.

Puis, se tournant vers Maeve.

- J'ose espérer que vous me pardonnerez...! Restez donc et aidez-moi à me préparer! Peut-être pourriez-vous débuter par aller quérir mes vêtements? Adèla vous y aidera...
Oh! Moranne! Moranne! Courez prévenir notre roi qu'après cela, nous irons nous promener!


Se dirigeant vers la table, elle s'empara, les mains tremblantes, d'un linge propre et la trempa dans l'eau chaude. Elle passa le linge sur son corps qui grellottait tant de froid que de peur...

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
Macha Ma
Invité



MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 7 Avr à 15:17

Macha avait l’impression que ses bras s’allongeaient chaque seconde, étirés par les lourdes bouteilles de verre qu’elle tenait avec difficulté : ses bras frêles n’avaient guère de force. Cependant la jeune fille faisait un effort monumental pour n’en rien laisser paraître, et gardait obstinément les yeux au sol. Elle devinait que les bouteilles contenaient de l’huile destinée à parfumer l’eau du bain de la comtesse, elle en sentait d’ailleurs les agréables effluves. L’armoricaine se souvint systématiquement des délicieux bains que lui avait appris la vieille Faith, qui l’avait élevé dans les remèdes à base de plantes, et qui passait également pour une sorcière.

Pourvu que personne n’en sache rien, songea Macha en sentant une boule d’angoisse se former dans son ventre, sinon je ne ferai pas de vieux os…

En effet, la jeune fille avait entendu parler d’un certain Florin, le même qui fut mentionné quelques secondes après qu’elle eût pensée à lui. Malheur ! Un de ses hommes arrivait ! L’angoisse de Macha monta d’un cran, et elle se maudit de sa stupidité : pourquoi tant s’inquiéter ? Il n’y avait pas de raisons à cela… Son passé était derrière elle, et elle avait tourné la page… Mais ne disait-on pas que cet homme haïssait les femmes, qu’il considérait comme des instruments du diable destinés à faire pécher les hommes ? Macha ressentait pour le moment une vive méfiance envers cet évêque dont on disait tant de mal, et se promit qu’elle mettrait toute son énergie à l’éviter. D’ailleurs, l’expression enjouée de dame Ophélia changea du tout au tout, et la jeune fille cru déceler de la peur dans ses beaux yeux. C’était dire s’il devait être épouvantable ! Macha posa sur sa future maîtresse un regard réconfortant, et un doux sourire naquit sur ses lèvres rosées.


Oh je vous pardonnerai tout, ma Dame, et ce quoi que vous fassiez. Je m’en occupe tout de suite.

Macha détourna son regard sur Adèla, la servante enceinte qui lui sembla d’emblée vraiment sympathique, et celle-ci la conduisit vers un renfoncement dans le mur, où se trouvait une armoire. Lorsqu’Adèla en ouvrit les portes, la jeune fille ne put s’empêcher de rester bouche bée : les robes et les accessoires étaient tous plus beaux les uns que les autres, en étoffes et métaux précieux, et en grande quantité. Mais enfin, que croyait-elle ? Elle était chez la future reine d’Orcanie ! Et cela, Macha devrait s’y faire, et ce très rapidement. L’attitude enjouée d’Ophélia lui laissait entendre un signe de bon augure pour son avenir, et un élan de reconnaissance et de joie vint la bouleverser, suscitant chez elle un regain de dynamisme.

La jeune fille jeta un bref regard à Ophélia, puis ses yeux clairs vinrent fouiller l’armoire, à la recherche d’une tenue convenable pour la jeune femme. Il fallait une robe de couleur claire, qui mette à la fois sa peau diaphane et sa chevelure de feu en valeur, mais qui ne l’accentue pas trop non plus. Ses cheveux rouges étaient certes très beaux, mais Macha était d’avis qu’Ophélia ne devait pas paraître éblouissante aux yeux de l’envoyé de Florin ; elle passait déjà pour une créature diabolique, alors ce n’était pas la peine d’aviver cette rumeur, qui était totalement fausse. Une robe de lin blanc attira l’attention de la jeune fille, mais elle jugea qu’une robe gris était plus appropriée : sobriété et simplicité était ses mots d’ordre du moment.

Dame Ophélia ne paraîtrait pas aussi fabuleuse qu’elle l’était d’ordinaire, mais cela était mieux pour elle : on ne lui reprocherait pas sa splendeur et sa beauté du diable. Du moins, Macha l’espérait, en apportant la tenue soigneusement pliée dans ses bras. Elle posa les vêtements sur un tabouret de bois somptueusement sculpté, et sourit doucement à Ophélia, osant enfin la regarder dans les yeux. Elle s’aperçut avec une petite pointe de désarroi que la jeune femme tremblait, et elle ne put s’empêcher d’éprouver de la tendresse pour elle, même si elle ne savait pas vraiment si c’était de frayeur ou par la basse température de la pièce.


Voilà, dame Ophélia, vos habits, déclara la demoiselle Maeve d’une voix conciliante tout en montrant la robe et la ceinture d’un blanc immaculée brodée d’arabesques. Des couleurs claires et discrètes, qui vous assureront je pense une impression assez favorable

L’armoricaine n’alla pas au bout de sa pensée et s’inclina une nouvelle fois devant Ophélia. Elle espérait n’avoir pas été trop entreprenante, et pensait qu’elle avait agi poussée par une bonne intention. Néanmoins, la jeune femme semblait-elle en état de s’énerver ? Elle était tellement paniquée… Macha regarda Adèla, qui était à ses côtés, avec un air soucieux.
Revenir en haut Aller en bas
Ophélia d'Orcanie



Nombre de messages: 160
Age: 20
Localisation: En Orcanie
Date d'inscription: 17/02/2007

MessageSujet: Re: (Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause   Sam 7 Avr à 21:16

Alors qu'Adèla et Macha s'affairait à lui trouver une toilette, la jeune Ophélia purifia son corps à l'aide de ses huiles et parfums. Quelques instants plus tard, les deux femmes revinrent et c'est avec un grand sourire légèrement étonnée qu'elle reçut la robe.

- Je vous remercies, demoiselle Maeve.

Elle lui rendit son sourire, tentant tant bien que mal de lui cacher sa peur. Désormais, elle savait bien qu'elle n'était plus maîtresse de la situation.
Avec toutes ses dames qui ne cessaient de la harceler, de l'insulter. Avec cet évêque, maintenant, qui venait la quérir, pour une raison qui lui était obscure.

Adèla hocha la tête, en signe d'approbation à Macha. Interrieurement, celle-ci jubilait. Enfin! Cette canaille de Florin allait avoir ce qu'il méritait! Même élu des Dieux, on ne se frottait pas à une reine et encore moins à une disciple de l'ancienne religion.

- Ma Dame, n'ayez crainte. Cet homme est un envoyé de son Éminence. Il est seul... Montrez-vous digne de votre rang, soyez droite et fière et nul ne pourra vous médire!
Ne laissez pas transparraître votre peur, car elle ne fera que l'encourager à vouloir vous détruire!
Vous êtes forte... Rappelez-vous cette femme dont notre roi est tombé amoureux! Ne devenez pas cette reine que l'on a faillit avoir...

Tout en lui prodiguant ces divers conseils, Adèla assit Ophélia sur une chaise, pour la coiffer. Elle tressa sa longue chevelure rousse et y mit un ruban, agancé à la robe.

- Vous êtes magnifique et votre charme saura le tenir à distance. Écrasez-le, intimidez-le! Et vous gagnerez... et votre époux sera fier de vous!

Prenant de plus en plus confiance en elle, Ophélia commença à réaliser ce qu'elle était devenue. De la dame confiante et poétique qu'elle était, elle s'était changée en une mégère peu sociable, qui se refermait peu à peu sur elle-même. Au lieu d'occuper ses soirées à ces occupations favorites, celle qui lui procurait tant de bien, autrefois à Camelot... elle montait se coucher.
Elle avait peur... Oui, peur. ELle craignait de rejoindre cette pièce où se réunissait ces dames... Elle craignait de déplaire à son fiancé, qu'elle ne voyait jamais!
Non... cela ne se passerait pas comme cela!

Enfin parée, la comtesse d'Aurey se leva et dans toute sa grandeur, s'imposa à l'assemblée de servantes qui vaquaient à diverses occupations.
À ce même moment, la petite Càmélià revint dans la chambre. Elle s'inclina devant sa maîtresse et jeta un bref coup d'oeil intimidé à la nouvelle suivante de sa reine.

- Le seigneur vous attend, ma Dame... Il dit que c'est important... Puis-je le faire entrer?

Ophélia jeta un bref coup d'oeil à Adèla, qui approuva d'un signe de tête.

- C'est avec impatience que j'attend sa nouvelle, allez le quérir... Désirez-vous m'assister, demoiselle Maeve?

[modo recensement : Ophélia perso actif #1]

_________________
Demoiselle Ophélia Villon, fille de Philibert Villon, comte d'Aurey.
Fiancée de Son Altesse royal, le prince d'Orcanie, Sire Mordred...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sanctuaireavalon.monempire.net/
 

(Manoir de Mordred) Chambre de Dame Morgause

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Camelot :: Hors des Murs :: Les Royaumes de Bretagne-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet